‹ Manuel du laboratoire de physiologieChapitre 72 sur 120 · Effbts de l’épuisement. — Observation Hl. — Détermi · texte numérisé non relu

Effbts de l’épuisement. — Observation Hl. — Détermi

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nez avec un fort courant interrompu le tétanos sur un muscle, sur lequel sont directement appliqués les électrodes. Enregistrez le mouvement sur le cylindre. Maintenez le courant pendant quelques minutes. La courbe s’abaisse graduellement depuis le point culminant jusque très près de la ligne des abcisses; et même après une action très prolongée, un abaissement soudain marquera l’arrêt du courant.

Observation IV . — Faites passer à travers un muscle un courant d’induction d’une certaine intensité. Enregistrez la contraction, tétanisez ensuite le muscle au moyen d’un courant interrompu pendant dix à vingt secondes; faites de nouveau passer le courant simple, vous observerez une contraction beaucoup plus faible que précédemment, ou même vous n’en observerez pas du tout. Répétez la même expérience au bout de quelques minutes, la contraction se rapproche beaucoup de son intensité primitive.

U irritabilité d'un muscle est diminuée par la contraction et spécialement par le tétanos ; après une période de repos , l’irritabilité est rétablie même dans un muscle dans lequel le sang ne circule plus.

Obsei'vation V. — Répétez l’observation sur un muscle dans lequel le sang circule. Le rétablissement de l’irritabilité sera beaucoup plus rapide et beaucoup plus complet.

Avec l’appareil d’induction de du Bois-Reymond, la transition dJun simple courant induit à un courant interrompu peut être facilement effectué de la façon suivante: l'appareil étant disposé pour faire passer un courant interrompu, le levier-clef a étant soulevé, pressez le ressort de l’interrupteur magnétique jusqu à la pointe de platine et ouvrez le levier-clef b , le courant passe dans le circuit primaire et il en résulte un courant d’induction simple (de fermeture ou d’ouverture). En laissant aller le ressort on obtient des courants induits alternatifs. On peut les arrêter à volonté en pressant sur le ressort, et on peut obtenir de nouveau un courant simple en le laissant se relever contre la pointe de platine.

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32. Phénomènes qui accompagnent la contraction musculaire. — On ne peut déterminer ces phénomènes d'une façon satisfaisante qu’en étudiant le tétanos. Ceux que présente une seule contraction sont trop peu marqués et trop fugitifs pour être nettement distingués.

Observation VI. — Pendant la contraction iln y a pas de changement appréciable dans la masse du muscle.

Prenez la jambe tout entière, ou mieux les deux jambes d’une grenouille y compris les insertions des muscles de la cuisse sur l’ilion et le coccyx, et enlevez la peau. Enroulez un iil de platine autour de chaque extrémité de la jambe. Placez la cuisse dans un flacon rempli d’une solution normale de sel, bouchez le flacon; faites passer au travers du bouchon deux fils de platine ainsi qu’un tube de verre étroit. Remplissez le flacon jusqu’à une certaine hauteur avec la solution saline. Assurez-vous qu’il ne reste pas de bulles d’air au-dessous du bouchon ou contre la jambe et que le bouchon est fermé hermétiquement. Disposez une échelle derrière le tube de verre, de façon à déterminer exactement le niveau de la solution, et mettez les fils de platine en communication avec une bobine d'induction disposée pour envoyer des courants interrompus.

Tétanisez la jambe avec des courants d’induction puissants; on n’observe aucun changement dans le niveau du liquide dans le tube.

Observation VII.— Pendant la contraction l’élasticité du muscle est diminuée , c’est-à-dire que son extensibilité est accrue.

Chargez un muscle avec un poids de 50 grammes et notez l’étendue de l’extension. Enlevez la charge et tétanisez le muscle. Quand le tétanos est à son maximum, chargez de nouveau le muscle de 50 grammes et notez l’extension. Elle est beaucoup plus considérable dans le second cas que dans le premier. Si on recueille les graphiques de l’extension sur un cylindre enregistreur, on obtient des courbes semblables à celles de la figure 119. Quand le muscle est à l’état de repos et ne supporte aucune charge, le style du levier décrit la ligne droite o x. L’application et l’enlèvement soudain de la charge

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produit Ja courbe x a ; dans ce cas, le muscle ne reprend pas sa longueur primitive. Par la tétanisation, le muscle se raccourcit de toute la distance qui s’étend entre x ' a, et o et l'application de la même charge que précédemment produit la longue courbe o'a'.

Observation VIII. Pendant la contraction , il y a une diminution, une variation négative du courant musculaire naturel.

Ce phénomène s’observe au moyen du galvanomètre. (Yoy. le chapitre suivant.)

On peut aussi J observer en excitant, au moyen des variations du coûtant musculaire, un nerf se rendant à un autre muscle.

Procurez-vous deux pattes ’galvanoscopiques aussi irritables que possible ; 1 une d’elles comprend toute la jambe avec le fémur coupé près du genou et le nerf sciatique aussi long que possible (fig. 120, A) ; l’autre doit comprendre, en outre, tous les muscles de la cuisse (fig. 120, B.).

Toutes les deux sont du reste dépouillées de leur peau.

Placez B sur une lame de verre et de façon que le bout (central) du nerf repose sur deux électrodes communiquant avec une bobine d’induction.

Appliquez le nerf de A sur les muscles de la cuisse de B , comme le représente la figure.

Faites passer un courant d’induction simple à travers B ; il se produit une contraction simple des muscles de B, et presque en même temps une contraction simple des muscles de A.

Faites passer un courant induit interrompu à travers les électrodes de B. Les muscles de B sont tétanisés, il en sera de même des muscles de A.

La contraction simple des muscles de B détermine une simple variation dans les courants naturels des muscles de B ; celle-ci agit comme un excitant pour le nerf de A et détermine ainsi une contraction simple dans les muscles de A.

Fl g. 120. — Muscles et nerfs de grenouille disposés pour l’expérience de la grenouille rhéoscopique.

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Quand les muscles de B sont tétanisés, chacune des contractions dont l’ensemble constitue le tétanos, détermine une variation correspondante dans le courant naturel, qui, parconséquent, pendant la durée du tétanos, subit une succession de variations. Chaque variation agit comme excitant sur le nerf de A et par suite les muscles de A sont tétanisés et chacune des contractions du tétanos correspond exactement à chacune de celles des muscles de B.

Avec le galvanomètre, on n’observe aucune série correspondante de variations dans la position de l’aiguille; la variation négative, pendant le tétanos, apparaît comme un simple retour en arrière de l’aiguille, ce qui est dû à ce que l'inertie de l’aiguille l'empêche de suivre avec une rapidité suffisante les variations du courant.

La preuve que la variation négative du tétanos est bien réellement composée d’une succession de variations est fournie, non par le galvanomètre, mais par l’expérience précédente avec les muscles de grenouille, ou, comme on l’appelle souvent, avec la grenouille rhéoscopique.

L'expérience ne réussit du reste que si les nerfs sont parfaitement frais et irritables.

Observation IX. — Après avoir obtenu des résultats satisfaisants, liez solidement dans un cas le nerf de B entre les muscles et les électrodes, et, dans un autre cas, le nerf de A entre les muscles et la portion du nerf qui repose sur les muscles de B.

Dans les deux cas les contractions secondaires de A feront complètement défaut. Si elles se manifestent, il faut alors recommencer l’expérience sur de nouvelles préparations avec des soins minutieux.

Observation X. — Pendant la contraction le muscle devient acide . — Préparez deux muscles, soit le gastroenémien ou le muscle droit, ou mieux peut-être, prenez tous les muscles de la cuisse. Laissez l’un, A, sans y toucher, tétanisez l’autre, B, à plusieurs reprises. Faites une incision sur chacun d'eux et essayez leur réaction. A sera neutre ou alcalin ; B sera distinctement acide.

Observation XI. — Pendant la contraction la température du muscle s'élève. Préparez la jambe entière avec le nerf sciatique j

burdon sa.ndersox, labor. de physiologie.

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choisissez une grenouille vigoureuse et de forte taille. Enlevez le fémur dans la plus grande partie de sa longueur, en prenant soin de ne blesser que le moins possible le nerf et les muscles.

A la place du fémur introduisez le réservoir d’un thermomètre indiquant les dixièmes de degré; enveloppez soigneusement le réservoir avec les muscles; entourez la cuisse de ouate et attendez que le niveau du mercure reste constant dans le thermomètre. Le thermomètre doit être solidement fixé. Maintenant faradisez le nerf. Les muscles seront tétanisés et le mercure s’élèvera dans le thermomètre.

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