ACTUS
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VALEUR
en mètres carrés ares et hecUrei
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MESURES DE CAPACITE
Les volumes forment le trait d'union entre les dimensions et les poids. Aussi les mesures de capacité procèdent-elles, en général, soit des mesures de longueur, soit des mesures de gravité ; ou tout au moins ce rapport est établi après coup, lorsque Ton cherche à 6xer les unités de chaque espèce et à les retrouver Tune par l'autre.
Les Romains avaient pris pour type des mesures de capacité le pied cube ou quartaut (qwi,d,Tan%at)^ ^ dont le nom fut peu à peu remplacé, à partir du temps de Cicéron, par celui d*ampAor«^ Mais la mesure exacte du vol anc
1. Golumello (A. ru*t.^ V, i) dosceiid, par excopUon, jusqu'au 4/2 JCPtpuZutn, qui ne peut étro «(u'un rectangle. Le tcripulum, la textula (400 p. c.) et Vactus ou semii (14,400 p. c.) sont scals des carrés.
2. Le clima résulte de la division géométrique do Vactus par ses deux axes.
3. Quadrantal vocabant antiqui quam ex Grseeo amphoram dlcunt, quod vas pedis quaira^ itcto et quadraginta capit uxtarios (Fest., p. 358, s. r.) — gtue *jZoj; Grxei, fios quadrantaUs <iicimus (Gbll.. I, 20, S).
4. Amphora, du grec dit^o^tu;, signifiait d'abord simplement vase ù deux anses. Cicéron {Pro fonteio, 9) est le premier auteur qui l'emploie comme synonyme do quadrantal. Les Grées oot induit amphora par «t^A^iov, pour distinguer l'amphore romaine de l'amphore atlique ou « métrète*. -celle-ci contenant 39'",39. Do môme, le «à^o; grec est un synonyme du m(^tr^tc, tandis que le eadn* lati» finit par être assimilé au quadrantal ou amphore.
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ÂPPEND. II, § 3]
MÉTROLOGIE
d'un cube étant une opération difficile, c'est par le poids du contenu qu'on déterminait la capacité légale de l'amphore. La loi Silia de mensuris et ponderibuB, votée vers l'an 204 avant J.-C, décida que le quartaut devait contenir exactement 80 livres de vin ^, et un modèle conforme aux prescriptions de la loi fut déposé au Gapitole. La capacité du quartaut se trouva ainsi quelque peu supérieure au volume du pied cube *, mais le poids du liquide contenu correspondait exactement au talent attique.
r/est, en effet, au système attique que les Romains ont voulu conformer le leur, et, les Athéniens ayant usé de réciprocité, la nomenclature des mesures de capacité est de part et d'autre un mélange de noms grecs et latins. Sur les sept sous-multiples de l'amphore, trois ont des noms grecs ou traduits du grec {congius—acetabulum^ cyaihus); trois, des noms latins {uma — sextarius — quartarius) ; l'autre, un nom gréco-latin {heminay. LesRomains ont en propre un multiple de l'amphore, le culleus ou tonneau de 20 amphores (525nt,27)*.
Mais, à Rome comme en Grèce, on distingue les mesures de capacité pour les liquides et celles qui servent aux solides, distinction amenée tout naturellement à l'origine par la diversité, au point de vue delà matière et de la forme, des récipients propres à contenir les uns et les autres. L'amphore est le type des mesures de capacité pour les liquides^ : le modius, tiers du quadranlal-amphore,est l'unité pour les solides. Le modius a six sous-multiples,, dont un seul, le semodius, lui est propre : les autres (sextarius — hemina — quartarius — acetabulum — cyathus) sont communs à l'amphore et au modius^ Geux-ci gardent leur valeur absolue; il n'y a de changé que le rapport de la fraction à l'unité.
La division duodécimale de l'unité a été appliquée non pas à l'amphore ou au modius, mais au setier (sextarius), qui était le c sixième » non pas de l'amphore, mais du congé. Dans ce système, Yuncia est égale au cyathus^. Les médecins usaient pour leurs préparations pharmaceutiques de la même division duodécimale, mais ap4}liquée à une mesure qu'ils appelaient c litre à huile > ou c corne graduée (entaillée) > ^, et qui n'est autre chose que Vhemina romaine ou la cotyle grecque , mesure couramment employée pour l'huile. Les onces obtenues dans ce système se distinguaient de toutes autres par Fépithète de c métriques >. Mais ces mesures spéciales n'étaient pas d'usage courant ; la balance était autrefois comme aujourd'hui le régulateur des officines médicinales.
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1. Bx ponderibtu publicit, quilnit kac teinpeitate populut atier toUt, uti eoaquetur sedulum^ uÈi quadrantal vint octoginta jxmdo iiet, eongiuê vini decem pondo iiet, etc. (Fbst., p. 246, s. t. PubUea pondéra). 80 livres romaines (26^,196) équivalaient euctementau poids du tofenl aliiqve.
9 Le cube du pied de 0»,39S7 vaut 25"S86, et l'amphore contenait 26VS26 environ, volume de 9Bk",196 d'eau distillée — dont la densité est à peu près celle du vin — à la température moyenne de Ro'Me (19** centlf rades).
8. Congiui (=» x^ffç), vient grammaticalement de %inn : acetabulum est la traduction de «Eû^a^en c la burette au vinaigre » ; eyathtu est une simple transcription de xûaOe; le mot hemina {iifkbm\ signifie la f demie > du setier. et paratt avoir été importée d'Italie en Grâce.
A. Le muid moderne a la capacité du euUeut et le nom du modiut.
5. Le tonnage des navires s'évaluait aussi par amphores. On a déjà cité (ci->dessuSf p. 95, 2) le plé— biscile de Q. Glaudius, qui fixe à 300 amphores le tonnage maximum des navires appartenant à des sénateurs (Liv., XXI. 63).
6. On comprend, à l'aide du tableau des fractions, ce que signifient des expressions comme cellesci : Q»ineuneet et tex eyathoi beetetnque bibamut (Martial., XI, 36).— Poto ego êextantet; tu potai, Cinna, deuncee (id., XII. 28).
7. Xitfa ~XtTy«T9v xi^ — xi^ <i:iTtt|»i)(«/vov, etc. Ce lUrt gréco-romain ne dépassa guère le 1/4 du litre Iran çais.
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574 MÉTROLOGIE [Append. il, S i
Voici le tableau des meaures de capacité gréco-romaines ' :
MESURES DE CAPACITË