‹ Manuel des maladies des femmes [microforme]Chapitre 60 sur 62 · THE · texte numérisé non relu

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dermique. L'ergot est prescrit de cette manière dans certains cas d'hémorrhagie sans rapport aucun avec les maladies utérines, mais il est d'une utilité toute particulière dans le traitement de Ia ménorrhagie, causée par un fibroïde de l'utérus. D'aprèsles observations qui ont étérecueillies, nous voyons que l’ergotine, principe actif de l’'ergot, injectée sous la peau, ne se borne pas à arrêter l’'hémorrhagie abondante que détermine la tumeur, mais qu’elle diminue encore le volume de la tumeur.

L’inconvénient est qu'il survient fréquemment une forte irritation au siège de l'injection, si elle n'est pas faite avec soin, et qu'il s'ensuit des abcès, circonserits, il est vrai,/mais difficiles à traiter.

J'injecte généralement 50 ou 75 centigrammes d'extrait liquide d’ergot (P.-B.), avec partie égale d'eau, deux fois par jour. Il faut toujours avoir le soin d’enfoncer profondément l'aiguille dans le tissu musculaire.

Après l'ergot, la quinine est, peut être, le remède le plus efficace que nous ayons contre l’hémorrhagie utérine, dépendant du ramollissement des fibres musculaires, qui survient dans certains cas de subinvolution, seulement elle demande à être administrée à fortes doses, de 2 centigrammes et plus, toutes les quatre heures.

À hautes doses, elle réussit encore dans quelques cas de ménorrhagie, alors que l’ergot a manqué son effet. En ce moment je traite une femme affectée d’nn fibroïde utérin sous-péritonéal, et quia des hémorrhagies abondantes contre lesquelles j'ai successivement essayé presque tous les médicaments connus. Celui qui a le mieux “éussi est la quinine à la dose de 25 centigrammes avec 50 centigrammes de perchlorure de fer. Cette malade s’est aussi bien trouvée de l'emploi des sacs d'eau chaude. J'accorde plus de confiance à l'ergot qu'à la quinine dans le traitement de la ménorrhagie, mais il est hors de doute

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THÉRAPEUTIQUE DE L'UTERUS, 9341

que, parfois, là ou l’ergot n'a donné qu'un résultat insuffisant, la quinine a réussi à arrêter l’hémorrhagie.

L'arsenic doit être, aussi, tout spécialement signalé pour le traitement de la ménorrhagie; il semble, en diminuant le calibre des capillaires, arrêter l'exsudation sanguine à la surface de l'utérus. Je ne l’administre, ordinairement, pas pendant les périodes meustruelles et c'est dans leur intervalle que je le fais prendre. Il est, je crois,très utile chez les femmes, de tempérament Iymphatique, affectées de pertes. L'arsenie se donne après les repas, en augmentant graduellement la dose de 15 centigrammes à D0 centigrammes de la liqueur arsenicale (P. B). On peut encore prescrire à la malade de verser à la fin Gu repas le nombre de gouttes nécessaire eur une croûte de pain, ou, si on le préfère, on le combinera avec un amer, tel que la teinture de gentiane composée, ou encore avec la teinture de chloroforme composée (P. B.). Dans les cas sérieux on augmentera son action par l'addition, à chaque dose d’arsenic, de dix gouttes de la teinture de digitale (P. B.).

L'action directe de la strychnine sur l'utérus est, à mes yeux, clairement démontrée. Combinée avec l’ergot, elle en augmente beaucoup la force et elle est spécialement ntile quand on redoute une hémorrhagie post partum. île semble avoir la propriété d'accroître la contraction tonique des fibres musculaires de l'utérus et d'empêcher le relâchement trop hâtif de ces fibres quand les douleurs ont disparu. Elle est contre-indiquée dans tous les états inflammatoires de l'utérus ou de l'ovaire.

La strychnine est encore utile dans certains cas de

@ménorriiécs quand il faut stimuler l'utérus et les ovaires et il est bon, dans ces circonstances, de la prescrire combinée avec le fer. On doit marcher prudemment, en commençant par 5 ou 15 centigrammes de la liqueur (P.B.)

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pour augmenter graduellement les doses, jusqu'à 40 ou même 50 centigrammes, trois fois par jour. J'ai vu de fàcheux symptômes suivre l’ingestion de très petites doses de strychnine. Certaines malades semblent particulièrement sensibles à l’action de ce médicament.

Le mercure paraît donner de bons résultats dans quelques maladies chroniques de l'utérus, surtout dans l'inflammation chronique subaiguë, avec épaississement et induration des parois. Il ne devrait être administré que par petites doses et pendant longtemps. Je n’emploie que le perchlorure, à la dose de 2 milligrammes, trois fois par jour. En cas de constipation, on peut le donner en pilules, chaque pilule contenant 13 milligrammes d'extrait de belladone avec 7 milligrammes d'extrait d'aloës(P. B.). Je fais prendre les pilules pendant plusieurs jours de suite.

Les bromures de potassiumet d'ammonium ontune influence sensible sur certains cas d’irritation ou de congestion ovarienne,

Chez quelques femmes la période menstruelle s'annonce par de fortes douleurs du côté des seins, qui se durcissent et se gonflent, en même temps que la région ovurienne devient douloureuse. Dans ces conditions, le bromure de potassium, 1,50 gramme trois fois par jour, vous donnera souvent de bons résultats.

Les bromures peuvent encore être utiles contre les vomissements de la grossesse, mais ils sont souvent infidèles, La même restriction s'étend à leur emploi dans les cas d'irritation réflexe de l'estomac, qui vient compliquer, quelquefois, les maladies chroniques de l'utérus, et de l'ovaire. e

Je vous ferai encore observer que l'injection hypodermique de morphine arrête parfois les vomissements de la grossesse et ceux qui suivent une abondante hémor-

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rhagie post partum. Je vais vous donner la formule dont je me sers pour mes injections sous-cutanées :

Acétate de morphine (P. B.),...... 0.40 Liqueur d'atropine (P. Buse 2.60 NC E NN ASE RS NT 0,25 OL DR LE PA LE nan 16,00

75 centigrammes de cette solution contiennent 3 centigrammes d’acétate de morphine et 1 1/2 milligramme de sulfate d’atropine.

Le cannabis indica se donne Souvent, et utilement, dans la dysménorrhée. Il parait surtout convenir quand l'affection dépend de la présence d'une tumeur fibreuse, condition dans laquelle la douleur ressentie au commencement des règles est quelquefois très intense. La plupart des malades le supportent bien et s’en trouvent bien, La dose doit être de 25 à 50 centigrammes de l'extrait (P.-B.), ou de 50 à 75 centigrammes de la teinture (P. B), toutes les deux heures, Quand il n’est pas toléré, 1l provoque des vertiges et des nausées et il faut en cesser l'usage.

On donne dans certains cas de dysménorrhée une pilule très bonne et composée de :

Extrait de Cannabis indica CE, B:}, 0,05 LETTONIE PEER ER 0,05 ODA ie Les tolé Den oo es 0,013

toutes les trois ou quatre heures, tant que dure la douleur,

Les femmes affectées de maladies utérines se plaignent fréquemment d'irritation intestinale, et leur état réclame généralemement l'emploi des toniques, qu'il est difficile d'administrer parce qu'ils ne font souvent qu'aggraver

l'irritation préexistante de la Hiuqueuse gastro-intestinale,

Dans ces cas, vous réussirez en combinant laquinine avec le carbonate de bismuth en poudre: quinine, 10 centigrammes; carbonate de bismuth, 50 centigrammes, à prendre avant chaque repas.

Quelquefois la quinine esthien supportée combinée avec le vin de pepsine.

Le bromure de calcium, à la dose de 75 centigrammes, seul ou combiné avec 2 grammes de suc de cigüe, constitue un bon remède à employer dansles cas de débilité, compliquée d'irritation ovarienne, qui s'oppose à l'administration d'un tonique stimulant.

La constipation, qui vient compliquer la plupart des maladies utérines et qui est pour la femme une source de malaises, est des plus difficiles à traiter. Les purgatifs énergiques augmentent les souffrances surle moment, leur dose doit être répétée à de courts intervalles et souvent même augmentée, Donnez régulièrement, chaque jour, à la même heure, un lavement froid et ce moyen si simple réussira souvent à procurer journellement une garderobe. Certaines malades ne peuvent pas supporter les injections d’eau froide ; essayez, alors, l’eau tiède, quoique ses effets ne soient pas aussi satisfaisants. Bien souvent alors que les malades m'avertissaient que les lavements ne donnaient aucun résultat, j'ai constaté, après information, qu'on s'était obstiné à se servir d’eau chaude et quand, par mon insistance, j'ai pu obténir qu'on employàt l’eau froide, j'ai toujours fini par déterminer des résultats satisfaisants.

Quelques malades ne veulent pas se soumettre. Vous essayez, dans ce cas, une pilule contenant 13 milligrammes d'extrait de belladone et 20 centigrammes de la pilule de rhubarbe composée (P.-B.), à prendre, régulièrement, tous les soirs.

Si le fer est indiqué, vous pourrez combiner l'extrait

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avant les repas. Le plus souvent les petites doses, admi- La question des apéritifs est trop étendue pour être

traitée au long: concluons en mentionnant simplement

les eaux de Pullna, de Frédérichshall et d'Hunyadi-Janos,

qui peuvent rendre service, Elles se prennent, avant le |

déjeuner, en les additionnant d'un peu d’eau chaude. |

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