‹ Manuel des institutions romainesChapitre 395 sur 500 · LE P. M. DIRECTEUR DU CULTE · texte numérisé non relu

LE P. M. DIRECTEUR DU CULTE

Tous les cultes qui n'étaient point desservis par des sodaiités Tétaient par des prêtres qui recevaient leur investiture du chef de la religion^ — c'est-à-dire du roi sous la royauté, du P. M. depuis l'abolition de ce régime — ou, faute de prêtres spéciaux, par les Pontifes eux-mêmes, aptes à toute espèce de fonctions sacerdotales ^

Défalcation faite des sacerdoces des curies, qui échappent à l'action du Grand-Pontife*, il y avait quinze sacerdoces individuels ou flaminats^f dont les titulaires étaient nommés* par le P. M. Sur ces quinze flamines, il y en avait douze de rang inférieur (minores) ^\ les trois grands (majores) étaient les flamines de Quirinus, de Mars et de Jupiter. Les flaminats inférieurs, attachés à des cultes préhistoriques, ne jouent aucun rôle appréciable dans l'histoire religieuse, et ce que nous savons des trois autres se réduit à peu de chose. Le plus honoré des grands flamines, celui de Jupiter (Flamen Dialis)^ était aussi le plus assujetti à sa tâche par la sévérité des règlements. Il devait être patricien, né d'un mariage par confarréation ® et marié sous le même

1. Divisque aliis [patriis?] sacerdotes, omnibus pontifices^ singulis flamines sunto (Cic, Legg., II, 8, g 20).

9. Les curies sont, pour ainsi dire, de vastes sodaiités, qui élisent elles-mêmes (Dion., II, si) leurs présidents (curiones) et leurs sacrificateurs {flamines curiales). Sous la République, on donna un supérieur aux curies, mais ce ne fut pas le P. M. ; ce fut un Curio Maximus, élu par les comices (Liv., XXI, 8. 1), probablement les comices tributes (cf. ci-dessus, p. 117). C'est un organisme à part.

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