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MAXILLAIRE

93. Grâce à leur position plus facilement abordable, les glandes sous-maxillaires ont été plus complètement étudiées qu’aucune des deux autres espèces de glandes. L’étude de leurs fonctions a conduit à des résultats, qui sont bien plus importants que la

FONCTIONS DE LA GLANDE SOUS-MAXILLAIRE Vi3

seule connaissance de la sécrétion de la salive. Elles forment en elTeUa base de tout ce que l’on sait sur la nature de l'action glandulaire et sur l’influence qu’exerce sur elle le système nerveux. Avant de décrire les méthodes employées, il est nécessaire de donner quelques notions anatomiques indispensables, principalement en ce qui concerne les nerfs et les vaisseaux qui se distribuent dans la glande soüs-maxillaire.

La glande sous-maxillaire reçoit des nerfs de trois sources ; du facial, du ganglion sous-maxillaire et du sympathique cervical. La branche du facial, connue sous le nom de corde du tympan,

Fig. -13S. — Rapports des nerfs avec la glande sous-maxillaire du chien (d'après Cl. Bernard). — N, glande sous-maxillaire; O, glande sublinguale; JM, canal de Wharton et JL, canal de la langue sublinguale munis chacun d’une canule; T, S, S', branche linguale de la cinquième paire; T, facial; c, corde du tympan; g, ganglion sous-maxillaire; q, ganglion cervical supérieur; P, branche du sympathique allant du ganglion dans la glande sous-maxillaire; j, artère maxillaire interne; V, nerf vidien; l, branche du nerf lingual allant se distribuer , dans la muqueuse buccale.

arrive jusqu’au conduit de la glande, réunie au tronc du lingual, et l’abandonne pour accompagner le conduit au moment où ce nerf croise ce dernier (fig. 138). C’est dans l’angle qu’elle forme de la sorte avec le lingual, qu’est situé le ganglion sous-maxillaire ou le plexus ganglionnaire mentionné plus haut. De ce dernier parlent des fibres qui pénètrent dans la glande avec la

DIGESTION

corde. Les filets du sympathique viennent du ganglion cervical supérieur.

Physiologiquement, il est impossible de distinguer les nerfs provenant du ganglion sous-maxillaire des filets de la corde du tympan. Quand la corde du tympan est excitée, les artères de la glande se dilatent, et le courant sanguin devient plus rapide; il en résulte que les veines, ‘qui sortent de l’organe, donnent des pulsations, et que si on les ouvre, le sang qui en jaillit, a la couleur du sang artériel. En môme temps, le liquide excrété par le conduit salivaire est plus abondant et aqueux. Quand les fibres du sympathique sont excitées, les artères se contractent, la circulation est ralentie dans la glande, et les veines ouvertes ne laissent couler qu’un sang noir. La salive excrétée est filante et visqueuse.

Ludwig avait, le premier, démontré expérimentalement que l’activité de la sécrétion produite par l’excitation de la corde dépend directement d'un accroissement dans l’activité de la fonction des éléments sécréteurs de la glande, et non pas de modifications dans les vaisseaux sanguins, ou, en d’autres termes, que dans la glande sous-maxillaire, le mécanisme de lasécrétion ne consiste pas simplement dans la filtration, mais est dû à des changements qui s’opèrent dans la glande elle-même, de nature à déterminer un courant des vaisseaux, qui la traversent, vers le conduit vecteur. Cette conclusion était basée sur ce fait que, d’abord, si le conduit est étranglé, la sécrétion continue, quoique la pression dans l’intérieur delà glande soit plus considérable que dans les artères, et secondement que la sécrétion continue après que la circulation s’est arrêtée, par exemple lorsque l’animal a été décapité.

Des observations plus récentes portent à penser que la corde du tympan amène à la glande des fibres nerveuses de deux sortes, des fibres qui influencent directement la sécrétion, et d autres qui sont vaso-constrictrices, c’est-à-dire qui diminuent le tonus artériel. Parmi les observations les plus importantes qui ont trait à cette question, il faut citer celles qu’a publiées dernièrement Heidenhain. Cet observateur a trouvé que l’injection de l’atropine dans les artères ou les veines d’un animal enlève a la corde du tympan la propriété d’activer la sécrétion, sans lui ôter son

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