‹ Manuel des uvres de bronze et d'orfévrerie du moyen ageChapitre 5 sur 151 · AUïKi. i)i; Mil siKc · texte numérisé non relu

AUïKi. i)i; Mil siKc

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MJR |;N ancien tableau, a la CATIIEHRALE UAIlItAS.

Non-seulement les anges qui portent les instruments de la Passion devaient être en métal, en bronze ou en argent, mais les colonnes elles-mêmes pouvaient être coulées en bronze ^. Quant à la crosse ou double volute, de laquelle

I. Autour (lo l'autel qu'il a fait exéculor pour la cathédrale de Clermonl-Ferraiul. M. Violletle-Duc a fixé ainsi des colonnes en mêlai supportant dos anges en métal également. Ce système, d'une richesse si grande et d'un éclat plus grand encore, est tout à fait conforme à l'esprit du

s'échappe le petit ange qui tient la suspension, elle est assurément en bronze ou au moins en fer forgé. Cette suspension, en forme de tour ou d'extrémité de clocher, est une œuvre d'orfèvrerie du même ordre que les nombreux reliquaires posés sur la table de l'autel et alignés sur la tranche du retable. Le « chef», assis sur la table et porté par deux petits anges agenouillés, doit être celui de saint Waast, apôtre et évéque d'Arras. Les autres reliquaires sont d'une forme assez variée, et que nous retrouverons dans ceux qui vont passer successivement sous nos yeux. Tout au sommet de l'édicule, auquel est accrochée la suspension de la réserve eucharistique, est plantée la croix à laquelle Jésus est attaché enti'e trois anges qui recueillent le sang divin, et Marie et saint Jean qui assistent à l'agonie du Sauveur. Ce petit groupe de six ])ersonnages était en métal, à n'en pas douter, comme il en existe encore bien des exemples. Nous engageons les architectes gothiques à méditer et scruter toutes les parties, même les moins visibles, qui constituent cet autel d'Arras : sauf les chandeliers et les vases sacrés, il y a là tous les éléments des autels de nos cathédrales du xiii' siècle.

De cet ensemble, passons aux détails.

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