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qui signifie » suJDstance », substances engendrées de terre, les humains par conséquente
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AU W USÉ EUE 1.' HOTEL DE C L U N Y. — L 0 NG. , 1 '" 8J ; II A U T. , 1 "M i.
Il y a d'autres autels en métal, bien j)lus célèbres et bien plus riches encore que celui de Bâic : le « PaIiolt(j » de Saint-Ambroise de Milan, la <( Palla-d'Oro » de Saint-Marc de Venise, la « Palla-d'Oro » d'Aix-la-Chapelle, dont il ne reste plus que dix-sept bas-reliefs en or repoussé 2. Je ne parle ni de l'autel de Pistoja, ni de l'autel Saint-Jean à Florence, ni d'un autre autel de Saint -Marc de Venise, parce qu'ils dalent d'une époque tro|) récente, des xiv' et xv'^ siècles. Du reste, tous trois sont en argent et d'une très-grande valeur; d'ailleurs encore, si l'on voulait en exécuter de ce style, il serait nécessaire d'aller s'y inspirer.
Aux xii' et xiir siècles, ce n'est pas seulement le devant de l'autel que l'on décore; on en pare surtout le dessus, puis le retable, puis la tranche même du retable, et enfin tout ce qui l'environne.
Sur le dessus de l'autel, la table proprement dite, on pose les chandeliers
1. M. W. Wackernagel a publié dans les o Mittlieilungen der Geseliscliaft fiir valerlsendisclK' Aitei'Uiumer in Basel » ( Bàlo, 18o7, in-4"j, un mémoire sur cet autel. A Bàle, MM. VVacliernagol et Cil. Riggenbach sont persuadés que l'autel est bien du \V siècle. En l'russe, Kugler, et en Autriche, M. G. Ileider, l'assignent au commencement du xnr' siècle. Entre ces deux époques, nous pencherions volontiers pour le xii° siècle, car le roinin est très-nettement accusé sur ce monument.
"2. Je possède le moulage en plâtre de ces bas-reliefs, infiniment curieux, qtii représentent la vie, la mort et la résurrection de Jésus-Christ, et enfin le Sauveur (imberbe) dans sa gloire entre la sainte Vierge, saint Michel et les quatre attributs des évangélistes. Il paraît que l'empereur Henri II, donateur, à ce qu'on assure, de l'autel de Bàle, aurait également donné cet autel d'or à Aix-la-Chapelle. Jlais celui d'Aix, d'alleurs plus riche et plus intéressant que l'autel de Bàle, est aussi plus ancien de cent ans peut-être. En conséquence, en assignant le commencement du \i'' siècle à l'autel d'Aix, il faudrait avancer jusqu'au xii'' celui de Bàle.
et les vases sacrés ; au retable, on représente en relief ou en peinture les scènes principales de la Passion ou de la vie du patron dont l'autel porte le vocable; sur la tranche, on aligne les reliquaires; du milieu de cette tranche part une petite construction, ])ilastre, faisceau de colonnes, clocheton, où l'on suspend la réserve et que l'on surmonte du crucifix. Autour de l'autel on plante des colonnes où se dressent des anges qui tiennent soit des candélabres, soit les instruments de la Passion. Tout cela, chandeliers, candélabres, vases sacrés, bas-reliefs, reliquaires, tabernacle et réserve, crucifix et anges, s'exécute en bronze, en argent, en or, en métal fondu ou battu.
Le n° k, réduction d'iui autel de l'ancienne cathédrale d'Arras, tel qu'il est peint sur un vieux tableau, ofl're l'exemple le plus complet d'un auiol ainsi paré et meublé.