‹ Manuel du droit public ecclésiastique françaisChapitre 111 sur 117 · RÉPONSE DE M. DUPIN · texte numérisé non relu

RÉPONSE DE M. DUPIN

» Mais dans ce qui tient à la discipline légale et à la police des cultes, dans les querelles qui ont de tout temps divisé le Sacerdoce et l'Empire, dans la défense du pouvoir temporel contre ce qu'on a aussi appelé de tout temps les entreprises du pouvoir spirituel , je réponds par les lois de mon pays.

» Mon livre, Monseigneur, est un livre de droit : il contient en texte les principaux actes qui constituent le droit public ecclésiastique du Royaume. Comme jurisconsulte et comme citoyen, j'ai eu droit de traiter ces questions.

» Je sais qu'autrefois, comme aujourd'hui, elles ont divisé les ultramon tains et les gallicans; que même, parmi ceux-ci, les évêques de France n'ont pas toujours envisagé quelques-unes de ces questions du même point de vue que les jurisconsultes et les magistrats.

» Et cependant, même sous la Restauration, j'ai eu ce bonheur que deux éditions du livre que j'ai publié sous le titre de Libertés de l'Eglise gallicane en 1824 et en 1826, n'ont excité aucune réclamation de la part d'aucun membre du clergé , et m'ont au contraire valu des encouragements et des témoignages honorables de la part de plusieurs hommes éminents.

» Or, Monseigneur, c'est dans ce même ouvrage, réimprimé dans le Manuel et qui en forme la première partie, que se trouvent tous les actes et tous les passages incriminés dans le mandement de M. l'archevêque de Lyon.

» Ce qu'il attaque, ce n'est pas des doctrines qui soient de mon invention , des opinions qui me soient

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