LE P. M. DIRECTEUR DU CULTE
Tous les cultes qui n'étaient point desservis par des sodaiités Tétaient par des prêtres qui recevaient leur investiture du chef de la religion^ — c'est-à-dire du roi sous la royauté, du P. M. depuis l'abolition de ce régime — ou, faute de prêtres spéciaux, par les Pontifes eux-mêmes, aptes à toute espèce de fonctions sacerdotales ^
Défalcation faite des sacerdoces des curies, qui échappent à l'action du Grand-Pontife*, il y avait quinze sacerdoces individuels ou flaminats^f dont les titulaires étaient nommés* par le P. M. Sur ces quinze flamines, il y en avait douze de rang inférieur (minores) ^\ les trois grands (majores) étaient les flamines de Quirinus, de Mars et de Jupiter. Les flaminats inférieurs, attachés à des cultes préhistoriques, ne jouent aucun rôle appréciable dans l'histoire religieuse, et ce que nous savons des trois autres se réduit à peu de chose. Le plus honoré des grands flamines, celui de Jupiter (Flamen Dialis)^ était aussi le plus assujetti à sa tâche par la sévérité des règlements. Il devait être patricien, né d'un mariage par confarréation ® et marié sous le même
1. Divisque aliis [patriis?] sacerdotes, omnibus pontifices^ singulis flamines sunto (Cic, Legg., II, 8, g 20).
9. Les curies sont, pour ainsi dire, de vastes sodaiités, qui élisent elles-mêmes (Dion., II, si) leurs présidents (curiones) et leurs sacrificateurs {flamines curiales). Sous la République, on donna un supérieur aux curies, mais ce ne fut pas le P. M. ; ce fut un Curio Maximus, élu par les comices (Liv., XXI, 8. 1), probablement les comices tributes (cf. ci-dessus, p. 117). C'est un organisme à part.