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I. Des parties dures, ou du bassin

§. 68. Les os qui entrent dans la composition du bassin (§. 20.) sont les os coxaux , le sacrum et le coccix; lesquels forment ensemble un vide qu'on nomme la cavité du bassin, ou cavité pelvienne.

§. 69. Les os coxaux , ou des hanches , ou os innommés* occupent, au nombre de deux, les parties antérieures et latérales du bassin. Dans le foetus , et après la naissance jusqu'à

l'.^ge nubile, chacun de ces os est composé de trois pièces, qu'on discerne encore en imagination, dans le bassin totalement formé, savoir: l'ilium pour la région supérieure , l'ischion pour l'inférieure, le pubis pour l'antérieure.

§. 70. Sur l'ilium, ou l'os des iles , on discerne une face externe et une interne, et à celleci la ligne innommée qui s'étend, jusqu'au pubis et au sacrum. On y distingue encore un bord -supérieur, ou la crête iliaque; un bord antérieur, et un postérieur, dont chacun a deux épines qu'on discerne par supérieure et inférieure; enfin on remarque encore l'échancrure sacro-sciatique.

§.71. On divise V ischion en corps, comme partie supérieure, en branche descendante et en branche ascendante. Outre sa face interne et externe l'on y distingue l'épine sciatique, la tuberosité et l'échancrure sciatique.

§• 72. Le pubis se divise en partie ou branche horizontale, et en jurtfa descendante, en distinguant la surface antérieure, la postérieure et l'intérieure ou la face conjonctive.

§. 73. Les trois pièces de l'os des hanches forment sur sa face extérieure, à l'endroit oix J\ SC J01Snent> la cavité cotyloïde. Le trou ovataire au contraire se trouve entre le pubis et 1 ischion. En outre il importe de distinguer la connexion illio-pubienne et Vischio -pubienne.

§. 74. L'os sacré, ou le sacrum, occupe la partie postérieure du bassin. Il consiste en cinrj pièces appelées fausses vertèbres (§. 18.), lesquelles s'ossifient ensemble à l'âge nubile. On remarque au sacrum la face concave antérieure, et la face convexe postérieure, deux bords latéraux, le sommet et la base, à chaque côté quatre trous sacrés, le canal sacré et les fausses appophyses épineuses.

§. 75. Le coccix est situé au sommet du sacrum; ayant la même forme triangulaire il à conséquemment les mêmes faces et les mêmes bords. Le coccix est composé de 3, 4 à 5 fausses vertèbres qui forment des articulations mobiles.

§. 76. La reunion des coxaux entre eux , qui se [fait au moyen d'un cartilage et de ligamens se nomme simphyscs des pubis, et son bord inférieur arcade des pubis. Chacun des coxaux forme encore postérieurement avec le sacrum une connexion appelée simpJiyse sacro-iliaque. L'os sacré, par son articulation en en-haut îi la dernière vertèbre lombaire, forme avec celle-ci le promontoire, ou l'angle sacro-vcrtcbral ; inférieurement il se réunit an coccix. Enfin il projeté, encore de chacun des côtés à la tubérositc et à l'épine deux forts ligamens qui consolident ces deux os, et resserrent avec une souplesse ' convenable le détroit inférieur du bassin. Ce

sont les ligamens sacro-isc/iiatir/ue , ou sacrosciatique, grands et petits.

§. 77. Toutes les connexions de ces os, excepté celle du coccix au sacrum, sont immobiles, ou du moins leur mobilité, si tant est qu'il y en ait dans l'accouchement, est insignifiante. Le coccix au contraire peut se mouvoir en avant et en arrière.

§. 78. On divise le bassin rélativement à sa cavité en grand, soit supérieur, et ^ petit, soit inférieur. Le grand est la partie du bassin située en dessus, le petit est celle en dessous de la ligne innominée.

§• 79- Au petit bassin on distingue l'ouver ture supérieure, soit détroit supérieur, ou abdominal; l'ouverture inférieure, ou détroit infaneur, ou périnéal, « l'excavation du bassin, ou la eavite pelvienne. Le détroit supérieur es • situe entre les lignes innommées , l'inférieur entre es deux tubérosités ischiatioues , le coccix et 1 arcade des pubis. On nomme excavation du bassin l'espace entre les deux détroits.

Mo. Pour se mettre en état de déterminer es différente, capacités et formes qui se présen ent dans le bassin, et de juger du passage r "u- >er ouirrègulier, de l'enfant à l'Lure deTac

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mensions dans l'ordre naturel.

On n'admet qu'un diamètre du grand bassin, lequel, pris de l'épine antérieure et supérieure , d'un os des iles à celle de l'autre, est communément de 9 à 10 pouces.

§. 81. On admet au détroit abdominal quatre diamètres: le diamètre transversal, ou grand transversal , ou iliaque, ou le grand simplement dit, allant du milieu de l'une des lignes innommées au milieu de l'autre , est de 5 pouces ; les deux obliques, ou moyens, s'étendent chacun du milieu de la partie horizontale du pubis d'un côté, à la partie supérieure de la symphyse sacro-iliaque de l'autre côté; on estime chacun de ces diamètrès à 4% pouces; et à 4 pouces le diamètre sacro-pubien, ou petit antêro-postérieur qui s'étend du haut de la symphyse des pubis au promontoire.

§. 82. Dans l'excavation du bassin on distingue les mêmes quatre diamètres : chacun des obliques, ou grands-obliques , est supposé allant du centre du trou ovalaire à la partie inférieure de la symphyse sacro-iliaque de l'autre côté ; l'ùn et l'autre de ces diamètres est de 4% à 5 pouces et le plus souvent au delà. Le diamètre antéro -postérieur de l'excavation , ou grand antéro -postérieur , soit grand sacro-pubien , de 4% à 4% pouces est plus grand ici que le transversal, tandis que les obliques sont ordinairement les plus grands; il s'étend du milieu de la symphyse des pubis à la jonction de la seconde et

troisième fausse-vertèbre du sacrum. Le diamètre transversal, ou cotyloïdien, ou petit transversal, de 4 à 4% pouces , se dirige du bord interne du fond de la cavité cotyloïde à la même place du côté opposé.

§. 83» On peut également admettre les mêmes diamètres au détroit inférieur du bassin. Le grand, ou cocci-pubien , ou antéro-postérieur du détroit périnéal , pris de la pointe du coccix à l'arcade des pubis, est de 3%. à 2>V2 pouces dans l'état ordinaire du coccix ; mais la pointe de celui-ci pouvant , sans nuire, reculer dans le travail d'enfant , ce diamètre peut augmenter d'un demi et même d'un pouce. Le diamètre transversal, ou moyen , ou ischiatique , passant d'une tuberosité sciatique à l'autre, est de 3 % à 3% de pouces. Chacun des obliques, de 3% à 3^2 pouces, est pris d'un côté de la connexion ischio-pubienne à l'autre côté au milieu du ligament grand sacro-ischiatiçpie ; par la souplesse et le relâchement de cet organe ce diamètre est également susceptible de cjuelfju' augmentation dans l'accouchement.

Enfin on. distingue encore le diamètre diagonal du petit bassin, dont l'étendue, du milieu de l'arcade pubienne au promontoire , est de 4 y2 pouces.

§. 84. Le vide du bassin bien conformé a sept pouces de profondeur prise de l'épine an-

térieure et supérieure de l'ilium à la tubérosité sciatique ; celui du bassin supérieur a 3 à 3% > et celui de l'inférieur latéralement 3% à 4 pouces, en arrière 4% à 5, en avant \% pouces.

§. 85. L'axe du bassin est encore une ligne imaginaire qui passe du haut en-bas par le milieu de la cavité du bassin, tellement qu'elle est par-tout également distante de ses parois. Bien que l'axe d'un corps doive être une ligne droite, celle-ci présente une courbure à peu près parallèle à la concavité du sacrum ; ainsi ce n'est que comparativement qu'on la doit nommer axe du bassin. Cet axe nous montre au juste la marche que doit prendre dans l'accouchement l'enfant et ses différentes parties pour traverser le bassin ; et il nous indique la direction que la main , et en cas de nécessité , les instrumens doivent suivre dans les parties de la génération. Enfin il sert encore en quelque sorte à déterminer l'inclinaison du bassin.

§, 86. Par inclinaison du bassin on entend sa position individuelle par rapport au reste du squelette. Dans la position naturelle le bassin est tellement placé relativement au squelette , que le diamètre grand-antéro-postérieur ne s'étend pas horizontalement , mais obliquement du haut en-bas et d'arrière en avant} de sorte que le bord supérieur de la symphyse des pubis est situé un peu plus bas que le promontoire ; cette position est nommée l'inclinaison moyenne,

ou régulière du bassin. Mais il est des bassins qui se rapprochent, ou s'écartent plus ou moins irrégulièrement et fortement de cette moyenne situation , et pour lors on les appelle trop , ou trop-peu inclinés.

§. 87. Outre la mauvaise position le bassin peut avoir des conformations vicieuses. Il peut notamment être soit trop étroit, soit trop large, ou oblique; des excroissances peuvent s'y élever , les symphyses s'ossifier.

§. 88. Le bassin est trop étroit, ( angustie du bassin) lorsqu'un seul ou plusieurs de ses diamètres s'écartent tellement de la longueur régulière, ci^-desssus d'ésignée, que dans le travail ils rendent le passage de l'enfant impossible sans le secours de l'art. L'étroitesse du bassin dans toutes ses dimensions est au reste un phénomène qui se présente rarement, peut-être jamais; le plus souvent elle n'a lieu qu'à l'égard d'un seul diamètre , et le plus communément de l'un des antéro-postérieurs.

§. 89. Le bassin est au contraire trop large, quand tous, ou plusieurs de sès diamètres, sont plus grands, que les dimensions indiquées. Cet excès de capacité du bassin dans tout son ensemble se présente quelque-fois , mais plus souvent ce n'est qu'à l'égard du détroit inférieur, ou du supérieur, et pour lors le plus fréquemment clans tous ses diamètres.

§. 90. Le bassin est oblique lorsque les deux diamètres obliques d'une de ses ouvertures ne sont pas de la même étendue: ce qui peut avoir lieu ou dans une seule ouverture , ou dans tout le bassin à la fois ; circonstance dans laquelle le bassin est souvent d'un côté moins profond que de l'autre, l'un des iliums plus bas que l'autre, le promontoire disposé obliquement vers la symphyse des pubis, et l'une des cavités cothyloïdes dans une situation différente de l'autre.

§. 91. Les excroissances osseuses (exostoses) peuvent s'élever sur chaque partie de la surface interne du bassin; mais c'est àux symphyses qu'elles paroissent le plus fréquemment, quand celles-ci sont ossifiées. C'est cette union non naturelle, établie entre deux os, qu'on nomme Anchylose. L'anchylose de la jointure du coccix au sacrum, et celle des fausses vertèbres du coccix entre-elles , rendent surtout l'enfantement pénible.

Enfin le sacrum peut être trop applati, ou trop concave, trop long ou trop court, et trop éminent au promontoire.

§. 92. A l'égard des différences entre le bassin de l'homme et celui de la femme , elles ne sont guère perceptibles que depuis 1'rïgc de puberté , le bassin des deux sexes étant au paravant assez semblable. Ce n'est que dès cette

époque que celui de la femme se développe , et éprouve les changement conformes à sa destinalion, tandis que celui de l'homme continue à rester dans sa conformation primitive.

Indépendamment de ce que les os du bassin 3 ainsi que les autres ossemens de la femme , \ï6rtent le caractère de son sexe, en ce qu'ils sont plus minces , plus lisses et mieux arrondis, que ceux de l'homme , le bassin de la femme se distingue encore par les différences suivantes : il est plus largs dans tous ses diamètres, la situation des iliums est plus horizontale , le sacrum est plus large, sa concavité plus douce, le coccix est plus mobile , les branches descendantes du pubis et les ascendantes de l'ischion sont plus divergentes, et conséquemment les- tubérosités sciatiques plus éloignées entre-elles chez la femme que chez l'homme; la symphyse des pubis est moins haute, et trace au bord inférieur une arcade , dans l'homme au contraire un angle aigu. Les cavités cotyloïdes, placées plus en avant, sont plus écartées l'une de l'autre, et, par celte raison, aussi les grands trochanters du fémur; d'où provient encore chez la femme une plus grande convergence de ces os vers les genoux,

IL Des Parties molles.

§. 93. On les divise en externes et internes. Les externes , nommées parties honteuses, sont situées en dehors du bassin. Elles conipren-

nent : le mont de venus , les grandes lèvres , les nymphes, le clitoris, V orifice de V urètre ou le méat urinaire , l'orifice du vagin , l'hymen , la fosse naviculaire et la fourchette.

L'on ajoute, quoique très improprement, à ces parties extérieures le périnée et l'anus à cause de leur rapport avec ces parties dans l'accouchement.

§. 94. Le mont de venus, où le pénil, est cette proéminence , formée d'un tissu cellulaire graisseux , qui couvre la symphyse pubienne et qui dès l'âge de puberté est couverte de poils.

§. g5. Les grandes lèvres sont deux replis de la peau, garnis de graisse, couverts de poils, et qui descendent du mont de vènus au périnée. Les grandes lèvres forment une fente qu'on appelle la vulve ; elles sont plus épaisses et plus fermes chez les vierges que chez les femmes mariées.

§. 96. Les nymphes ou petites lèvres , situées entre les grandes lèvres , sont encore deux plis, dont la couleur est vermeille et la forme semblable à celle de la crête d'un coq. Chacune de ces nymphes prend son origine au clitoris, auquel elles servent, par un replis, comme de prépuce et descendent à côté de l'orifice du méat urinaire jusqu'à la partie supérieure de l'entrée du vagin. Elles sont dans l'état de virginité fermes au toucher.

§. 97- Ou apperçoit à la commissure des nymphes un petit corps rougéatre nommé le clitoris. Cet organe est spongieux, très sanguin, susceptible d'extension et doué d'une grande sensibilité. Il prend naissance, à la branche descendante de l'un et l'autre des os pubis , avec deux corps caverneux , lesquels se joignent à l'arcade pubienne et aboutissent à la vulve.

§. 98. Six à neuf lignes intérieurement du clitoris, immédiatement en dessus de l'entrée du vagin , entre l'extrémité inférieure des petites lèvres , on remarque l'orifice de l'urètre. L'urètre est un petit canal membraneux d'environ 2 poxices de l'ongueur , qui passe dessous l'arcade du pubis venant de la vessie.

§. 99. Au-dessous de cet organe se trouve Vorifice du vagin qui, dans l'état de virginité, est pourvu d'une membrane circulaire , ou en forme de croissant, connu sous le nom d Hymen , lequel ferme en partie l'entrée du vagin, mais qui se déchire dans les premières approches conjugales, et forme ensuite les caroncules myrtif ormes, ou vaginales , qui en sont les débris.

§. 100. Les grandes lèvres s'unissent en en-bas au moyen d'un petit repli transversal nommé la fourchette. C'est entre celle-ci et l'entrée du vagin que se trouve une petite fosse qu'on appelle la fosse naviculairc.

\. loi. Le périnée est l'espace entre la fourchette et l'anus. Son étendue ordinaire est d'en-

viron deux travers de doigts. Il est composé de quelques petits muscles , de plusieurs vaisseaux sanguins et de la peau.

§. 102. On distingue, selon l'inclinaison du bassin , trois différentes situations des parties externes de la génération, savoir: la position antérieure , lorsque le bassin n'a pas assez d'inclinaison; la moyenne, lorsqu'il est médiocrement incliné ; et la postérieure , quand le bassin a trop d'inclinaison.

§. io3. Les parties génitales internes sont: le vagin, la matrice, les trompes de Fallope, les ovaires et les ligamens utérins. On y admet encore, quoiqu' assez improprement, mais à cause de leur proximité et de leur influence dans les accouchemens , la vessie et l'intestin rectum.

%. 104. Le vagin est un canal membraneux de la longueur de 4 à 5 pouces sur un de largeur, et comprimé un peu d'en avant en arrière. Il est situé dans la cavité pelvienne , ayant en avant l'urètre et la vessie, en arrière l'intestin rectum, et se dirigeant de la vulve au col de la matrice, où il se termine de manière que celui-ci plonge dans la partie .supérieure du vagin , qu'on nomme le fond ou la voûte du vagin. On distingue dans cet organe deux parois , une antérieure et une postérieure ; de même que deux membranes , dont l'une externe, l'autre interne. Celle-ci est une membrane mu-

(pieuse qui loge un grand nombre de follicules. Le vagin, surtout a la partie inférieure de la paroi antérieure , contient également beaucoup de rides, qui disparoissent en partie par l'accouchement et parle frécpient usage de l'acte de la génération.

§. io5. La matrice ou l'utérus, est un viscère creux d'une structure particulière , qui se rapproche du genre des cartilages dans l'état de virginité, et de celui des muscles dans la grossesse , et contient beaucoup de nerfs et de vaisseaux. Elle est située dans la région supérieure de l'excavation du bassin entre la vessie et l'intestin rectum. Sa figure ressemble à une poire aplatie , dont le gros bout est tourné en en-haut, le petit vers en-bas. La matrice possède exclusivement aux autres organes la propriété trèsremarquable, de pouvoir, pendant la grossesse, augmenter considérablement en masse, en force et en expansion, et la faculté de se rétrécir bien plus vite encore dans son premier état après la délivrance. Ce viscère est enveloppé extérieurement du péritoine, intérieurement d'une membrane lisse et perspiratoire. On y distingue antérieurement la face pubienne ou platte, postérieurement la face sacrée ou convexe, deux bords latéraux, le bord supérieur, et deux angles aux points où ces bords se rencontrent supérieurement.

On divise la matrice encore en trois partiels'

savoir: le fond, ou la partie supérieure ; le corps , qui en est la moyenne, et le col, la partie inférieure et mince, qui descend dans la voûte du vagin et qu'on nomme à cause de sa forme museau de ta?iche.

Dans le corps de la matrice on trouve une cavité triangulaire si petite , que ses parois se touchent presque par leur face interne. Dans cette cavité sont à remarquer trois ouvertures , dont deux , dans chacun des angles de la matrice , se portent de leur côté dans la trompe de Fallope ; la troisième, appellée orifice interne, vers le bas, conduit dans le col de la matrice.

Le col de la matrice forme un petit canal, qui, ayant sa plus grande ampleur dans son milieu, communique en en-haut par l'orifice interne, avec la cavité du corps de la matrice, et se termine inférieuremt dans le vagin , où il reçoit le nom d'orifice inférieur, ou externe, ou vaginal de l'utérus, et qui forme, dans l'état de virginité, une fente transversale, dont on distingue les deux bords relevés et lisses par lèvre antérieure et lèvre postérieure, desquelles la première est plus saillante.

§. 106. Les trompes ou tubes utérines, ou trompes de Fallope , sont deux conduits membraneux, étroits et vermiformes , situés aux deux côtés du fond de l'utérus. Ils naissent des deux angles de l'utérus , et serpentent vers les parties

latérales du bassin. Chacune de ces trompes est par son extrémité interne en rapport avec la matrice; l'externe , nommée le pavillon, est évasée et garnie de franges, au milieu desquelles se trouve une ouverture. Elle aboutit extérieurement et supérieurement de l'ovaire et s'ouvre dans l'abdomen.

§. 107. Les ovaires sont deux corps longitudinaux arrondis, aplatis , en quelque sorte glanduleux, placés latéralement de la matrice et au-dessous des trompes. Chacun de ces organes contient 12 à 20 vésicules , remplies d'un fluide lymphatique , qu'on nomme oeufs et qui portent les germes de l'homme à naître.

§. 108. On distingue les ligamens de l'utérus en larges et en ronds. Les premiers sont deux duplicatures du péritoine , dont les deux lames renfermant la matrice, l'attachent aux os coxaux , et se dirigent transversalement du bord de l'utérus à la paroi latérale du bassin.

Les prétendus ligamens ronds, ou cordons sus-pubiens , sont deux replis de la lame antérieure des ligamens larges , en forme de petits cordons, contenant un plexus vasculeux , et qui naissent des angles de la matrice. Chacun de ces cordons s'étend de son côté aux aines , passe par l'anneau inguinal et va se perdre dans le mont de venus.

§. îog. La vessie est un sac membraneux, servant à recevoir et à contenir l'urine , après avoir été préparée dans les reins, pour être évacuée ensuite par l'urètre. La vessie est située au devant de la matrice et en arrière de la symphyse du pubis.

§. 110. L'intestin rectum est l'extrémité inférieure du canal intestinal, dans lequel s'amassent les excrémens jusqu'au moment de leur déjection. Cet intestin descend à la symphyse sacro-iliaque gauche dans la cavité du bassin, et se trouve ainsi placé un peu à gauche et en arrière de la matrice, aboutissant à l'anus.

§. ni. Les parties molles de la génération sont sujettes, par rapport aux accouchemens , à des vices plus ou moins graves. Les suivans sont du nombre des plus conséquents.

Les grandes et les petites lèvres peuvent être en partie, ou totalement, unies l'une à l'autre, elles peuvent être difformes, œdémateuses, enflammées, ulcérées, ou affectées soit de veines variqueuses ou de hernie; le clitoris peut être trop grand, l'hymen fermé ou endurci; le périnée est quelque-fois trop grand, ou trop court, ou, par l'effet de quelque maladie, disposé à se déchirer.

Le vagin peut être trop court ou trop long, trop étroit, ou mciuc tout a l'ait fermé; il est

expose aux inflammations , aux ulcérations, aux fleurs blanches, aux ruptures et au prolapsus; cet organe peut encore être affecté de veines variqueuses , de hernie , de polype.

L'utérus peut être foible , enflammé , ulcéré, rompu, hydropique, squirreux ou attaqué de polype ; enfin il peut être ou double, ou même totalement absent. Ce viscère est également sujet à des positions défectueuses , telles que l'obliquité , le prolapsus, l'anté-version , la rétroversion et le renversement. L'orifice de l'utérus en particulier peut s'endurcir, se rétrécir, se fermer.

Il n'est pas rare de trouver les trompes et les ovaires attaqués des maladies de l'utérus, quoiqu'elles soyent plus particulièrement sujettes h être resserrés, fermés, enflammés, endurcis, hydropiqùes , squirreuses.

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