‹ Manuel du laboratoire de physiologieChapitre 77 sur 120 · OUVERTURE · texte numérisé non relu

OUVERTURE

Très faible.

Contraction.

Repos.

Repos.

Repos.

Faible.

Contraction.

Repos.

Contraction.

Repos.

Moyenne.

Contraction.

Contraction.

Contraction.

Contraction.

Forte.

Contraction.

Repos.

Repos.

Contraction.

EXCITATION 1ES NERFS

On remarque que les premiers effets qui se manifestent, sont ceux de la fermeture du courant descendant , qui reste dans toute la série l'excitant le plus certain et le plus énergique.

Yient ensuite la fermeture du courant ascendant , puis Youverture du courant descendant , et enfin l'ouverture du courant ascendant , de telle sorte que pour le degré d’intensité moyenne du courant, la fermeture et l’ouverture aussi bien du courant descendant que du courant ascendant déterminent une contraction.

Quand l’intensité du courant est plus considérable, la contraction qui suit la fermeture du courant ascendant diminue et finalement disparaît complètement. La contraction causée par Y ouverture du courant descendant subit ensuite le même sort, de sorte qu'avec un courant de forte intensité, on n’observe avec chaque courant qu’une seule contraction, à la fermeture pour le courant descendant , à Y ouverture pour le courant ascendant.

40. Influence du courant constant sur l’excitabilité. — Placez dans la chambre humide une préparation de grenouille avec levier, etc. Préparez deux paires d’électrodes impolarisables. Placez l’extrémité du nerf sur deux électrodes situés à 1 ou 2 centimètres, et unis à une pile, et intercalez un commutateur dans le circuit. Placez la deuxième paire d’électrodes (électrodes excitateurs,) entre la première paire et le muscle et réunissez-la avec un appareil d’induction.

Quand le courant polarisant est descendant, la partie du nerf sur laquelle reposent les électrodes excitateurs est très rapprochée du cathode; quand il est ascendant, elle est très rapprochée de l’anode.

Observation III. — Le courant polarisant étant interrompu (la poignée du commutateur est horizontale), faites passer un courant d'induction simple (d’ouverture) à travers les électrodes excitateurs et enregistrez la contraction, faites glisser la bobine secondaire si cela est nécessaire, jusqu’à ce qu’il se produise une contraction moyenne, et notez la distance qui sépare les deux bobines.

Faites passer un courant polarisant ascendant à travers le nerf

EXCITATION DES NERFS

(au moyen des électrodes polarisants), les électrodes excitateurs seront par suite très rapprochés de l’anode.

Négligez la contraction que peut déterminer la fermeture (et l’ouverture suivante) du courant polarisant constant; et tandis que ce courant est ascendant, faites passer par les électrodes excitateurs un courant induit simple de la même intensité que précédemment. Enregistrez la contraction.

Interrompez le courant polarisant, et, après quelques minutes de repos, faites passer une troisième fois le courant induit dans les électrodes excitateurs.

On remarquera que de ces trois contractions ainsi produites par le même excitant (le courant induit) dans des conditions différentes, la seconde est beaucoup plus faible que la première, mais que la troisième a à peu près la même intensité (quelquefois un peu plus forte) que la première.

Pendant le passage d'un courant constant, l' excitabilité d’un nerf est diminuée près de l'anode, le même excitant produisant une excitation nerveuse plus faible et par conséquent aussi une contraction plus faible.

Observation IV. — Éloignez suffisamment la bobine secondaire de la bobine primaire, pour qu’un courant induit ne produise aucune contraction quand on interrompt le courant polarisant qui passe dans le nerf. Faites passer un courant descendant à travers les électrodes polarisants. Faites passer de nouveau le même courant d’induction que précédemment ; il se produit une co\ traction.

Pendant le passage d'un courant constant , l' excitabilité est diminuée près du cathode.

Observation V. — Tout étant disposé de la même façon que dans l’observation précédente, mettez l’interrupteur magnétique en communication avec la bobine primaire. Enregistrez les mouvements du levier sur le cylindre enregistreur.

Tétanisez le muscle avec un courant d’intensité moyenne, et, dès que le tétanos est établi, faites passer un courant ascendant à travers les électrodes polarisants pendant quelques secondes seulement, puis fermez la clef du courant interrompu.

EXCITATION DES NERFS

La courbe du tétanos sur le cylindre enregistreur montre une descente très marquée (jusqu’au zéro, si le courant polarisant est assez fort), au moment où le courant polarisant passe dans le nerf, et une ascension correspondante quand le courant polarisant cesse.

Cette expérience montre d’une autre manière la diminution de l’excitabilité près de l’anode.

Observation VI. — Répétez l’observation précédente, en employant un courant tétanisant très faible, le courant polarisant étant descendant. La fermeture du courant polarisant sera signalée par une ascension, et la fermeture par une descente correspondante dans la courbe du tétanos, indiquant, comme précédemment, un accroissement de l’excitabilité près du cathode.

Observation Vil. — Liez le nerf entre les deux paires d’électrodes. Le courant polarisant n’aura aucun effet sur les résultats du courant excitateur, autrement une portion des effets que nous venons de décrire serait due, non point à des changements vitaux dans le nerf, mais à la communication électrique entre les deux paires d’électrodes, ou a de simples changements électriques.

Observation VIII. — Placez les électrodes polarisants sur le nerf d’une préparation de grenouille; laissez de côté les életrodes excitateurs et faites plonger l’extrémité du muscle dans une goutte d’une solution concentrée de sel commun. Dès que les contractions tétaniques irrégulières résultant de l’action de la solution sur le nerf se manifestent, faites passer un courant ascendant à travers les électrodes. Les spasmes tétaniques deviennent plus faibles ou disparaissent tout à fait.

Faites passer un courant descendant à travers les électrodes, les spasmes augmentent d’intensité.

Par conséquent, /’ excitabilité générale du nerf est affectée par le courant constant, et non pas simplement sa faculté de subir des modifications électriques.

Observation IX. — En intercalant un rhéocorde entre la pile et les électrodes polarisants et en variant le nombre d’éléments employés, on s’assure que cet affaiblissement ou cette augmen-

EXCITATION DES NERFS

tation d'intensité des spasmes tétaniques varient avec l’intensité du courant polarisant; ils sont plus prononcés quand le courant est plus puissant.

Observation X. — En plaçant les électrodes polarisants à une distance variable l’un de l’autre, on observe que l’intensité du courant reste constante, 1 effet est d’autant plus prononcé que la portion de nerf placée entre les électrodes est plus longue.

Observation XI. — Si l’on rapproche et si l'on éloigne les électrodes excitateurs des électrodes polarisants, on observe que les effets sont plus marqués dans le voisinage immédiat des électrodes polarisants et qu’ils diminuent d’intensité à mesure qu’on en éloigne les électrodes excitateurs.

Dans toutes les observations précédentes l’excitant, qu'il soit électrique, chimique, etc., doit être appliqué sur le nerf entre les électrodes polarisants et le muscle.

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