CHAPITRE IL
Des connaissances requises dans un Bibliothécaire et des devoirs quHl a à rempUr.
Ce que nous venons de dire du bibliographe y s'applique au Bibliothécaire ^ personne chargée de la classification j du soin ^ de la consen^ation et du service d^une bibliothèque (i).
Les fonctions du bibliothécaire sont d'autant plus importantes, que ses connaissances devraient être, pour ainsi dire , universelles (3). Il doit être par-^ faitenient au fait de l'histoire littéraire et du mé-
Qai ne connait aujourd'hui M. Renouard, Thistorien des Aides, le laborieux et modeste M. Gabriel Peignot , le savant et infatigable M. Van Praet , et M. Nodier en France ; l'Angleterre a son Richard-Heber , l'ilhister Spencer et le bibliothécaire Dibdin ; la Belgique M. Lammens , le baron de Reiffenberg ; la Hollande , M. le baron de Westreenen de Tiellandt et M. J. Koning ; rAllemagne y les Grimra , les Ebert , les Ërsch , les Heinsius , les Pertz , les Moue \ le Danemarck , les Abrahainson , etc^
(1) Sous les rois Garlovingiens , les biblîothécaii^s écriraient , dataient et expédiaient les actes de Tautorité royale. Les mêmes fbnctions leur étaient confiées par les papes « et leur charge tenait le premier rang à la cour pontificale. 11 en était de même des bibliothécaires des archevêchés , etc. y surtout en Italie.
(2) Les ouvrages qui traitent des fonctions du bibliothécaire se trouvent indiqués dans le 111. partie de notro utianueL
canisme de l'art typc^apbique (3); cette dernière partie surtout lui est essentielle pour décider du
(S) Quelques détails suflSront pour donner une idée sur le mécanisme de Fart typographique.
La typographie a surtout pour objet :
l» La gravure ou taille de» poinçons ^
2® La frappe des matrices ^
S^ La fonte des oaraetères ,
4* L'impression,
L'art de fondre les caractères à Taide de matrices frappées avec des poinçons à été découvert en Allemagne vers Fan 1440. L*utilité générale qu'on lui trouva en rendit les succès très rapides. Plusieurs personnes s'occupèrent ensuite de sa perfection. De sorte que fart de graver et de fondre les caractères est parvenu de nos jours à un degré de perfection qui laisse difficilement concevoir qu'il puisse s'élever plus haut.
Les procédés de Tart typographique sont : 1* La distrihu-" iion , 2* La composition , d<* L'imposition , et 4o L'impression.
La distribution des caractères , consiste à mettre chaque lettre et chaque signe de ponctuation , etc, dans le cassetin ( petits compartimens des différentes grandeur ) qui lui est destiné.
La eompûsiàion est Tart d'assembler les lettres conformément au manuscrit que l'on appelle copie. Les ouvriers chargés de cette opération , se nomment compositeurs.
L'imposition consiste à placer les pages formées dans l'ordre qui leur convient et à les entourer de différentes pièces de bois qui forment les marges de ces pages , étant plus basses que les caractères.
L'impression est l'art de fixer sur le papier d'une manière indélébile , avec le secours de l'encre et d*une prea-^
(ai)
fortnat , da caractère et de rinipression de c^taines éditions du i5^ siècle et du commeDcenient du i6® (4) ; il doit connaître aussi les afts dépendant de la typographie y tels que le dessin , la peinture (5)
sion suffisante , Tempreinte des caractères combinés suivant la copie. Les ouvriers chargés de cette opération se nomment imprimeurs. Celui qui dirige , sous les ordres du maître, les travaux d^une imprimerie , qui a la garde des matériaux nécessaires à leur exécution, Tinspection des ouvrages , qui est chargé de la lecture des épreuves, où au moins de la vérification des dernières corrections, etc., se nomme proie. Il est bonvent secondé, dans les grands établissements , par deux sous-pretea , dont l'un est attaché à la composition et l'autre aux presses.
(4) Chaque imprimeur avait alors sa fonderie et ses poinçons , qu'il retouchait ou gravait de nouveau lorsqu'il n'en était pas content , et alors il supprimait son nom et souvent l'année dans les premières éditions dont 11 était mécontent , etc.
(0) Comme il se trouve dans la plupart des grands établissements pour l'instruction publique des collectians de tableaux , nous croyons devoir conseiller aux bibliographes et aux bibliothécaires d'apprendre à connaître les différentes écoles d'où sont sortis les grands peintres , telles que Vécoh florentine , Yéeole romaine , V école de Venise , Véeolo lombarde , V école française , ï école allemande , V école kollandaise et Vécole anglaise; d'apprendre la nomenclature des peintres , afin qu'à la vue d'un tableau , ou du nom de son auteur , ils puissent reconnaître à quelle école il appartient ; alors la classification des tableaux sera métho. dique , beaucoup plus simple et plus instructive ; enfin il doit connaître les diffçrens genres de peinture , tel que la peinture à Tkuile , mu pastel , à fresque , à F encaustique ;
et la gravure , tant sur bois que sur cuivre (6) ,
la peinture éludorique ; la peinture en émail , et enfin la peinture sur verre.
On peut Gonsalter à cet effet :
Burtin j Fr. Xav. » traité des connaissances qui sont nécessaires a tout amateur de tableaux. Bruxelles 1808 , 2 vol. in-8®. avec fig.
^ Considérations , sur l'état de la peinture en Italie y dans les quatre siècles qui ont précédé celui de Raphaël ( par M. Artaud), 2. édit. Paris, Paris 1811, 1 vol. in-8o.
GatUt-de-SainUGemuiin , guide des amateurs de peinture dans les collections générales et particulières , les magasins et les ventes. Paris 1816 , 1 vol. in-8<'. On a du même auteur : guide des amateurs de tableaux pour les écoles allemande j flamande et hollandaise , Paris 1818 , 2 vol. in-12.
Huber, notions générales des graveurs divisés par nations , et des peintres rangés par écoles , précédées de l'histoire de la gravure et de la peinture depuis l'origine de ces arts jusqu'à nos jours , et suivies d'un catalogue raisonné d'une collection choisie d'estampes , Dresden et Leipsick 1787, 1. vol. in-S».
Laurier, manière de bien juger les ouvrages de peinture , Pai-is 1771 , l vol. in-12.
Len$ , André , du bon goût ^ ou de la beauté de la peinture considérée dans toutes ses parties , Bruxelles 1811 , 1 vol. in-8®.
(6) De tous les arts d'imitation il n'en est aucun qai soit d'une utilité plus générale que la gravure. Dès le commencement on s'en est servi pour étendre les diverses branches de nos connaissances. C'est à cet art que nous devons les plus sûrs moyens de communiquer la représentation des objets visibles ; c'est lui qui nous a dispensés d'avoir recours à ces descriptions embarassantes , et presque toujours
pour pouvoir bien juger du mérite des miniatu-
fautives dont on était obligé de se servit* pour faire connaître ce que Ton peut mettre aujourd'hui sous les yeux , et indiquer clairement , à Taide d'une estampe accompagnée d^une simple explication.
Ce que Fimprimerie a fait pour les scietices , la gfavure Va fait pour les arts ; elle a rendu aux anciens peintres d'Italie , en conservant et en multipliant leurs ouvrages y le même service que l'imprimerie a rehdu aux anciens auteurs.
Il existe peu de bibliothèques publiques où il ne se trouve quelque collection de gravures; il est donc intéressant de connaître quels sont les artistes qui se sont le plus distingués dans cette partie , tel que Gnay , Rivas, Clément Bîragues ; Gillé ; Hugo de Carpi , Massa Finiguerro , Man^ tegna , Albert Durer, Fr. Parmigiano , J. Chr. Le Blond ; Stapart ; Bonnet ; Gilles des Marteaux ; Simon ; BuUiard ; Redouté , Bervie , Duvivier , Desnoyers , Massard , Ponce, Laurent, Roger «Bolswert et les autres excellens graveurs auxquels nous devons la reproduction des chefs d'œuvres des Rubens , des Van Dyck , etc. y et de connaître les différentes sortes de gravure , telle que la gravure en relief et en creux des pierres et des cristaux chez les anciens ; la grami/re swn diamant , sur métaux ( la chalcographie ) ; sur bois , en clairobscur ou en camaïeu, en cuivre, à F eau forte, en con^ leur à l'imitation de la peinture , en manière noire ( connue sous le nom de Meito-tinto ) , ai» pinceau , au pastel, à l'imitation du crayQu, en lavis, sur acier, sur verre; gravure de fleurs , etc*
Nous finirons cette note par indiquer quelques auteurs qui ont écrit sur l'origine de la gravure , sur les différents genres , sur la vie des principaux graveurs , et enfin sur la manière d'arranger les porte-feuilles d'estampes.
^ ,Basan, dictionnaire des graveurs, Paris 1789, 2 vol. in>8.
Teê{'j) etdes figareBqui se rencontrent si souvent, soit dans les manuscrits^ soit dans les livres imprimés. Il doit savoir donner une description exacte d'un ouvrage
Beinecken , R. H. y. , idée générale d'une collection d*e^ tampes , etc. Leipz. 1771 , 1 vol. in-8<>.
^ Hubert et Roit , manuel des curieux et des amateurs de Tari ; Zurich 1797-1808 , 9 toI. in-8».
^^ JofiMen , essai sur Torigine de la gravure en bois et en taille douce , et sur la connaissance des estampes des 10* et 16* siècles , etc. Paris 1808 , 2 vol. in-^.
Enfin comme beaucoup de célèbres peintres et graveurs^ ont caché leur nom dans les tableaux ou gravures sous des monogrammes , chiffres , etc. , qui ne sont pas faciles à exprimer, nous indiquerons à ce sujet deux excellents ou« vrages qui seront d*une grande ressource aux ieonopkiles ; c*est :
^Bruillot, dictionnaire des monogrammes, marques figurées, lettres initiales et noms abrégés, sous lesquels les peintres , graveurs , dessinateurs et sculpteurs ont designé les noms, Siouttgart 1832, 2 parties in-4. et
Chriesi , J. Fr. , anzeige ùnd auslegnng der Monogrammen einzelnen ùnd verzogenen anfangsbùcbstaben der Namen, aùch andrer ziige ùnd zeichen , ùnter welchen berûhmte Ma- 1er , kupferstecher ù. a. d. Lûnstler aùf ihren vrerken sich verborgén haben, Leipzich 1747, ùnd Paris 1702, 1 vol. in-8.
(7) On a d^abord donné le nom de miniatwre aux pein* Inres qui accompagnaient les manuscrits , parce que dans Torigine c'étaient de simples traits marqués en marge ou aux initiales avec le mimti/m, Cest peut être , à cause de ces petites proportions de figures, que Ton a donné le nom de mimaitwe et ensuite mignaime ^ à un genre de pein* fnre en petit, dans lequel on emploie des couleurs délayées à Teau gommée.
qmelcQiufue , rare et eiiriiiiix ($) ; .e<i iM^idr^ Sdé-lement le titre ^ la date (9) ^ le Dom de la ville (lo)^ de rimprimeur et de l'auteur (11). Il doit s'appliquer aussi à connaître les écritures des difiërens siècles, pou«r apprendre à déchiffrer les manuscrits qui lui sont confiés (la). L'étude des médailles (i 3) ,
On pemt consulter à cet effet les eorrages suiirttnts *
Mayol , introd. à la mignatare , Arasterdam 1*771 , 1 Tel. in Vt^,
^^RivCy (abbé) essai sur Tail de vérifier l'âge des miniatures peintes dans les Mss. , in fol. etc.
Trait ^ del disegno e délie pittura in miniatura. Yenedig. 1768 , in 80. ,
Violet p traité sur Tart de peindre en miniature j Paris 1788, 2 vol. in 18.
(8) Car , pour dresser un bon catalogue , il faut connaître chaque livre autrement que par Tétiquette du dos j ou par le titre ; souvent les titres sont trx>B3peurs , et si on leur donnait trop de confiance , on couri^ait riftçpe de coiiilmeltre des méprises quelquefois /ort ridicplos , ioom«ie | par ^exemple « de placer le iarmté^es flwfiiims ^ 4faç4M#r«« , ayec les li/?rets xle PMbologie.
(9) V. II. part. chap. xii.
(10) V. II. part. chap. vin.
(11) Pour la copie des titres Toyez chap. xiy. et suir.
(12) V. II. part chap. i.
(i8) Oo appdle médaiUe (d« »cft Uiinm0talkm ,fi>4tal ) tonte pièce dW , d^argant , de brome, etiu 9 9^ à deux faoes > qvi porte une empreinte destinée à ceaser^v^r la mémoire dua grcmd hosmie , d'un sottwenaiii;! ou d^iui événement remarqtlable. 4
(a6) d« l'iconc^aphie (i4) et celle des manuscrits se
Nous borner à indiquer ici les simples élémens de la science des médailles , augmenterait encore trop notre volume , nous nous contenterons d'en indiquer les grandes divisions :
1^. Division , quant à la fnatière , dont sont composées les médailles , médailles d*or , d'argent , de billon , de bronze , de cuivre , d'étain , de fer , de plomb 9 de potin ;
. 2^ Division , quant à la forme. On distribue les médailles en médaillons , médailles et quinaires , pour Tor et Targent ; et pour le cuivre , en grand , moyen et petit bronze.
3^. Division , quant aux temps. On distingue les médailles en anciennes et modernes. Les médailles anciennes sont les médailles égyptiennes , grecques , consulaires , impériales , étrusques , gothiques ; on comprend parmi les médailles modernes , celles qui ont été frappées depuis environ 850 ans y c'est-à-dire , depuis la destruction de l'empire d*Orient.
' On peut consulter sur cette partie, les ouvrages suivants :
Eckhel , J. y doctrina numerorum veterum. Vindeb. 1792 sq. 8 vol. in 4.^ •
Jaeob , Ger. , traité élémentaire de numismatique ancienne grecque et romaine , composé d'après celui d'Ëckhel. Paris , 1825 , 2 vol. in-8.
Millin , A. L. , introduction à l'étude des médailles. Paris 1796 , in 8.
Rasohe , J. Chr. , lexicon universae rei nummariae veterum. Lips. 1785 , 7 tom. en 14 vol. in-8*
(14) Cest-à-dire la description des images ou statues antiques de marbre et de bronze • des bustes , des demL bustes , des dieux pénates , des peintures à fresque > des mosaïques et des miniatures anciennes etc. Un des meilleurs ouvrages sur cette partie est :
(^7) prêtent un mutuel secours. Les trésors de la litté^
rature ancienne doivent être son domaine , ainsi que ceui( de la littérature moderne ; enfin après avoir acquis la connaissance des livres , il doit se faire une méthode facile et lumineuse pour leur classification. Cette classification doit être simple et claire ^ et il faut qu'au premier coup d'œil , elle offre un résultat qui ne fatigue point l'esprit et qui plaise k l'imagination (i5).
, Visconiiy iconographie ancienoe , ou recueil des portraits authentiques des empereurs , rois et hommes illustres de Tantiquité. Paris 1811 et suiv. 8 yoI. ia 4». avec 1 vol. de pi. in fbl. Ces. quatre volumes comprennent Ticonographie grecque. L'iconographie romaine , dont Visconti nous a laissé le 1*' volume y est continuée par M. MoDgez , et formera 3 vol. in 4^, avec planches ^ et un supplément à Ticonographie grecque.
(15) Certainemeni: ce n*e$t pas un ouvrage e^isé de ranger en bon ordre les livres d*une grande bibliothèque. La multitude s*imagine qu^avec des moyens fort oudinaires on peut très-bien, réussir dans cette opération ; il est mémo des personnes qui y sans être de la classe ignorante de la société, ne sa font pas une grande, idée des foujctions du bibliothécaire. Parce qu'elles onJb vu la plupart de nos. Pluttts confier le sojn d^ leurs riches bibliothèques à leurs Ta.lets , ou à des hom^mes sortis de la boutique de quelque libraire , elles, croient qu'on peij,t-étre un bon. bibUothécair.e sans un grand sav.oir.
Pour ranger les livres dans un ordre savant et méthodique , ce n*est pas assez d'avoir une idée vague.de la matière dont ils traitent , il est nécessaire encore de bien connaître toutes ces branches et même jusqu'aux plus.
n fMt que h Jbibli^tbémre s^ exempt dor ttmte fiipèce depr^ugé» véHgîeux et pobtîqiiaeB (i6). Use doit att pt:^lie) et sartoot aux vtmt^ amateurs ^ qui iTMveroât en lut Ude biblifiChèque parlante , qui tirerotvt plus àe seconain de sa vaste et oomplaisanie
Î>etits rameaui , si Ton ^ent saivre leur enchaineoient , eut liaison et mettre chaque partie a la T^rifable place qui lai convient. Il se présente souvetlt la qtrcr^tiofï dô savoir dans quelle classe on rangera de préférence des livres qui , sous différens rapports , peuvent appartenir , soit à une classe , soit à une autre, soit même à plusieurs classes en même temps. Ce ne serait pas résoudre la question , d*imaginer qu'on se procurera plusieurs exemplaires d'un même ouvrage , pour en placer un dans chacune des classes avec lesquelles il a des rapports. Cette mesure ne ierûit que constater Fincertitude du bibliothécaire. Et si Ton mettait dans chacune des classes , des exemplaires de même édition , on surchargerait la bibliothèque d^un nombre de livres inutiles. Il faut dans les circonstances de Ce genre se décider par la qualité qui rend l'ouvrage pluâ retndrquable. Enfin celui qui a arrangé une bibliothèque d'après un système quelconque , doit être en état de dire pour quelle raison il à assigné à telle partie le rang qu'elle occupe dans la classification qu'il a adoptée*
(16) n est parfois à la tête des bibliothèques publiques des hommes d'une conscience timorée et d'une religion par trop méticuleuse , qui , dominés par leurs propres opinions, ne considèrent pas qu'un établissement pareil est destiné à l'usage des savans et des personnes studieuses de toutes les opinions. Loin donc de faife abnégation de leurs propres idées , ils écartent soigneusement du dép6t qui leur est confié , fovt livre qui est en opposition avéo leur manière de penser.
( ^9 ) éniditioti ^ que de ses rentres d'ordre , de ses taUes alphabétiques , de ses séries numérotées. Il se doit à une jeunesse curieuse et avide d'iustruction , pour qui il sera un guide sûr et affable , qui la conduira aux sources les plus pures et les pkts abordables. Il doit être pour les Professeurs des écoles publiques y un collègue utile , un ami éclairé , un conseil permanant, qui, de concert avec eux, travaillera au succès de l'instruction publique (17).
Nous sentons qu'en exigeant d'un bibliothécaire tant de savoir , tant de lumières , nous nous faisons à nous-méme notre procès. Au reste , si une expé-* rience de sept années passées au service d'une bibliothèque publique ne nous a pas rendu plus habile , au moins nous a-t-elle appris , en nous fesant connaître ce qui nous manque , quelles sont les connaissances requises du bibliothécaire et les devoirs qu'il
(17) Ce n'est donc pas sans raison que Ton compare le^ bibliothécaire ignorant à Teunuque chargé de la garde du séraih C'est un bibliothécaire de cette espèce qui , trouvant une livre hébreu , le porta ainsi sur son catalogue : Itmn^ vn litre dont h commencement est à la fin. L'académicien et enibassadeur Guill. Bautru , ayant visité 1% bibliothèque de rEscnrial , dont le bibliothécaire était si ignorant qu'il ne connaissait pas même la plupart des livres de sa collection , dit au roi d'Espagne , qu'il devrait donner 1 administration de ses finances à son bibliothécaire de l'Escoriai. Le roi en demanda la raison. « C'est , lui répondit' Bantrtt ^ parce qu'il «'a famais touché à ce que votre majesté lui a confié » .
a à remplir ; elle nous a mis en état par cela mèoÈm d'en parler avec plus d'assurance (i8).