‹ Manuel des uvres de bronze et d'orfévrerie du moyen ageChapitre 89 sur 151 · APPARTIENT A M. LE BARON DE CRASSIER · texte numérisé non relu

APPARTIENT A M. LE BARON DE CRASSIER

L'église Saint-Servais, à Maestricht, possède, nous venons de le dire, un tau qu'on dit avoir été trouvé dans le tombeau même du saint évêque de Tongres, mort et enterré à Maestricht, et auquel on donne son nom. Nous croyons tout simplement que c'est le bâton du grand cliantre de l'église de Saint-Servais et qu'il date du xii" siècle et non du iv". Quoi qu'il en soit, les deux branches du tau sont d'une rare élégance; elles semblent porter une petite plate-forme, veuve aujourd'hui de tout sujet, mais sur laquelle, à notre

ainsi décrit dans l'inventaire de 1573 : « Ung camahicu, cntaiilié en façon d'un gros homme (saint Louis), tenant en sa main dçxtrc une couronne d'e^pines, d'argent osmaiilé de veid et tanné, et on la main senesire une double croix d'argent doré (placé au bout d'un bâton), lequel baston est appelé le baston du chantre, qui est d'un bois nommé hebenne «. — Comie do Laborde, « Notice des émaux du Louvre », V partie, « Glossaire », page 140. — Cette curieuse expression de « gros liomme » ne doit pas signifier que saint Louis était épais, gros et gras; mais bien que cette sculpture était en ronde bosse ou en gros relief. Saint Louis, à ce qu"il me semble, n'avait rien de commun avec Louis le Gros.

L M. Arnaud Schaepkens, « Trésor de l'art ancien en Belgique », a publié, page 10, [)1. viii, la description et la gravure de ce bâton remarquable.

demande, M. Gaucherel a assis la sainte Vierge tenant Jésus. Ce tau, comme le précédent, est en ivoire^.

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