CULTE DOMESTIQUE
Le culle domestique est le lien qui maintient Tunité de la famille, qui la fixe au sol et retient autour de son foyer les rejetons issus de son sein^ Il consiste essentiellement dans Fadoration ou vénération des génies des ancêtres, conçus comme autant d'âmes ou énergies invisibles mais présentes, tout occupées de protéger la personne et les biens de leurs descendants, à condition que ceux-ci leur rendent les hommages prescrits par la coutume. Le premier ancêtre était le f Seigneur » ou Lar familiaris de la maison qu'il avait fondée ; il en était aussi le Genius NatalU, la cause de sa fécondité '. Les génies des autres défunts étaient groupés sous le nom générique de [dii] Manes^. Enfin la pros-
1. 11 est inutile de refaire ici une démonstration que Fustel de Cgulànges, dans la Cité antique^ a achevée jusque dans le détail.
3. Eumdem esse Genium et Larem multi veteres memoriœ prodiderunt (Censorin., De die nat., 3, 2).
3. Les Mânes sont aussi des Génies et aussi des Lares : la Terre, considérée comme habitacle des Génies et Mânes, s'appelle Geneta Mana. Mânes est un vieux mot signifiant les « bons » (xpiQaToQ ; on appelait même ainsi les dieux en général : Mânes dii ab auguribtu vocabantur (Fest., Epit., p. 156, s. v.).
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périté matérielle de la famille, sa demeure, et particulièrement ses provisions alimentaires (penté^), étaient sous la protection des dii Pénates^ y génies domestiques toujours associés deux à deux et inséparables de Vesta^ personnification du foyer (iaila)*.
Le foyer, placé à l'origine dans la salle commune, qu'il noircissait de sa fumée (atrium), était le centre du culte domestique, dont le père de famille était le prêtre '. Là se trouvait l'autel, et, sur l'autel, les images des Pénates jumeaux ayant au milieu d'eux le Lare revêtu de la toge, groupe que l'on désignait indifféremment sous le nom de Pénates ou de Lares. C'est là que, le matin, le père de famille, entouré de ses enfants et de ses esclaves, venait faire sa prière, là qu'il offrait, avant de se mettre à table, les prémices du repas, avec une libation de vin spécialement destinée au Génie de la maison. Les jours de fête, on ajoutait aux offrandes accoutumées des sacrifices véritables, des gâteaux, du miel, des couronnes de fleurs, même de l'encens ou des parfums. La flamme du foyer était elle-même à la fois une divinité et un hommage perpétuel aux divinités qui l'entouraient : elle veillait nuit et jour dans le sanctuaire domestique (lararium) et ne devait s'éteindre qu'avec la famille elle-même ^
Outre ces hommages quotidiens, les divinités domestiques ont leurs fêtes mensuelles, aux Kalendes, Nones et Ides de chaque mois*, et leurs fêtes annuelles, anniversaires tristes ou joyeux, particuliers à la famille
* 6. B. HerUberg, De dits Romanorum patriis, sive de Larum aique Penatium religione et cultu. Halle, 1840. — 6. F. SchOmann, De diis Manibus Laribus et Geniis (Opusc. Acad., I, p. 350-380). Greifswald, 1840. — Scharbe, De aeniis, manibus et laribus, Kazan, 1854. — Fustel de Gonlanaes, Quid Vestee ctutus in institutis veterum privatis publicisque valuerit. Paris, 1858. — La Cité antique, Paris, 1864. 11* édit., 1885. — A. Preunar, Hestia-Vesta. Tûbingen, 1864. — H. Joi^ dan, VestaunddieLaren. Berlin, 1865. — Larum imagines ineditae (Xnn. d. Inst., 1882, p. 70-73}. — J. Klee,/>e geniorum, manium, larium natura. Dresden, 1866.
1. Di Pénates f sive a penu ducto nomine... sive ab eo quod penitus insident (Cic, Nat. Deor.y II, 27). Le couple des Pénates devait ôtre, à Torigine du moins, Tassociation d*un Divus Pater et d*une Diva Mater. On les représentait toujours la tunique retroussée et une coupe ou corne à la main, symbole d'activité et d*abondance.
2. Scito dominum pro tota familia rem divinam facere (Gat., Re rust., 143). Le père de famille a le droit non pas de retrancher, mais d'ajouter au culte domestique soit des cérémonies, soit même des divinités nouvelles. C'est ainsi que Galba adopta la Fortune : menstruis deinde supplicationibtis et pervigilio anniversario coluit (Su et., Galba, 4). Dans le culte gentilice, ces modifications ne pouvaient être faites que par décret de la gens.
3. Les usages n'étaient pas absolument identiques dans toutes les familles. Certaines personnes mettaient leurs Lares et Pénates sur la table ; d'autres leur faisaient servir du sel sur une table spéciale, dans le lararium, ou faisaient jeter dans le foyer la desserte de leur table, etc. Le sanctuaire des dieux domestiques ne resta pas toujours à la même place, dans Vatrium. On en fit une chapelle à part, qui pouvait être la chambre à coucher, ou une pièce attenante, ou même le vestibule. A la fin de r£mpire, la religion domestique tend à se résumer, suivant la mode du jour, en une abstraction : c'est devant le simulacrum Tutelx domus que brûle le feu perpétuel (HiERONYH., Ad Esaiam, c. 57).
4. Gat., Re rust,, 143. Propert., V, 3, 54. Tibull., I, 3, 33. Virg., Ed., I, 43. msTiT. ROM. 30
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Krifin le« éféfieroentit de la vie de iamilie, les naissances, mariages, Ah'i^%^ donnaient lien à des aortes religieux d'nne liante importance IMieiale.
\a reMffion officielle, adaptée aux besoins de l'Etat, ne s'immisçail point (hfin la fie privée : elle ne s'était point réservé le soin d^introdaire le nonveau-né dariM le sein de la grande commnnanté religieuse, et elle interdisait à ses prêtres de toucher on même de regarder un cadavre. L'élape intermédiaire entre la naissance et la mort, le mariage, était de même franchie sans son assistance : elle ne s*y intéressait qu'en raison des <^niséquenci5s juridiques de cet acte^. Mais, d'autre part, la religion
i, Vétiu nmiïynnnirm appartiennent d'ordinaire à la fois au culte privé et au culte public, TifU êtini le» Jour» des Maironalia, aux 1* mars, en l'honneur de Juno Uiv\m, <it dftH Saturnalia (17 déc.) en Thonneur de SaiufJius, tètes des mères et des Ithrnn do ffiinillo; la fAte de» esclaves (êervorum dU$) le 13 août, en Thonneur de llliuio ot do HorvIuN Tulllus. Ce sont des fêtes populaires (voy. ci-après, p. 495 sqq.)» qui s'adressent aux dieux publics, mais profitent largement aux divinités domestiques.
t, Voy. la doscrlptlon do ces cérémonies dans Ovide (Fast.^ II, 531 sqq.).
». Val. Max., Il, 1, H. Ovio., Ftui.f H, 617 sqq. Il parait que la «/etu Junia acl'omplUsnlt f'o dovoir en décombro (Plut., QusMt. Rom.f 34).
4. On pourriill croire qu'il s'agit de revenants étrangers à la famille, mais Texclamatlon snt^ramontollo, neuf fois répétée : Mânes exile patemi (Ovid., Fast.y V, 443) prnuvfl que c'ost bien contre los mànos de la famille que ces précautions sont prises,
K Hur riiHNUtttnro desPontiros à la confarreatio, voy., ci-dessus, p. 379, et ci-après, p. 4<UK 617. L'état civil n'oxlstnit pas A nome : on suppose que les naissances et décès dnvninnt Atre notilh^s aux curies, mais on n'a d'autre prouve que Tanalogie constatée ontrn los curin romninos et los phratries athéniennes. Quant à la tradition d'après Inqunllo Sorv. Tullius aurait ordonné do déclarer les naissances au temple de Juno liUf*lnn, los di^oès au temple do Yonus Libitina, l'ontrée en âge de puberté au loniplo do Juvnntas (Dion., IV, 15), elle ne prouve qu'une chose, c'est qu'il n*y avait pus d'oiirtigisironiont omciol. Los naissances no f\irent enregistrées que depuis Marc Aui'èlo (ci-dossus» p. a04, i).
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domestique ne suffisait pas non plus à consacrer ces grandes crises de l'existence; elle faisait appel à des puissances surnaturelles autres que ses génies domestiques. Elle avait besoin, pour les intéresser à ses affaires particulières, de renseignements sûrs, de formules efficaces, et elle les demandait aux dépositaires officiels de la tradition. Le Recueil d'invocations {Indigitamenta)^ rédigé, disait-on, par Numa et tenu au courant par les Pontifes, était comme un code de procédure où chacun venait apprendre Fart de traiter pour son compte avec les dieux. Toutes les puissances cataloguées dans cet eucologe^ étaient au service des individus, mais à la condition d'être invoquées suivant la formule prescrite. L'enfant qui venait au monde avait occupé déjà une vingtaine au moins de ces divinités, les unes présidant à la vie intra-utérine, les autres à l'accouchement. Une fois né, il était, lui et sa mère, sous la garde provisoire de divinités auxquelles on servait un repas dans Vatrium '. Le neuvième jour (dtex lustricVtS-solemnitas nominalium)^, la maison ayant été d'abord purifiée, il recevait son nom * et entrait, à proprement
* Fr. Ellendt, De cognomine et agnomine Ramano. Regiomont., 1853. — W. Hefftor, Ueber die romUchen Pemonen- und Geschleckls-Eigennamen (Zeitschr. r. Gymnas., XVII [1863], pp. 511-523. 636-652). — Th. Mommsen, Die Tômischen Eigennamen der republikanischenund augusteischen Zeit (Rhein. Mus., XV [1860], p. 169-210. Rom. Forsch., I\ p. 1-68). Cf. Die ôrtlichen Gognomina desrômischen Patriciais (Hermès, XIII [18781, p. 330-334}. — 6. Lahmeyer, Die Reikenfotge der Eigennamen bei den R(fmem (Philologus, XXII [1864], p. 469-494).
1. Nous en connaissons environ 160, que Ton peut répartir en séries: dit natales ou géniales f nutritores (xoupoTpd<poi), nuptiales, agrestes, etc. Ces séries sont d*ailleurs incomplètes, car on doit supposer que les ouvriers divins y étaient toujours assemblés par couples, pareils à ceux de Divus Volumnus, Diva Volumna, Deus Domiducus, Dea Domiduca, Deus Jugatinus, Dea Juga, etc., et Ton rencontre souvent, comme titulaire de chaque office spécial, une divinité tantôt masculine, tantôt féminine.
3. Les familles aristocratiques, élevées à la grecque, dédaignaient ces divinités populaires (PilumnuS'Picumnus'Intercidona-'Deverra) et servaient le repas pour Junon et Hercule (Serv., Ed., IV, 62).
3. Pour les filles, le dies lustricus était le huitième jour après la naissance (Ma- CROB., I, 16, 36). Le nom donné à Tenfant était naturellement le pranomen. La liberté du père de famille, quant au choix du prénom, était fort restreinte, au moins dans les familles patriciennes ou nobles. Outre qu'il y avait peu de prénoms romains (une trentaine en tout, dont la moitié hors d'usage), les gentes fixaient par décret ceux qu'elles acceptaient à l'exclusion des autres, et celles qui comptaient plusieurs familles répartissaient môme les prénoms entre ces dernières. Les Scipions, par exemple, n'ont usé que de trois prénoms : Gnaus, Lucitis et Publius, et la gens Cornelia tout entière n'en employait que sept. On vit aussi l'État légiférer en cette matière au lieu et place des gentes. Sous Auguste, le Sénat interdit aux Antonii le prénom de Marcus (Plut., Cic,, 49. Dio Gass., LI,.19), et celui de Cneus aux Calpumii Pisones sous Tibère (Tac, Ann., III, 17), ces prénoms étant devenus de mauvais augure à cause des méfaits de ceux qui les avaient portés. On sait qu'à partir du deuxième siècle de notre ère, le système onomatologique des Romains {prœnofnen-nomen [gentilicium] ' cognomen) se détraque : les noms s'accumulent sans règle ni mesure; on les emprunte aux ascendants ou collatéraux du côté maternel, aux parents adoptifs^ tuteurs, donateurs, etc. On rencontre un consul de l'an 169 orné de 38 noms (C.I. L., VI, 1490). Il est difficile, en pareil cas, de dire quels étaient les noms dont il se servait réellement. Aussi arrive-t-il parfois que le nom usuel est gravé à part, sous la forme singulière d'un génitif ou d'un datif.
¥m LA RELIGION (Tuv . x%
forW, daA« U ùjiiîlle. L'anonrer^re de sa naîssisce restait parmi \r% fètm domeçtiqaei. Ce joar-lâ, il derah des «finadeç ■• ^iaot^. jE^Ueaiix^ vin* encens, fleurs, à «on propre Gcwsf .Vctolû, Doofelle diriiiîté domestique attarhfe à sa personne. Le dêreluppfipl pbT^îqne et T^utation de Tenfant occupaient on nombre rooj^déraMe d'ajrerit* diTins. On aidait leur action en écartant le manTais onl t/tfsrtmati0} an moyen d*amalette$ iprstbiû} enfermées dans one baUe dVr que l'enfant portait sa^pendae â son coo. A dix-sept ans rérolns, F &nt, devenu dtojen, prenait la to|re. La jo/emnilaff liyar ^iir^ était fnnde fête de famille : le jeune homme déposait les 4 în^^es de l>iifaoce», la praeCeite et la bulle, derant le Lare de la maison, pais, après aroir rendu hommage aux dieux domestiques, il allait se faire inscrire parmi les citojens et consacrer ses nouTcanx droits driqucs par on ftacrifice an Liber Paier du Capitole. Aussi choisissait-on de préférence, pour cette cérémonie, le jour des Li>fraiiii (17 mars)'.
Le mariage donnait lieu, en rè^le générale, à deux fêtes distinctes, les fiançailles iiponsalia) et les épousailles (niiplîa/ia), marquées Tune et Tantre par des sacrifices et banquets domestiques'. Le jour du mariafre proprement dit devait être exempt de tout empêchement religîeax, et c'était le calendrier pontifical qui renseignait sur ce point les particuliers. Le nombre des jours prohibés, ou plutôt signalés comme étant de mauvais présage, était très considérable, près de deux cents par année '. Pour plus de sûreté, on consultait les auspices ou les entrailles des victimes, et des hommes du métier ou censés tels (auspices nuptiarum) mettaient leur savoir au service des familles *. Les signes étant favorables, la fiancée, qui, dès la veille, avait consacré ses c poupées > au Lare de la
1, Le prénom donné le jour du dies lu$triau n^avait légalement cours qu*à partir de ce moment. La prii^e de la toge virile était le signe de la puberté, et l'État laissait AUX familles le soin d'en fixer elles-mêmes Fépoque. Cependant, sous la République, Tobligation du service militaire imposait une règle à peu près uniforme. Sous l'Empire, on voit Tige de la puberté s'abaisser à seize et même quatorze ans (ci-dessus, p. 379). Sur ces questions compliquées, voy. Marquardt, Privailehender Rômer, 1, p. 121-123.
2, Trrtull., De idoloL, 16.
2. C'étaient d'abord tous les jours de fêtes publiques, les Kalendes, Nones, Ides et leurs lendemains {dies religion), les dies parentales, la première moitié de mars, tout le mois de mai, la première moitié de juin, etc.
4, Cet usage est attesté par des textes nombreux : Plaut., Casin. Prol. Cat., Orat. reliq., WIII, p. 47 éd. lordan. Cic, Divin., I, 2. 16. Pro Cluent. 5. Sdet., Claud, 26. Tac, Ann., XI, i7. XV, 37. Val. Max., II, 1, 1. Juven., X, 336. Ldcan., Phars., II, 371. Sthmacii., Epist., 6, 3. Les auspices se prenaient à la manière ordinaire, avant le lever du soleil {more prisco nocte concubia nuptiale petit omen. Val Max., I, 5, 4), par différentes méthodes : observation des oiseaux (Plin., X, g 21), d'un simple omen (Val. Max., (oc. cit.), des entrailles des victimes {Cic, Divin., I, 16). Les auspicia de cmlo étaient exclus (Serv., AUn., IV, 166. 339). L'observation des oiseaux n'était pas une méthode abordable ou permise à tout le monde, car elle exigeait un temple ou lieu inauguré, et ce temple ne pouvait être tracé que sur une propriété appartenant aux intéressés. Il parait même que, d'après le droit augurai (voy., ci-après, p. 537), les familles patriciennes avaient seules le droit d'auspices sur le sol romain, c'est-à-dire, •i je ne me trompe, le droit d'y tracer des temples privés.
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maison paternelle ^ délaissait pour toujours le culte de la famille où elle avait grandi. Les cheveux frisés avec un fer de lance {hasta cœlibaris), le visage à demi caché ' par un voile rouge {flammeum), elle allait attester devant dix témoins qu'elle consentait à entrer dans une autre famille. Alors commençait la cérémonie religieuse connue sous le nom de confarréation. Les époux offraient à Jupiter, patron de la cité, en présence du Grand Pontife et par le ministère du flamine de Jupiter, un sacrifice non sanglant où figurait invariablement le panis farreus ou gâteau d'épeautre, qui donnait son nom à cette forme solennelle du mariage (confarreatioy. Ils récitaient ensuite, sous la dictée du Pontife, des prières à Junon, à Tellus, à Picumnus et Pilumnus, sous la protection desquels devaient croître et les fruits de la terre et ceux du mariage. Venait enfin un banquet, suivi d'une cérémonie d'un caractère essentiellement privé, l'enlèvement (deductio) de l'épouse, qu'il s'agissait d'introduire dans sa nouvelle maison et de présenter à ses nouveaux dieux domestiques. Le cortège — parti de chez l'épousée, précédé de torches en épine blanche et accompagné des cris de Talasse ou Talassio * — étant arrivé à la porte des époux, la jeune femme oignait de graisse ou d'huile les montants de la porte, y attachait des rubans de laine, autant de symboles d'abondance et de prospérité, après quoi on la soulevait pour lui faire franchir le seuil, en souvenir du temps où la deductio était un rapt véritable. Une fois entrée, elle était la Gaia de son Gaius^^ elle partageait avec son mari l'eau et le feu, symboles de la communauté religieuse; elle était aspergée d'eau apportée à cet effet dans une aiguière (aquale), et tous deux allumaient ensemble à la flamme des torches le nouveau foyer, en priant leurs dieux domestiques. Le lendemain, les parents venaient s'asseoir au banquet des repotiay et l'épouse offrait son premier sacrifice aux divinités de la maison*.
i. POHPHYR. ad HoR., SaL, I, 5,69.