m. Rampe o.oioS
j 8.800 m. Penie. o.ooi.
1 1.600 m. de niveau.
.......jJ.Y.o....... 2.400 m. cnsoulerr. Pcnle 0021»
Le souterrain de Liverpool est desservi par deux machines stationoaires placées au sommet. Sur tout le reste de la ligue, les machines locomotives sont le seul moteur, et au* plans intermédiaires du lUinhill, on a mieux aimé doubler leur force , au moyen d'une machine locomotive de relai , que d'établir deux machines fixes pour chacun de ces plans inclinés. Peut-être, ces deux machines fixes auraient opéré avec plus d'économie le passage d'un convoi isolé ; mais , pour établir ce système fixe intermédiaire > il eût fallu rompre le système entier de la ligne., et ne faire aller les machines locomotives que par relais. De là seraient résultés des retards, un encombrement de waggons au pied de chaque plan incliné, et d'autres inconvéniens graves, que l'habitude seule du service d'un chemin de fer peut bien faire connaître , et qui , évalués en temps perdu, représenteraient une somme d'argent considérable.
On aurait évité ces plans inclinés intermédiaires en établissant la ligue le long de la Mersey et remontant l'Irwell jusqu'à Manchester, Seulementcette ligne eût été un peu pluslongue.
Au chemin de fer de Saint-Etienne à Lyon, le terrain présentait d'extrêmes difficultés pour l'établissement des courbes. Une partie devait nécessairement être établie dans un ravin tor-
tueux que suit Je torrent du Gier, et il existe quinze passages souterrains sur toute la longueur de la ligne. L'on a donc dû se borner, à cause de la dépense^ à des courbes de 5oo mètres de rayon. Les pentes et les moteurs sont ainsi distribués :
Longueur. Pente. Rampe* Moteur.
Lyon à Givors* « i$*ooo o.ooo5 Machines locomotives.
Givors à Rive-de- Machines locomotives et
Gier 16.000 0.00$ chevaux.
Rixe-de-Gier à
Saint -É tien ne. aa.000 o.oi4 Ghevaux.
Sur cette dernière ligne , qui présente une forte inclinaison, on pourrait établir des machines stationnaires ; mais, malgré les frais considérables que coûtent les chevaux , les inconvéniens du système des machines stationnaires se présentent ici dans toute leur force. De nombreux chemins , des routes royales, coupent cette ligne de 22,000 mètres, et ce ne serait pas sans de grands embarras et des frais énormes qu'on pourrait parvenir à assurer , dans un pays aussi peuplé , le service de sept machines stationnaires, espacées de 3,ooo en 3,ooo mètres, et halant les convois à une si grande distance. Une telle suite de machines ressemblerait parfaitement à une chaîne dont il suffirait de casser un anneau pour mettre toute la chaîne hors de service.
Cette longue pente , de i4 cent, par mètre ,
eût pu être brisée par plateaux et par rapides. On a préféré la pente continue, dans le but de diviser la ligne entière en parties , où le système de moteur fut parfaitement identique, et conséquemment le service beaucoup plus régulier. D'ailleurs , on s'est ménagé ainsi tout l'avenir du perfectionnement des machines locomotives, et cet avenir n'est pas sans espoir, ainsi que nous l'avons vu.
Voici le profil du chemin de fer d'Andi ezieux à Roanne :
Roanne
Nullize