‹ Manuel du bibliothécaire, accompagné de notes critiques, historiques et littéraires (volume 3)Chapitre 21 sur 75 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

De la nécessité de maintenir P ordre étahU et

moyens d^y parvenir.

Les livres une fois placés d'après la méthode adoptée , il faut avoir soiïi :

A« que l'ordre établi soit maintenu et assuré de

tout boulepersement ;

B. de contribuer autant que possible à la prompte

recherche des livres dans leur nouvel ordre.

Le seul moyen d'atteindre ce but est , de faire aux

livres mêmes une marque distinctive pour designer

la classe et l'ordre où ib se trouvent (i). Cette

consiste en ce qu'à Fun d^eux il manque un registre , une table ; qu'il, y a quelque feuille déchirée , des feuilles- salies, etc., alors l'ouvrage est double et l'on conservera le mieux conditionné.

De sorte que nous pouvons établir la définition suivante : on nomme ouvrages doubles , deux exemplaires tFune seule et même édition étun ouvrage qui ne différent entieu» pair aucune marque essentielle,

(1) Car, si, dans une bibliothèque publique classée d'après le meilleur système , les livres n'ont pas de marque distinctive , on devra chaque fois qu'on demande un ouvrage , passer un temps infini à la recherche du livre demandé , à moins que tous les employés de l'établissement n'en connaissent la place par une contention de mémoire et après un exercice bien pénible de plusieurs années ; car a la longue on apprend môme à reconnaître les livres à leur reliure. Les titres étant bien mis sur le dos des volumes» la recherche n'en sera que plus facile.

opération achevée , il sera facile à chaque individu qui sait seulement lire , de chercher et de replacer chaque livre demandé sans perdre de temps. En second lieu , le bibliothécaire pourra facilement faire la révision de toute la bibUothèque pour voir si t#us les livres ont été bîeii replacés. Celte marque caractéristique sert enfin à pouvqir y dans toute cîr«eonslance, soit pour délc^ement d'une seule partie de livres ( pour cause d'incendie par exemple ) , soit pour emballer tous les hvres dans des caisses , replacer ces livres dans leur ordre primitif, même à l'aide de gens qui ne savent que lire.

Dans presque toutes les bibliothèques on a la coutume de mettre des inscriptions au-dessus des cases , ou du moins au-dessus de chaque salle , pour indiquer la classe de livres contenus dans telle ou telle case ou dans chaque salle respective. Mais les démarcations des livres mêmes différent entr'elles. Nous sommes d'avis que^ la méthode la plus simple et la plus facile est la meilleure pour les grandes bibliothèques ; nous ferons donc :

a. mettre une inscription en langue latine (a) au-

(2) La langue latine ^ comme la seule qui se soit sou^ tenue dans les écoles publiques et particulières | est Ion-» jours regardée comme la laogue usuelle des savaus de toutes les nations ; elle doit aussi être considérée comme la langue commune des bibliothécaires » non seulement pour les ins* criptions des bibliothèques , mais aussi pour les plans dea catalogues systématiques , et pour les obserTations à fiiiro dans ces catalogues.

dessus de cliaque salle, et aue àU-dessus de chaque grande division ;

à. coUer sur le bas du dos des ËYres uzie peiite étiquette , sur laquelle on inscrira le numera d'oFdre y en recommençant par le num, i dans chaque grande division , ou dans chaquf salle (3);

c. répéter ce numéro à l'intérieur de la couverture ou à la première feuille de chaque livre ; ajouter à ce numéro la lettre qu on a adoptée pour désigner chaque science , ainsi que celle

(3) Pour coUer ces petites étiquettes , on emploie a^ec avantage la eolU de ffanL Cette colk se fait avec des rognures do gants blanc» bien trempées dans de Feau et bouillies : on en fait aussi avec des rognujres de parchemin, 11 faut pour que ces deux colles soient bonnes , qu'elles aient la consistance de gelée tremblante lorsqu'elles sont refroidies^ Ces coUes ont l'avantage sur toute autre de ne pas poU" voir servir de nourriture aux insectes , de ne pas salir la reliure » et de pouvoir se coller sur les cuirs ou papiers* le» plus polis»

On emploie encore souvent de la colle faite avec de l'amidon dans laquelle on a fondu de la cire blanche; d'autre» relieurs emploient de la colle de potssoM.

Dans plusieurs bibliothèques on met ces étiquettes en haut dn dos, afin de pouvoir lire avec facilité les numéros des livres qui se trouveraient, derrière la première rangée, devant lesquels on aurait placé des livres d'un format plus petil. Nous ne pouvons adapter cette méthode , im quelle offre un trop mauvais coup-d'oni, a cause de la trop- grande variété des formats.

de la sous-divîsion à laquelle le livre appar-' tient (4);

*d. recommencer par le num. i la même opération pour chaque format (5) ;

e. répéter , pour l'intercalation ded livres , le numéro du livre précédent en lui ajoutant les lettres de l'alphabet latin (6) j et enfin

(4) Dans notre système par exemple , nous avons désigné par A majascule la partie d'histoire littéraire, par ti la division iqpii comprend les ouvrages sur Thistoire des uni- Yersités, académies, etc.; par d la sous-division qui comprend les ouvrages sur Thistoire des universités, etc., de la Belgique , et le numéro d'ordre du format du livre étant 187 , on metti*a dans l'intérieur de chaque volume de Fou- ▼rage A , vi, dii&7) et ainsi pour toutes les autres classes» Ces marques intérieures peuvent se faire de préférence au crayon de mine de plomb.

(5) Si Ton continuait ce numérotage par toute la bîblio- Ihèque et par tous les formats , il pourrait arriver que dans une très grande bibliothèque ce numéro devînt trop grand pour être mis sur le dos d'un livre très mince. C'est pour cette raison qu'il convient mieux de recommencer par 1 à chaque format et à chaque classe ou salle. Mais , pour éviter la confusion que pourrait produire la répétition des numéros pour chaque classe > il sera nécessaire de prendre pour chaque grande division , des étiquettes d'une autre forme ou d'une autre couleur.

(6) Par exemple : si le bibliothécaire achète des ouvrages qui doivent être intercalés entre la sous-division vi ( dont BOUS avons fait mention à la note 4 ci-dessus ) et la sonsdivision vu qui suit , on donne aux livres nouveaux le numéro d'ordre du dernier ouvrage de cette sous-diyision Ti , en ajoutant à côté , a^b, e^ etc. De sorte que le non-

/ tsàre pwr thsqi^e grwd^ division 4e&

synoptiqiies , qui indjqwnt les subdivis^pns et Tordre suivi daw l'ft^raQgeoiant de9 tivres.

Tds G^ment à pçu pnè^ les prÎAcipes gdiiéraux pour parvenir à notre but.

Dans cette opération il faut observer :

I® que les numéros d* ordre se rapportent à des ouvrages entiers (7);

a^ que tous les volumes d'un même ouvrage doivent avoir Je mêpae ojppiérp gt ^ miêxpe piarcpe çjçi dedans ;

3^ chaque volume coqtenant plusieurs ouyrçg)^ n obtiendra qu'un ^s^ijl aui^éi'o d^pjcdre (§)j

veau livré obtient pour marqua intérieure A, yi , d, 187, a, 187 b, '187 c, «te; sa marque exitérîeure sera également 187 a, 187 b, W c, etc.

<(7) Par exemple , Touvrage «uivant : Geaeh^chte dev 'Eofo-> pâisçJbieç «jbaatçD , heraùsgeg^]^n von A. j^. |j. ^efr^. jiîad F. A. Vkert, Tous las volumes 4^ oiet ouyi:çige porteront ,1q même numéro en dedans. On fera en outre pour chaque traité séparé qui y est contenu -(comme : -Gesebidite der deutscjb^en von J. C Pfi$ter) mi .b^llçtiD , ,en rqn voyant au titre général* Pour des ç^s .pareils ,o.n peut établir la régie générale suivante : chaque traité qui c^ un propre titre avec indication 4e lii^ jd^ipipxesifiQii et de d^e^ et.ayjmt une paginaiiçn p^tiçulière , doit être considéré comme un quvrage à part.

,(^ fl arrÎTe souvent qi^e pli^sieurs Quvr^ges ;sq(^t reliés epsembl^., m^is qu'il n'y a aucppe marque eiLl^évieiire qui Findique; dans ce cas il serait bon (le, poui^qir, faire mettre

(66) ^ les petites brochures , les disfiertatioiia trop minces pour receroir des étiquettes et qui se trouvent dans des cartons , seront numérotées sur le coté drok ainsi qua rintérienr de la couverture (9).

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