Voy. ci-après, p
Ghap. 5] LES SOBALITÉS OFFICIELLES 509
ment à son culte et prirent le titre de Sodales Augusiales Claudiales. Mais, quand la maison Julia-Glaudia se fut éteinte et qu'il y eut des Divi d'une autre famille, il fallut créer une deuxième sodalité à forme gentilice, celle des Fluviales Titiales pour Vespasien et Titus ; puis une troisième, celle des Hadrianales, pour Hadrien ; enfin une quatrième, celle des Antoniniani pour Ântonin le Pieux. Comme depuis lors tous les empereurs cherchèrent à se parer du nom d'Antonin, cette quatrième sodalité se chargea d'honorer tous les Divi des dynasties suivantes, en ajoutant à son titre autant de noms nouveaux qu'elle comptait d'acquisitions de ce genre*.
Un sait que, indépendamment de ces sodalités, dont chacune honorait collectivement les dieux de toute une gens, chaque empereur divinisé avait son flamine, et chaque princesse ainsi honorée sa flaminica * ; mais on ignore dans quelle mesure ces flamines dépendaient des sodalités. Comme ces flamines étaient nommés à vie (flamines perpetui)\ que certains d'entre eux, ceux de Jules César, de Nerva et de Trajan, n'avaient point à côté d'eux de sodalité de qui ils pussent recevoir l'investiture; enfin, que la qualité de patricien est pour eux de rigueur — tandis que les flamines des corporations étaient élus tous les ans et n'avaient pas besoin de cette qualité spécifique — pour toutes ces raisons, il est probable que les flamines des Divi; étaient indépendants des sodalités et nommés directement par l'empereur usant de ses prérogatives de Grand-Pontife, de chef du patriciat et de représentant légal de la famille des Césars.
En ce cas, ces flamines auraient été assimilés complètement aux desservants des cultes ordinaires de l'État, qui étaient sous les ordres du collège des Pontifes, centre et moteur de tout le culte officiel.
1. On trouve, par exemple, un sodalis Antoninianus qui sintitule sodalis MarcianuB Aurelianu» Commodianxu Helvianus Severianus (C. I. L.^ YI, 1365). En un temps où certains particuliers s*affublaient d*un trentaine de noms, ce titre paraissait de longueur fort raisonnable.
2. La religion impériale se crée aussi ses couples divins. On compte 28 apothéoses, do celle d'Auguste à celle de Caracalla inclusivement. Sur ces iS Immortels, il y avait 16 Divi et 12 Divae. Le culte des DivsR est mal connu. Claude avait confié celui de Livie aux Vestales, puis Drusilla eut un temple et peut-être une sodalité à elle (Dio Gass., LIX, 11, emend. Biicheler). Les sodalités fondées pour les Divi auraient suffi à honorer les Diva, sans la règle ancienne qui exigeait des prêtresses pour les divinités du sexe féminin.
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|;V LE COLLÈGE DES PONTIFES
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