‹ Manuel des sociétés de tempéranceChapitre 4 sur 35 · DEDICACE · texte numérisé non relu

DEDICACE

A Sa Grandeur Monsei gneur Ignace Bourget , Evêque

de Montréal .

Monseigneur,

La bienveillance avec laquelle Votre Grandeur a daigné accueillir le Manuel de Tempérance, m’impose la douce obligation d’en dé' poser, à vos pieds, la seconde édition.

Cet humble volume, quoique dépourvu des principales qualités requises dans un livre pour opérer le bien, portera cependant, j’ose l’espérer aujourd’hui, des fruits de salut ; puisque ce sera par vos mains sacrées qu’il passera en celles de la jeunesse et du peuple Canadien pour qui il est fait. Accompagné des bénédictions de Votre Grandeur, il le sera aussi des bénédictions du ciel.

Monseigneur, aujourd’hui plus que jamais, ceux qui s’intéressent à la sainte œuvre de la Tempérance, sont pleins de confiance dans l’avenir. Car, qui pourra refuser de faire à Dieu le sacrifice demandé par cette société régénératrice, après l’exemple que votre grandeur a donné 1

Lorsqu’on a vu un Evêque, dont les vertus font l’admiration comme les délices des fidèles, humblement prosterné aux pieds des autels, au milieu de son peuple, dire à haute voix : “ O Jésus, abreuvé de fiel amer, je renonce, pour votre amour, à l’usage des boissons enivrantes; ” on croyait entendre l’Apôtre des nations disant, lui aussi : “ II est bon de

ne pas boire de vin . Si je savais qu’en mangeant de la viande, je

serais un sujet de péché pour quelqu’un, je ne voudrais jamais y goûter. ”

Ne cherchez pas votre propre satisfaction , mais le bien des autres.

Le haut rang social de Votre Grandeur, votre taible santé, vos travaux continuels, tout semblait vous inviter à suivre le conseil de St. Paul à Timothée. On a vu alors ce que peut faire le Chrétien, quand la charité s’est une fois emparée de son cœur. Rien ne lui coûte : il s’oublie lui-même, pour ne penser qu’au salut de ses frères.

Le sacrifice si humble, mais si grand et si admirable tout à la fois, que Votre Grandeur a fait, a déjà porté ses fruits. Peuple et cl^'gé, tous se sont dit: “ Suivons notre chef ; imitons notre Père. ” Et déià bien des larmes ont cessé de couler, bien des tamdles désolées ont vu luire des jours meilleurs.

* Cette dédicace appartient à la seconde édition.

DÊDICATION.

Votre Grandeur a bien voulu exprimer que c’était la bénédiction de notre humble travail, et le désir de le voir lu et médité partout, qui occupait son cœur, au moment de partir pour la ville éternelle ! Ces paroles, Monseigneur, d'une bonté et d’une charité toutes paternelles, me permettent donc d’espérer une autre faveur non moins grande. Lorsque vous serez dans la métropole delà chrétienté, et que, prosterné aux tombeaux des Saints Apôtres, vous demanderez, au Dieu des miséricordes, de répandre ses plus abondantes bénédictions sur votre Diocèse, vous voudrez bien prier en particulier pour celui qui, quoique le dernier et le plus indigne de vos Prêtres,

A l’honneur d’être, Monseigneur,

avec le plus profond respect, de Votre Grandeur, le très humble et obéissant serviteur,

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