Enfin la grande quantité d'abréviations
On pourrait encore ajouter à ces signes, dit M. Peignot, quelques autres marques qui n'appartiennent qu'aux éditions du i5® siècle, telles que des points carrés , des traits obliques en place de points
(8) Dans les premiers temps de Timprimerie , les impri* meurs laissaient la place en blanc, et les acheteurs faisaient ensuite remplir ce vide par des calligraphes qui y plaçaient la lettre initiale , accompagnée de quelque miniature ou d'ornement en or et en couleurs.
(4) Ce signe parait équivoque; car la virgule est très ancienne» et a été imitée des manuscrits.
(5) Cette inégalité et cette grossièreté ne subsistèrent pas long-temps; peu à peu les caractères se perfectionnèrent , et nous voyons sur la fin du 15* siècle des éditions bien préférables aui éditions de plusieurs imprimeries modernes.
(6) Nous avons déjà dit plus haut que Tusage des chiffres , signatures et réclames est d'une date postérieure i la découverte de Fimprimerie.
sur les ij des signes particuliers d'abréviation (7); mais en général tous ces signes sont quelquefois fautifs , et il faut être versé dans la bibliographie pour en faire une application toujours juste et concluante.
La solution de la question : Vers quelle époqiie^ Vimprimerie a-t-elle reçu son premier grade de perfection ? doit fixer l'époque jusqu'où l'on peut prendre les anciennes impressions comme incunables. Schelhom prend les incunables jusqu'à 1 5 1 7 ^ Engel, Panzer et d^autres jusqu'à tSao ; Kaiser jusqu'à i53o et Uffenbach même jusqu'à i533. Mais le nombre de ces anciennes impressions devenant trop considérable , la plupart des bibliographes les pren*nent seulement jusqu'à i5oo (8).