‹ Manuel du citoyen catholique [microforme]Chapitre 26 sur 34 · LE ON · texte numérisé non relu

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seule de déterminer dans quelles circonstances et

dans quelle mesure elle a l'obligation de remplir | ces différents devoirs, car l'Etat ne possède sur | elle, méme à cel égard, aucune sorte d'autorité.

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Go Quels devoirs particuliers s'imposent à l'Etat chrétien, par suite de l’obligalion où il est d'aider l'Eglise ?

Les devoirs particuliers qui s'imposent à l'Etat chrétien, par suite de l'obligation où il est d'aider l'Eglise, sont les suivants : (a) accorder à l'Eglise la protection légale qui est due à toute société licite en soi, (b) lui garantir l'indépendance dont elle a besoin pour exercer en toute liberté son pouvoir doctrinal, son pouvoir législatif, son pouvoir judiciaire et coactif, (c) pourvoir, si cela est nécessaire, aux besoins extérieurs de ses ministres et aux frais de son culte. (d) favoriser (c’est là la mission principale de l'Etat chrétien) la prédication du Saint Evangile. (e) mettre ses lois posilivement en harmonie avec celles de l'Eglise. (f) prêter, au besoin, à l'autorité religieuse Pappui de l’autorité civile, (9) réprimer tout acte d’hostilité contre l'Eglise et s'unir à elle pour combattre FES l’apostasie et le schisme.

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L'Église par une coopération positive comprenant les différents actes qui précèdent ?

. Non, il n’y a pas toujours obligation pour l'Etat d’aider l'Eglise par une coopération positive comprenant les différents actes qui précèdent. L’obligation de la coopération positive n’existe strictement pour l'Etat chrétien que dans deux cas:

lo Dans le cas où il y aurait urgente nécessité de défendre la foi chrétienne, la liberté de l'Eglise ou celle de ses ministres et de ses fidèles. etc. 20 Dans le cas où il en serait requis par l'Eglise elle-même.

00 Quels sont les avantages réciproques que l'Eglise et l'Etat trouveraient dans leur alliance mutuelle ?

Les avantages que l'Eglise trouverait dans son alliance avec l'Etat seraient: de pouvoir mieux faire servir les intérêts temporels des hommes à leur bonheur spirituel et d'empêcher plus sùûrement les méchants d’exercer leur pernicieuse influence sur ses enfants fidèles.

Les avantages que trouverait l'Etat dans une semblable alliance ne sont pas moindres ; car, le bonheur qu’il a pour but spécial de procurer aux hommes, ne saurait être réel ét assuré sans la

possession de la vérité et de la vertu que la reli-’ ‘gion seule peut donner. De plus, l'Eglise seule

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aussi, peut agir sur les consciences avec une autorité divine et faire obéir les hommes, moins par la crainte que par ia foi. Seule, enfin, elle peut retenir dans l’observation des lois, par une juste frayeur des châtiments éternels, ceux que

les châtiments des hommes n’effrayent pas ou ne pourraient atteindre.

90 L’Elat ne retirerait-il pas de son alliance avec l'Eglise de précieux avantages, méme aux point de vue purement temporel ?

Oui, l'Etat retirerait de son union avec l'Eglise de précieux avantages, même au point de vue purement temporel, car l'histoire prouve surabondamment la vérité de cette parole du divin Maitre : “ Cherchez ie royaume de Dieu et sa justice, et le reste vous sera donné par surcroit.” (Math. VI. 33.)

L'Eglise a toujours fait briller le flambeau de la civilisation et du progrès partout où son action sur les peuples a pu s’exercer en toute liberté. Elle a affranchi les esclaves, créé la liberté sociale et politique, ennobli et sanctifié le travail, favorisé le développement de l’agriculture, de l’industrie, des sciences et des arts et assuré les droits de la propriété.

C'est à l'Eglise enfin que là société £st redevable de ces institutions sans nombre où la

charité, sous milles formes diverses, se profigue au service de l’infirmité et donne non pas le surplus de ses ressources, mais se donne elle-mème à l'exemple de J..G. “ qui s’est livré pour nous.” (Eph. V. 2.) (*)

() La XLÈME proposition du Syllabus est ainsi conçue : La doctrine catholique est opposée au bien el aux inlérèls de la sociélé humaine.

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