Démonstration du fait que la pression exercée dans
LE CONDUIT DE LA GLANDE SOUS - MAXILLAIRE PAR LE LIQUIDE SÉCRÉTÉ EST PLUS GRANDE QUE LA PRESSION ARTÉRIELLE. — Une
canule est placée dans la carotide sur le côté opposé du corps et unie à un manomètre à mercure; un second manomètre communique également de la sorte avec une sonde introduite dans le conduit de la glande. La pression indiquée par le dernier manomètre augmente graduellement jusqu’à ce qu’elle dépasse celle que marque le premier. Dans cette expérience, il est bon que le tube du manomètre qui est relié avec le conduit soit étroit. Sa branche libre doit communiquer par une ouverture latérale avec 'son réservoir placé à environ quatre pieds au-dessus de la table ; la disposition est la même que pour le manomètre du kymographe. De la sorte, avant qu'on ait commencé l’expérience, on exerce dans le conduit une pression équivalente à environ 50 millimètres de mercure. Quand on excite la corde du tympan, le mercure s’élève, et atteint le double de cette hauteur ou même plus. L’opération est la même pour cette expérience que pour l'expérience précédente, et le même animal peut servir. Dans ce cas, il est avantageux de ne point mesurer la pression artérielle; on la suppose égale à la pression moyenne.
97. Excitation des nerfs vasculaires. — Lorsqu’on excite les filets qui accompagnent la carotide ou l’artère principale de la glande, quelques gouttes de liquide sont sécrétées, mais la quantité est si petite, qu’à moins d’avoir soin que la sonde et le conduit soient complètement pleins, avantque laclef ne soit ouverte, il est presque impossible de s’en apercevoir. La sécrétion produite est si épaisse et si visqueuse qu’elle peut obstruer la canule.
DIGESTION