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APPLICATIONS DE LA CHALEUR

Combustible (houille , charbon de bois). — Brazeros-cheminées ( antiques , Rumford , Desarnod ). — Dalesme. — Gauger. — Guraudeau. — Harel. — Bonnemain ( calorifères à eau ; incubation artificielle, etc.). — Darcet, Qément , Péclet , Ghaussenot , Bronzac , Duvoir, Perkins , Séguier. —Calorifères et poêles (suédois, français, anglais). — Tirage des cheminées, ventilation, salubrité, etc., etc.

Appliquer la chaleur produite par les divers combustibles au chauffage des appartmens , et plus particulièrement au chauffage des fourneaux, étuves, chaudières à vapeur, etc., constitue une question sur l'importance de laquelle il est inutile d'insister. Aussi compliquées que variées , les applications de la chaleur nécessiteraient de plus amples détails que ceux que nous allons leur consacrer; mais nous n'insisterons que sur les procédés de chauffage suivis dans les diverses fabrications que nous avons à traiter, et nous ne ferons que donner un aperçu, autant complet que possible, des divers systèmes.

Si l'on considère que , sur la quantité de combustible consommé en France pendant une année

(300,000,000 kilogr.), le bois entre pour les a/3 et la houille seulement pour le reste, on voit de suite que c'est dans ce pays qu'on a dû chercher k perfectionner les cheminées et les fourneaux, pour tirer du combustible le plus de chaleur possible et compenser un peu sa cherté (i). C'est en effet eu France qu'ont été apportés les plus grands perfoo tionnemens daas lart du chauffage. Les constructions pyrotechniques des ingénieurs anglais ne sont que des modifications des nôtres.

Les brazeros sont les calorifères les plus anciens* (Par calorifères on entend les fourneaux , poêles et divers appareils destinés à porter la chaleur dans l'air des appartemens , des étuves , des ateliers , etc.) Employés encore de nos jours en Espagne et dans les contrées où le froid ne se fait sentir qu a de rares intervalles, les brazeros présentent l'application la plus économique du coi%bustible , car ce sont des sortes de fourneaux sans cheminée , que Ton met tout allumés au milieu des chambres que Ton veut chauffer; de sorte que toute la chaleur produite est recueillie ; mais ils présentent un inconvénient très grave et que l'économie ne saurait compenser : nous voulons par*

(1) En Angleterre , la houille est aussi commune que de bonne qualité ; aussi est-elle employée pour toutes les sortes de chauffage. C'est, sans contredit, de tous les combustibles, le plus important et le plus avantageux pour la production de la chaleur. Voici les qualités que Ton doit préférer i elle

tàtétregrasse ctGoUaute9potir nepuse réduire e&fouMftK

lid^iuurite i|ui résulte du mélange des gaz

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....jio, v(ui, s il n'est renouvelé avec soin, se

« ^-»4.*teA a u.ivei*kgnlkdufounieau, sans cependant l'être u^ c jcoa îorwer de trop grandes masses ; car alors toute la . .luleui mï concentre sous la croûte de houille fondue ; la ,ulU; rougit , est promptement brûlée, et le feu agit moins wwou'ui sur la chaudière. Quand on emploie une houille sic te £ciue, il faut la mêler avec des houilles maigres. Le îuv uic îuclange corrige les charbons maigres. Les variétés de houille sont très considérables ; mais sous le rapport de leur ctupLui comme combustible , on peut en distinguer trois puutip*ka : 1° La houille grasse (anglais : smilh-coal) , lé- *iic . (viable , très combustible , brûlant avec flamme blau<ac. laissant peu de résidu : les houilles de Rive-de- Uic* , Je Saint-Etienne , de Givors , de Newcasde, etc., etc., 4pp*t utuuent à cette variété. 2° La houille sèche, d'une ulu* $i aude densité que la précédente ; elle est peu solide et thtu uoir inoins foncé , brûle moins facilement sans s'agglutiner « »l laisse plus de résidu ; sa flamme est bleuâtre.

JUmlc* le* houilles que Ton trouve dans les terrains calt*uv« appartiennent à cette variété ; telles sont celles des vu\M\»iMi de Marseille, d'Àix, de Toulon. La houille de tYvwitt • dont se servent les brasseurs de Paris , appartient auwii A vtftte variété : elle contient si peu de bitume, qu'elle tadlo presque sans fumée. 3° La houille compacte (anglais : v^mwWmW) est d'un noir grisâtre et terne, solide, corn- |M\ W . fovt légère ; elle se laisse tailler et polir, et brûle facifeuu'ul» avec une flamme blanche, allongée. Cette houille uo *c trouve en abondance que dans le Lancashire, i Vigau vl A Kilaeuiiy, en Irlande.

Va uuautité de chaleur que développe la houille dans sa vombuation doit nécessairement varier, suivant sa composition. Kn général, celles qui renferment le plus d'hydrogène loUuvtfutcut à l'oxigène» sont celles qui en donnent le plui-

Uu voit par le tableau que nous avons jugé .nécessaire

trouve bientôt vicié au point de causer un commencement d'asphyxie. Dans les brazeros , on ne peut brûler que du charbon de bois, parce qu'il ne

d'exposer ici , que les houilles jouissant de la propriété de se boursoufler et de donner des cokes en masses volumineuses, renferment toutes un grand excès d'hydrogène, relativement ^ l'oxigène. Ces houilles donnent beaucoup de flamme et développent plus de chaleur que les autres, parce que l'hydrogène, à poids égal, en donne plus que le carbone*

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