‹ Manuel du laboratoire de physiologieChapitre 30 sur 120 · SECTION VI. — PRESSION ENDOCARDIAQUE · texte numérisé non relu

SECTION VI. — PRESSION ENDOCARDIAQUE

Ou entend pai pression endocardiaque la pression exercée par le sang sur la paroi interne du cœur. On peut la mesurer chez la grenouille et chez les mammifères.

I'i2 CIRCULATION OU SANG

65. Etude de ea pression endocardiaque dans le cœur de la grenouille, dans des conditions diverses. — Chez la grenouille, 1 action du cœur se maintient intacte après que l’on a séparé cet organe des centres cérébro-spinaux. Il n’est même pas nécessaire que le cœur reste en contact avec le sang ; on peut, en effet, substituer à ce liquide du sérum parfaitement frais d’un autre animal, sans altérer manifestement ni l’énergie, ni la régularité des contractions cardiaques. Ces deux faits permettent d’employer le cœur de la grenouille pour résoudre un certain nombre de problèmes, pour lesquels il est bon d’étudier les fonctions mécaniques du cœur, en dehors de l’influence du système nerveux.

Le mode de préparation du cœur, pour des expériences de ce genre, a été indiqué pour la première fois par le Dr Coats, de Glasgow, dans les recherches qu’il fit dans le laboratoire de Ludwig sur le travail exécuté parle cœur dans un temps donné. Celle méthode a été depuis employée et plus ou moins modifiée par Bowditch, Brunton et d’autres physiologistes. Le cerveau et la moelle épinière sont détruits et le péricarde mis à nu de la manière qui est indiquée £48, è. Puis le corps de la grenouille est coupé transversalement au-dessous du foie, et le sternum enlevé avec les membres antérieurs, en ayant soin délaisser sur un des eûtes ungrandiambeaude peau, qui servira à recouvrir lesnerfs et le cœur. Le cœur est ensuite dépouillé du péricarde, et le petit ligament, qui le réunit à la face postérieure de cedernier est lié et divisé. Cela fuit, on lie une des branches de l’aorte et on fait pénétrer par l’autre branche dans le bulbe et le ventricule une canule. Les ligaments supérieurs du foie sont à leur tour sectionnés afin d’arriver â la veine cave inférieure, par laquelle on introduit une grande canule dans l’oreillette droite. On enlève le foie et les poumons , on ouvre sur la ligne médiane l’estomac et on introduit une baguette de verre, légèrement atténuée à ses deux bouts, à travers la bouche, dans l’œsophage. L’extrémité libre de la baguette, qui sort de la bouche, est fixée sur un support et le tube, inséré dans l’oreillette droite, est mis en communication, au moyen d’un tube flexible, avec un réservoir de verre rempli de sérumde lapin rougeâtre. On peut se servir comme réservoir de l’encrier à siphon. L’aorte communique de la même manière avec un

PRESSION EN DOCA R D I A Q ü E

Page 1