LE CONSULAT
Les successeurs des rois, les premiers — et longtemps les seuls — magistrats de la République, s'appelaient d'abord judices en temps de paÀXy prsdtores en temps de guerre, et finirent par porter simplement le titre de « collègues » (con9uk8\ qui marquait mieux que tout autre la différence entre le nouveau régime et l'ancienne monarchie ^
* Klee, De magistratu consulari. Lips., 1832. — RÔmer, De consulum Romanorum auctoritate. Traj. ad Rhen., 1841. — Th. Mommsen, StparriYdc {hccrroc (Ephem. Epigr., I [18721, p. 223-226). — A. Sch&fer, Zur Geschichte des rômischen Consu^ laies (Jahrbb. fur Philol., GXV (1876], p. 569-583).
1. Le titre de judices, qui parait être tombé en désuétude au temps des Décemvirs, se trouve dans la formule de convocation extraite par Vairon des commentarii consulares (Varr. , L, lat^ VI, 88. Cf. Liv., III, 55). Le titre de prmtor a été d*un usage plus
S« L% RÉH-KJiK T , I. Lit. u
V//«i«^ ptf>.iT#>ri«> kU^i^fT fMUr iBMK^raphîe da rou^olat d'un rertaiii u^fii.utP' iU- poînU. qui ont f tf drjâ od «<>roat traiti» aillrar? arrr pliL< .f^ fi^jt'tl. Il •aî&l d^ !#-* rapp^I^r bri^rement :
I' !>-♦ rr»5j«riU vnit f-Iu* '•D^^Hibliî'. pour une aooée eotièiT. par le> rsff:A*:*^ ff'UXnn^if-*'. ^fu^ la pr^*îd*-n/-^ 4f \fnr^ prhitfr>ye9T< — par r'^^/-p^iofl. don int^rroi on d'an dîHati^ur.
^ Aa ^^^ oô. par él'^on* ioromplèUe^. par abdication oo par décès.
} a ofi^ plai!-^ fairanti^ dan< le collège coD>ulaire, le rossai restant doit hirt ^Wrf, ^mr !*• t**mp« qui it^lr à coorir. nn « rollêinie snktî-
'^ I>^ rorf«ttl<< reçoivent Vimp^rinm militaire par loi rnriate, Totêe •^fU* la pr'^^idenre d*- Tun d>ax«
4* D^rpfji* %Tj date de rabolition da prÎTilè^ des patririens*, estélî- |(ible au rronMjlat tout cîtDjeo que n'atteint aoeun des empèchemeot» *^yîii^< par le^ r^^lement* snr la matière.
L^année tÎTile commençait à Rome avec rentrée en char«re descon- ^uh et était désignée parleors noms réunis; en d^antres termes, lesronnuls étaient les magistrats ^poiiyoïe»*. Tant que les Romains se erorent obligés de respecter la dorée normale i\e> pouToirs de chaque coIlè|re consulaire, tout interrègne, toute abdication prématurée déplaçait le commencement de Tannée civile. Pendant qne Tannée religieuse prtail inirariablement du f'mars. Tannée civile sVst trouvée ainsi commencer:
Au VI septembre ( Id. SepUmbr.) de Tan 509 à 493 Au 1^ (Kal. Seplembr.) — 493 à 483
Au 13 ild. Septembr.) - i83 à 479
*n, MmBaMB» IHe Rrnninche Chronologie bix auf Cstsar. B<>rliD, 1852 <:i*édjt.).~ L. hÊOÊigêf De diebu» ineundo comulatui soltemnibut inUrregnorum causa mmiëîis cammentatio. Lipuûe, 1882. — 6. F. Unger, htUrrtgtiMm wmd AmtejaAriPhilologuss. Sunplhd, IV |188ii, p. ^l-333).>-A. YMktX, Der AmUaniriU der rômuekendm- Muln wahrendder Période dS^-îyS/t derStadt iStudien s. rôm. Gesch., I. Breslau, 1884).
rourant: initio prmioren erant qui nune constuleM (Fest., Epil., p. ±23, %. t. Prmioriû). Idem dicebantur contuieM etprsetoreJti\AtktL. ap. Nom., ». v. Consulmm). Cicéron donne M» troift litres rAunï* : regio imperio duo sunto, iique prxeundo judicando ronsulendo prteioreM judiceH coMulen appellamino (Cic, Legg., III, 3, g S). L*é(yniologie eonmuUm a conmiUntio ^.9i non paji fau^e, mais insuflUante. Comme le prst-iul desSaliens M saute • en avant do cortège, comme Vex-Mul « saute > par-dessus la Trontière, cou-mi sifçnific celui qui « Haute n ou marche avec un compagnon. De là le sens pur et simple de « collègue ». A cette étymologie indiquée par Mohhsen, Soltau {op. ct^, p. 285) préfère le sens de « siéger ensemble » : sul viendrait de la même raeine que solrum, soifiim, MolAdus^ etc. Les auteurs grecs appellent les consuls rarement orpcctiiYoC {prmioren}, parfois orpanjYol Oicaroi, le plus souvent {hcorrot tout court.
i. C'est l'usage courant à partir du troisième siècle avant notre ère. Schâfcb montre que jusque-là le consul restant pouvait à la rigueur soit coopter, soit faire élire un HU/fectuSf mais que cet expédient paraissait contraire au principe de solidarité entre collègues. La véritable raison, c'est que Ton considérait la mort du collègue comme un omen fâcheux : le plus sûr était de remplacer à la fois le défunt et le survivant.
%. SCHXrRB croit trouver des plébéiens dans les Fastes consulaires avant 367 ; il pense que les plébéiens étaient alors éligibles, mais sans avoir le droit de poser leur candidature. La thèse est un peu subtile et les arguments insufQsnnts.
Chap. 2, § il DES MAGISTRATURES ORDINAIRES
Au l'*^ août (Kal. SextiL) de Tan
Vers le 13— (Id. Sextil.)
Au 15 mai {Kal. Maj.)
Vers le 13 décembre (W. Decembr.)
Au 1" octobre (Kal. Octobr.)
Au 1*' juillet (Kal. Quintil.)
Au 1»' mars (Kal. Mari.) ' -
Au l*-^ juillet {Kal. QuintiL)
Au 15 mars Au 1*' ianvier
{Id. Mari.) 222 à 153
(Kal. Januar.) date fixe depuis 153 *.
Le Sénat, frappé des inconvénients de ce système, sacrifia en 222 le principe de l'annuité réelle du consulat : il déplaça une dernière fois le début de Tannée civile en 153, pour le fixer là où il est encore aujourd'hui.
L'entrée en charge des consuls avait son cérémonial, moins solennel que l'étiquette du temps des rois^. A l'aube du jour qui suivait l'abdication des consuls de l'année précédente, les nouveaux magistrats, rentrés chez eux après avoir pris les auspices « célestes » à l'auguracle du Capilole avec l'assistance d'un homme de l'art, revêtaient la toge pnetexte, ouvraient leur porte aux empressés, amis, chevaliers, sénateurs, qui venaient leur faire cortège, et marchaient en grande pompe, précédés de leurs licteur^, vers le sanctuaire du Capitole, où ils allaient siéger pour la première fois sur la chaise curule', sacrifier à Jupiter les taureaux promis par leurs prédécesseurs^, en promettre d'autres pour l'année suivante (t70^orum nu7ictipatio*)j et présider une séance du Sénat employée spécialement à fixer la date des fêtes religieuses de l'année^. Tous ces devoirs remplis, les consuls rentraient chez eux accompagnés du même cortège.
♦ C. Jallian, Processwt conttularis (Rev. do Pliilol., Vil [1883], p. 14r>-163). — VA\ 6011, ileher den Processus consularis der KaUeneit (PhilolofçiiSj^ XI V fl8r»r»|, p. 586-012).
i. Lan chifTrcs donn('*8 ici sont ceux de Mommsen ; ilssonl contestés et rectifiés diversement par Lange et Unger. On ne doit pas oublier, dans la chronologie des magistratures dont il est ici question, que Tannée civile ne correspond exactement ni aux années U. C. ni aux années juliennes ; encore moins, par conséquent, à celles de notre calendrier réformé.