VIS. DES FLEUVES DU PARADIS. .')2. — UN DES FLEUVES DU PARADIS
TOUS DEUX FAISANT PARTI li DU CANDELABRE DE MILAN.
Le Dante, en se promenant dans le Paradis terrestre, où il voit le chandelier à sept branches, décrit avec complaisance l'eau qui en arrose les campagnes : « Cette eau, que tu vois là, ne jaillit pas d'une source qui se renouvelle avec les vapeurs condensées par le froid, comme un fleuve qui perd et recouvre son onde; elle sort d'une fontaine éternellement intarissable qui retrouve sans cesse, dans la volonté de Dieu, ce qu'elle répand par deux canaux toujours ouverts ^ » .
C'est une paraphrase poétique de ce verset de la Cfenèse « Un fleuve sortait de ce lieu de volupté pour arroser le Paradis ; de là il se divisait en quatre brandies : le Phison, le Géhon, le Tigre et l'Euphrate^ », Ces quatre fleuves, dont nous reproduisons deux, sont sculptés sur le pied du chandelier de Milan "'^.
.'I. Le Dante, « Purgatoire «, chant '28°, traduction do M. Mcsnard, volume du Purgatoire, page 377.
2. « Liber Genesis », cap. ii, vers. 10-14. Le Dante, qui est toujours un peu païen, renonce aux quatre fleuves du Paradis et ne fait sortir que deux branches de la grande source : le Léthé, qui ôte la mémoire du mai, et l'Eunoé, qui ravive le souvenir du bien. — Voir le chant 28 du « Purgatoire».
3. C'est d'après les beaux dessins que nous a donnés M. Yictor Petit, et dont plusieurs ont été publiés déjà dans les « Annales Archéologiques »,. à partir du volume xui, (jue sont réduites