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des flacons dont la capacité varie de 100 cent, cubes à un litre.
On emploie aussi dans le même but des éprouvettes graduées comme celles qui sont représentées fig. 178.
Pipettes. — Une pipette est un tube de verre de la forme représentée fig. 179, et qui, remplie jusqu’au trait qu’elle porte, contient exactement le nombre de cent, cubes de liquide gravé sur ses parois. Certaines pipettes sont disposées de façon à laisser couler la quantité exacte de liquide par son propre poids; d’autres, au contraire , ne le laissent couler que lorsqu’on souffle à l’autre extrémité. Les premières sont préférables. Une troisième sorte de Fig. 179. — Pipettes graduées, pipettes est graduée dans la plus
grande partie de la longueur de façon à laisser couler à volonté des quantités différentes de liquide; mais celles-ci sont moins précises que les autres. Quand on se sert des petites, on place le liquide à mesurer dans une éprouvette ou une petite capsule, on plonge l’extrémité inférieure de la pipette dans le liquide, qu on a^piit
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jusqu’à ce qu’il ait quelque peu dépassé le trait de la pipette. On recouvre alors rapidement l'extrémité supérieure de la pipette avec l’extrémité mouillée de l’index, de façon à empêcher le liquide de s’écouler. On élève ensuite la pipette, de façon que le trait soit à la hauteur de l’œil et on soulève légèrement le doigt pour permettre au liquide de s’échapper jusqu’à ce que son niveau coïncide exactement avec le trait. On le laisse alors couler dans une capsule, et on enlève les dernières gouttes qui adhèrent à la pointe de la pipette en appliquant celle-ci contre la paroi de la capsule.
Firj. 180. — Burette de Mohv avec pince.
Fig. 181. — Support pour burettes.
608 NOTES PRATIQUES
Burettes. — Les burettes servent à verser les solutions titrées. Il y a plusieurs formes de burettes; la plus commode est celle de Mohr. Elle consiste en un tube gradué, à l’extrémité inférieure duquel est attaché un tube de caoutchouc, qui peut être ouvert ou fermé à l’aide d’une pince à ressort (fig. 180), de sorte que l’expérimentateur peut à volonté faire couler ou non la solution. La burette est maintenue verticalement par un support spécial (fig. 181). Pour empêcher la poussière d’y pénétrer, on place sur son extrémité supérieure un fragment de marbre poli. Dans beaucoup de circonstances la pince à ressort est très commode, mais quand on se sert de nitrate d’argent, ce réactif attaque la pince, et, de même que le bichromate de potasse, détruit le caoutchouc. Dans ces cas on doit donner la préférence à une burette munie d'un robinet en verre. On remplit une burette en la tenant inclinée avec la main pendant qu’on y verse doucement le liquide jusqu’à ce que ce dernier ait dépassé le zéro ; on la replace alors verticalement. S’il y a des bulles d’air, on les laisse disparaître d’elles-mêmes, ou on les enlève avec une baguette de verre. Puis on laisse couler la solution jusqu’à ce que son niveau corresponde exactement au zéro de la burette.
Fig. 182. — La figure de gauche montre l’aspect de la surlace d’un liquide, quand l’œil est placé au-dessus; la figure de droite montre la surface courbe dans un tube. La lecture doit être faite au-dessous du bord inférieur de la zone foncée,
Règles pour lire les graduations sur les burettes et les autres instruments gradués. — Quand un liquide est contenu dans un tube étroit, sa surface est plus élevée sur les bords en contact avec le
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verre que partout ailleurs; et si on examine sa surface courbe à la lumière transmise, elle semble formée de plusieurs zones ou bandes, dont l'inférieure est foncée (fig. 182). Pour éviter les erreurs et l’incertitude, on considère toujours le bord inférieur de la zone foncée commele niveau du liquide. Quand on lit la graduation, il faut évidemment que l’œil soit exactement de niveau avec la surface du liquide, autrement le niveau du liquide paraîtrait trop haut ou trop bas. On voit plus facilement la surface inférieure du liquide, si on place derrière le liquide une carte, dont la moitié supérieure est blanche et la moitié inférieure est noircie , de telle façon que la limite entre la partie noire et la partie blanche soit placée à environ 3 millimètres au-dessous de la surface; la surface inférieure du liquide semble alors limitée par une ligne noire très nette (Sutton). On lit très facilement et avec beaucoup d’exactitude la graduation des burettes en se servant du flotteur d'Erdmann (fig. 183), qui consiste en un réservoir de verre allongé lesté avec du mercure à son extrémité inférieure, de façon à flotter verticalement. Son diamètre étant un peu moins grand que le diamètre interne de la pipette, il se meut librement dans le sens vertical. Une ligne horizontale, tracée tout autour de son milieu est considérée comme indiquant le niveau du liquide; on ne tient pas compte, en effet, de la hauteur absolue du liquide.
Liqueur cle tournesol. — La solution, dont on se sert dans la neutralisation des liquides albumineux, se prépare en dissolvant une petite quantité de tournesol dans de l’eau distillée, en décantant la liqueur, et en l’étendant au degré voulu. Pour déterminer la force d’un acide, on prépare la solution de tournesol en mettant 10 grammes de tournesol solide dans un demi-litre d’eau distillée, laissant reposer dans un endroit chaud pendant quelques heures et décantantleliquide. On y ajoute quelques gouttesd’acide azotique étendu, de façon à produire une coloration violette, et buiidon sandkrson, labor. de filiysiologie.
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NOTES PRATIQUES
on conserve la liqueur dans un flacon ouvert à goulot étroit. Si la couleur vient partiellement à disparaître, on la fait réapparaître en exposant le liquide à l’air dans un flacon ouvert (Sutton).
i Solution titrée de soude. — Remplissez une burette de solution de soude et versez-la avec précaution dans une solution de 63 décigrammes de cristaux d’acide oxalique pur, complètement secs mais non efflorescents, dissous dans environ 70 cent, cubes d’eau distillée, jusqu’à ce que l’acide soit complètement neutralisé, ce qu’indique le tournesol. Notez la quantité n de la solution de soude employée, et ayant introduit dans un vase gradué 900 cent, cubes de solution de soude, ajoutez-y de l’eau distillée jusqu’à ce que le volume soit égal à !l0° * 140 cent, cubes. Si par exemple n = 93, les 900 cent, cubes donneront !'ü0 * 100 = 967,7 cent, cubes. 100 cent, cubes renferment ^ d’un équivalent en grammes (4 gr.) d’hydrate de soude, et neutraliseront ~ d’un équivalent en grammes d’acide.
Pour évaluer l’acidité du suc gastrique, on ajoute à 100 cent, cubes de la solution précédente de l’eau jusqu’à ce que le volume atteigne 1 litre.
222. Polarimètre. — De nombreuses substances, lorsqu’elles sont dissoutes, possèdent la propriété de la polarisation rotatoire, c’est-à-dire la faculté de dévier à gauche ou à droite le plan de polarisation d’un rayon de lumière polarisée, qui les traverse. Quelques-unes, telles que le glucose, le sucre de canne et l’acide tartrique dévient à droite le plan de polarisation, tandis que d’autres, telles que l’albumine, le sucre non cristallisable, l’essence de térébenthine le dévient à gauche. Gomme la déviation croit dans la môme proportion que la concentration de la solution et l’épaisseur de la couche à travers laquelle passe le rayon, il est facile de déterminer la quantité d’une substance dissoute en observant simplement la déviation produite par le passage d'un rayon au travers d’une couche de solution d’une épaisseur déterminée. L’instrument dont on se sert est représenté dans la fîg. ISi. Il consiste en un support sur lequel sont placés deux prismes de Nicol a et b. Le prisme b est fixé, mais le prisme a est mobile, et
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le nombre de degrés dont on le fait tourner est indiqué sur le cercle gradué s s par l’index s. Quand les deux prismes sont exactement placés dans la môme position, le rayon polarisé en b passe facilement, et si l’on regarde en a on voit que le champ est éclairé. A mesure que l’on fait tourner a autour de son axe,
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Fig. 184. — Saccharimètre. — a et b, deux prismes de Nicol, l'un [b) fixe, l’outre(a) mobile ; s, alidade mobile sur le tube gradué ss, indiquant l’angle de rotation a; q, lame de quartz formée de deux pièces; p, lame de quartz simple ; l et n , échelle et vernier du compensateur; v, pignon qui fait mouvoir le compensateur; r et r\ les deux prismes de quartz du compensateur; o o, logement du tube dans lequel est contenu le liquide à examiner.
le champ devient de plus en plus obscur jusqu’à ce que les deux prismes soient en croix; le rayon polarisé en b est alors entièrement arrêté en a, et le champ devient par conséquent entièrement noir. A ce moment l’index est sur le zéro. Si l’on place un tube de verre renfermant une solution de sucre ou d’albumine en o o, le rayon polarisé le traversera, et son plan de polarisa-
NOTES PRATIQUES
lion étant plus ou moins dévié il ne sera plus entièrement arrêté par le prisme a. Par conséquent pour l’arrêter et rendre le champ noir, il faudra faire tourner le prisme a d’un nombre de degrés correspondant, et l’étendue de la rotation est indiquée par l’index sur le cercle gradué. Gomme il est difficile de déterminer exactement la position de a correspondant au point le plus sombre du champ, Soleil et Ventzke ont ajouté diverses pièces qui compliquent l’instrument, mais augmentent beaucoup sa précision. La première est une lame de quartz q, formée de deux pièces dont la ligne de jonction est exactement au milieu du champ visuel. L'une des pièces dévie la lumière à droite, la seconde la dévie à gauche. Quand une solution de sucre est placée en o o elle augmente l'action de la moitié de la lame qui dévie à droite et diminue l’action de l’autre moitié qui dévie à gauche, et les deux moitiés du champ visuel prennent une coloration différente. Cette différence disparaît quand on fait tourner le prisme a, ou plus facilement encore à l’aide du compensateur n , dont les principales parties sont figurées séparément. Il se compose de deux prismes égaux r et ?*’ lévogyres de quartz dont les surfaces c et c' sont coupées perpendiculairement à l’axe optique du cristal. Réunis ils forment une plaque limitée par des surfaces parallèles et ils peuvent glisser l’un sur l’autre au moyen d’une crémaillère et d’un pignon v , de façon à diminuer à volonté l’épaisseur de la plaque. L’appareil dans lequel sont fixés ces prismes porte une échelle l et un vernier n. Quand le zéro du vernier coïncide avec le zéro de l’échelle, la déviation à droite des deux prismes est compensée par une lame de quartz dextrogyre p, et le champ visuel offre à l’œil une couleur uniforme ; mais aussitôt qu’on fait mouvoir les prismes, cette compensation cesse et les deux moitiés du champ se présentent avec une coloration différente. Le même effet se produit lorsqu’on place une solution de sucre en o o. On fait tourner alors la vis v jusqu’à ce que l’action du sucre soit contrebalancée et on lit sur l’échelle l’étendue de la rotation. A cette extrémité a se trouve un appareil télescopique qui permet de voir clairement la division entre les deux moitiés du quartz.
Quand on se sert de l’appareil, il faut placer l’extrémité b , vis-
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à-vis la flamme d’une lampe, il est bon de couvrir la flamme avec un cylindre en porcelaine, portant une ouverture qui ne laisse pénétrer que l’extrémité du saccharimètre, de façon à ne laisser passer que la lumière qui traverse l’appareil. Le zéro du vernier est placé vis-à-vis celui de l’échelle, puis l’expérimentateur applique l’œil en a , et met au point le télescope jusqu à ce que la ligne sombre dans le milieu du champ soit nettement définie. Si les deux côtés du champ ont exactement la même teinte, on peut procéder à l’opération, s’ils rie 1 ont pas, on les y ramène au moyen d’une vis et d'une clef, qui ne sont pas représentés dans le dessin. Le tube est alors rempli du liquide à examiner, et son extrémité fermée par un morceau de verre et un capuchon métallique, qui ne doit pas être trop solidement vissé. Le liquide doit être transparent et aussi incolore que possible. Une légère teinté jaune n’empêche pas la précision de l’expérience, mais une teinte rouge ou brune y mettrait un sérieux obstacle. Chaque instrument est généralement muni de trois tubes longs de 10, de 20 et de 5 centimètres; plus le tube dont on se sert est long, plus la détermination est exacte. Les liquides sombres sont examinés dans les tubes courts, mais s’ils sont très sombres il faut les diluer auparavant. On place ensuite le tube en o o, et on tourne le pignon v jusqu’à ce que les deux moitiés du champ présentent exactement la même teinte. En faisant tourner le prisme a, on obtient dans le champ différentes colorations; la coloration rose pâle est celle où il est le. plus facile d’observer les différences entre les deux moitiés du compensasateur. La distance entre le zéro du vernier et le zéro de l’échelle indique la déviation à gauche ou à droite; le compensateur est gradué de telle sorte, que chaque degré de l’échelle correspond à 1 gramme de sucre ou d’albumine dilué dans 130 cent, cubes de liquide, quand on se sert d’un tube long de 1 décimètre. Quand on emploie des tubes de différente longueur, le nombre des degrés doit être divisé par la longueur du tube pour trouver le degré de concentration de la solution. Comme le sucre et l’albumine dévient les rayons dans une direction opposée, on ne peut pas déterminer leur degré de concentration, quand ils existent tous les deux dans la même solution, parce que l’instrument
NOTES PRATIQUES
indique alors seulement la différence entre leur pouvoirs rotatoires. En pareil cas, il faut enlever l’albumine et déterminer la quantité de sucre. La différence entre la déviation causée par le sucre seul et celle causée par le sucre et l’albumine, est égale à la déviation causée par l’albumine. L’instrument peut aussi servir à distinguer des substances, telles que les corps albuminoïdes, qui se ressemblent très étroitement par leurs caractères généraux et leurs réactions, mais qui ont des pouvoirs rotatoires différents.
Le pouvoir rotatoire d’une substance est la déviation qu’une solution d’un gramme de cette substance dans un centimètre cube, contenue dans un tube d’un décimètre de long, fait subir à un rayon lumineux qui la traverse. Pour indiquer la déviation à droite de la lumière, on fait précéder du signe -f le chiffre qui exprime le nombre de degrés qu’à décrit l’index; le signe — indique la déviation à gauche. Le pouvoir rotatoire du sucre est -j- 5f>°, celui de l’albumine — 56°. Pour trouver avec le saccharimètre le pouvoir rotatoire d’une substance quelconque, on se sert de la formule suivante (Hoppe-Seyler) :
(a) / est le symbole habituel du pouvoir rotatoire dans la lumière jaune, a est la déviation indiquée par l'échelle, p le poids en grammes de la substance contenue dans 100 cent, cubes de la solution, et l la longueur du tube employé. Hoppe- Seyler a déterminé le pouvoir rotatoire de différentes matières albuminoïdes dans la lumière jaune ; il a trouvé que le pouvoir rotatoire de l’albumine du sérum, est — 56°, et celui de l’albumine de l’œuf — 35°, 5. La transformation de l’albumine du sérum en acidalbumiue par l’acide acétique ou f acide phosphorique fait monter son pouvoir rotatoire à — 71°, et sa solution dans l’acide chlorhydrique donne une déviation de — 78°, 7. L’albumine du sérum, traitée par la potasse caustique, donne une déviation de — 80°, l’albumine de l’œuf — 47°,- et 1 albumine de l’œuf traitée de la même manière, — 58°, 8.