DESCRIPTION DU DIAGRAPHE SIMPLE
TAPv M. GAVAUD.
Cet instrument est composé de deux tringles en acier a by a h* {fig, i, pl. 8), bien parallèles et parfaitement droites , j)ortécs, d'un côté, par un galet unique c et, de l'autre, par un chariot d garni de deux roulettes ee tournant sur pivot , et placées dans un même plan perpendiculaire aux deux tringles. Ces deux roulettes sont taillées en gorge angulaire et roulent sur une tringle ronde en acier poli } ; elles n'ont par conséquent, cliacune, que deux points de contact avec la tringle, que l'on doit choisir sans défauts et aussi droite que possible. Cette tringle est terminée par deux pièces en cuivre g g garnie inférieurement de petites pointes d'aciei pour l'empêcher de glisser.
Dans le cas où le chariot serait trop lomd pour la tringle et la ferait fléchir, ce qui du resïe n'apporterait dans le dessin qu'une erreur très-peu sensible, on pourrait placer de ])etits supports de distance en distance.
Le galet unique c ne porte point de gorge et roule sur la table; il doit être d'une hauteur telle, que les deux tringles <2 //, a' b' puissent être placées parallèlement à fa table sur laquelle on dessinera.
Une plaque k glisse le long des deux triiigles a y.,, a b' sans difficulté et sans jeu. Celle plaque porte pour cet effet, à sa partie inférieure, une boîte carrée /, comme on le voit Jig. 7 , et de l'autre , une portion d'une boîte j de même grandeur. La largeur intérieure de la boîte étant égale au diamètre des tringles, cette plaque aura bien peu de points de contact avec elles, et glissera par conséquent très-exactemcnl et sans effort.
Un lube k est fixé verticalement sur la plaque ; dans Ce lube passe un porte -crayon / semblable à ceux cm-
ÏÇ)6 APPSNDICE.
ployés dans les panlographes ordinaires : il est surmonté d'une petite cuvelle m pour recevoir des poids, et se lève au moyeu d'une !)ascuie//; o est un boulon qui tourne à volonté et sert à enrouler ou dérouler un fil qui s'allaclie à la parlic inférieure p de ce boulon.
IJjjc vis q y placée au-dessus du chai iot ^, sert à fixer les hingles a a' b\ de manière qu'ofï peut augmenter ou diminuer à voloulé la dislance du chariot au galet c.
Au-dessus du chariot d s'élève un conducteur r {fig. 2 et 3 ), dont la couj)e a la forme d'un T; il est composé de deux règles eu cuivre vissées l'iuie sur Tau Ire. Ce conducteur peut prendre toutes les inclinaisons et se fixer par une vis de pression s : il est surmonté par une poulie /, et la petite cage u peut glisser aisément et sans jeu dans toute sa longueur. Cette cage reçoit un fil extrêmement délié , au milieu duquel on marque un point noir ou blanc à l'aide d'un pinceau. A cette cage est attachée, près du conducteur , un fil qui, âprès avoir passé sur la poulie ^, puis sur une deuxième poulie x montée verticalement sur le chariot d , et sur une troisième poulie 7' placée horizontalement près du galet c, vient enfin s'attacher au bouton /; sous la plaque h. Il est nécessaire que ce fil soit parallèle aux tringles dans la partie qui joint le bouton à la poulie j , et dans celle qui attache la cage à la poulie t. Le parallélisme est inutile pour les autres poulies. On pourrait remplacer les deux tringles a 6^ a' ^' par une seule règle méplate 3, en acier, comme on le voit fîg. 3 et 4' La fy. 6 représente un oculaire vu de face et de profil; la vis c' sert à le fixer à la table , il peut s'allonger ou s'incUner pour prendre la position convenable. Il faut avoir soin de serrer les vis 6-' d' e pour qu'il ne se dérange plus./' est une plaque assez large, en cuivre noirci , pour reposer l'œil qui ne travaille pas : il n'est nullement besoin de celte manière d'en fermer un. La grosseur du trou oculaire varie de grandeur à volonté, au moyen d'une série d'autres trous de différentes graa* deurs percés dans une portion de cercle g\
APPENDICE. tg'J
Oïl peut , pour la réduction des tableaux , remplacer cet oculaire par un aulre , qui aurait pour plus de sûreté, deux supports , et serait composé de deux cercles qui, pouvant se mouvoir dans tous les sens sans déranger le cenlre de l'oculaire , permettraient de voir eu entier et très-facilement d'un seul point un grand tableau, quelque près qu'il fût de la personne qu'il des, sinerait.
Diagraphe projetant.
Pour obtenir ce diagraplie, il suftit d'ajouter au premier uu deuxième conducteur h' entièrement semblable au conducteur il se place au-dessus du galet c et peut , comme le précédent, se fixer dans toutes les inclinaisons.
Un oculaire i', composé, comme dans la y?g. 6, d'une simple plaque, monte et descend le long de ce conducteur et communique au crayon par un second fil k' (^fig. 4 ), passant sur une poulie au sommet du conducteur hj puis, par une petite poulie de renvoi m\ enveloppe une poulie ?i' placée horizontalement sous le conducteur, à côté du galet c, et vient s'attacher enfin à un second boulon o' fixé à la plaque du porte-crayon , et qui peut, comme le premier , augmenter ou diminuer la longueur du fil.
La Hgne p' , qui joint l'oculaire au point de mire, doit être dans une position parallèle à la règle d'acier z, pour que ces inslrumens soient parfailemente exacts. Il convient de prendre pour fil une matière qui ne soit pas élastique ; sans cela , le crayon marquerait avant de faire remuer le point de mire ou l'oculaire ; on se sert alors d*un fil extrêmement fin , en cuivre bien recuit.
Diagraphe umbritrace.
C'est le diagraphe simple, quand on veut que l'ombre soit portée par un point lumineux ; c'est le diagraphe |»rojetftnt , cjuand veut cjuo l'ombre soit portée pay de^j
rayons parallèles : seulement l'oculaire peut être porlé à droite ou à gauche de son conducteur.
Diagraphe panoramatrace.
Au lieu d'ajouter au diagraplie ordinaire un second conducteur, on place au-dessus du galet c une pièce en cuivre if , i;arnie à son exlrénvilé d'une petite rondelle en ivoire / ' , comme on le voit fi^. 1 et 8.
Celte petite rondelle peut glisser entre deux courbes bien parallèles s' s' {fig. i ), et n'avoir que le jeu nécessaire pour rouler : ces courbes sont portées par leurs extrémités sur deux chariots t' C garnis de roulettes u u' à gorge angulaire, comme celles du chariot d. Ces courbes peuvent être remplacées à volonté par d'autres courbes, au moyen des vis x' x' qui les fixent aux chariots. Deux petites tringles v . semblables à la grande, se placent par le même moyen , perpendiculairement à celte première, et un tubej' portant l'oculaire 2' sévisse sur la courbe intérieure, de manière à placer le trou oculaire au milieu des deux chariots. L^oculaire peut monter et descendre et se fixer par une vis a". Les courbes sont entièrement égales à celles du panorama qu'on veut tracer, et quand on se sert de cet instrument il faut rapprocher le chariot d du galet jusqu'à ce que la dislance comprise entre l'oculaire et le point de mire soit égale au rayon du cercle, si le panorama a pour courbe un cercle, ou en général égal au demi-grand ou petit axe de cette courbe.
Dans ce cas , il convient de prendre la courbe de manière que l'oculaire placé à son milieu se trouve diviser la courbe en deux parties égales.
Explication des figures de la planche 8.
Figure I, Vue en dessus des instrumens réunis pour dt^iaer sur un plan et pour tracer des panoramas^
APPEîTDirE. jgg
Figure sî. Elevai ioii vue par-devant des mêmes instruire n s.