‹ Manuel des Sociétés de tempérance dédié à la jeunesse du CanadaChapitre 4 sur 17 · M0NS£I6N£X7R · texte numérisé non relu

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La bienveillance avec laquelle Votre Grandeur a daigné accueillir le Manuel de Tempérance, m'impose la douce obligation d'en déposer, à vos pieds, la troisième édition.

Cet humble volume, quoique dépourvu des principales qualités requises dans un livre pour opérer le bien, portera cependant, j'ose l'espérer aujourd'hui, des fruits de salut ; puisque ce sera par vos mains sacrées qu'il passera en celles de la jeunesse et du peuple Canadien pour qui il est fait. Accompagné des bénédictions de Votre Grandeur, il le sera aussi des bénédictions du ciel.

Monseigneur, aujourd'hui plus que jamais, ceux qui s'intéressent à la sainte œuvre de la Tempérance, sont pleins de confiance dans l'avenir. Car, qui pourra refuser de faire à Dieu le sacrifice demandé par cette société régénératrice, après Texemple que votre grandeur a donné 't

Lorsqu'on a vu un Evêque, dont les vertus font l'admiration comme les délices des fidèles, humblement prosterné aux pieds des autels, au milieu de son peuple, dire à haute voix : " O Jésus, abreuvé de fiel amer, je renonce, pour votre amour, à l'usage des boissons enivrantes ; " on croyait entendre l'Apôtre des nations disant, lui aussi :'^ Il est bon de

ne pas boire de vin Si je savais qu'en mangeant de la viande, je

serais un sujet dépêché pour quelqu'un, je ne voudrais jamais y goûter,'^

Ne chen'chez pas votre propre satisfaction, mais le bien des autres.

Le haut rang social de Votre Grandeur, votre laible sanlé, vos travaux continuels, tout semblait vous inviter à suivre le conseil de St. Paul à Timothée. On a vu alors ce que peut faire le Chrétien, quand la charité s'est une fois emparée de son cœur. Rien ne lui coûte : il s'oublie lui-môme, pour ne penser qu'au salut de ses frères.

Le sacrifice si humble, mais si grand et si admirable tout à la fois, que Votre Grandeur a fait, a déjà porté ses fruits. Peuple et clergé, tous se sont dit : " Suivons notre chef; imitons notre Père. " Et déjà bi£/7 de» iarmes ont cessé àecou\er,\i\eiv^'e& i'assijî^'i^^^"^^^'^^'^^^ /aire des jours meilleurs,

18 DÉDICATÏON.

Votre Grandeur a bien voulu exprimer que c'était la bénédiction ôt notre humble travail, et le désir de le voir lu et médité partout, qui occupait son cœur, au moment de partir pour la ville étemelle ! Ceî paroles, Monseigneur, d'une bonté et d'une charité toutes paternelles me permettent donc d'espérer une autre faveur non moins grande Lorsque vous serez dans la métropole delà chrétienté, et que,prostem^ aux tombeaux de^aints Apôtres, vous demanderez, au Dieu des mi' séricordes, de répandre ses plus abondantes bénédictions sur voin Diocèse, vous voudrez bien prier en particulier pour celui qui, quoiqu< 1« dernier et le plus indigne de vos Prêtres,

A l'honneur d'être, Mcnseigneur,

avej le plus profond respect, de Votre Grandeur, le très humble et obéissant serviteur,

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