‹ Manuel du manœuvrierChapitre 13 sur 56 · Burin. — Morceau de bois dur, de forme conique · texte numérisé non relu

Burin. — Morceau de bois dur, de forme conique

qui seci à unir momentanément deux cordages, après -avoir passé l'œil de l'un dans l'œil ou dans la Fig. 38. - Burin. cossc de l'autre

Fig. 36. — Pomme de racage.

Fig. 37. — Bigot de racage.

NOMENCLATURE GENERALE ET MATELOTAGE

101. Paratonnerre. — Le paratonnerre est une tige métallique AB (fig. 39), terminée par une pointe en platine; cette lige s'encastre dans le trou K d'un manchon en cuivre, capelé sur le tenqn du mât de flèche, et y est maintenue au moyen d'un enclanchement C D.

Fig. 39. — Paratonnerre. — Manchon pour chape de paratonnerre.

Le manchon ^t en même temps destiné à supporter le capelage du mât de flèche, par le moyen d'une collerette MN.

La chaîne du paratonnerre, sorte de corde en fil de cuivre destinée à établir la communication entre le paratonnerre et la mer, se fixe également sur ce manchon : de là elle descend le long du galhaubande flèche, et reste lovée dans les porte-haubans, tant qu'il ne fVit pas d'orage. Lorsqu'on la met à l'eau, il faut l'écarter du bord au moyen d'un arc-boutant en bois et frapper dessus un pWmb de sonde, afin qu'elle soit le plus possible immergée.

Quand on dépasse les mâts de perroquet, le manchon, se décapelant du tenon du mât de flèche , reste avec le paratonnerre sur le chouque du mât de hune.

Nota. Sur quelques bâtiments de la flotte, la chaîne est remplacée par une bande de cuivre encastrée sur l'arrière des mâts, contournant les chouques et traversant la quille. Avec ce système, dénommé Snow-HarriSy le paratonnerre est toujours disposé pour les temps d'orage.

102. Pommes de mât de perroquet. — Ce sont des petits blocs de bois ronds et plats, cerclés en cuivre. Ils portent, à leur centre, un trou carré, pour pouvoir être capelés sur le lenon TR du manchon pour chape de paratonnerre (voir fîg. 39); trois clans percés sur les bords servent au passage des drisses Pig.„,. Pomme de de flamme.

mat de perroquet.

Article 4 : Voiles.

103. Noms des voiles employées. — On divise les voiles en quatre catégories principales :

1° Les voiles carrées^ dont la forme est à peu près celle d*un trapèze.

A bord d'un bâtiment ces voiles portent les noms de :

Au mât de misaine : misaine, petit hunier, petit perroquet et petit cacatois.

Au grand mât : grand' voile, grand hunier, grand perroquet et grand cacatois.

Au mât d'artimon : perroquet de fougue, perruche et cacatois de perruche.

IIANOEUVUIKR. — T. I.

Fig. il. — Voiles carrées du mât de misaine (face avant).

Fig. H, — Voiles carrées du mAt de misaine (face arrière).

NOMENCLATURE GÉNÉRALE ET MATELOTAGE

2° Les voiles latines, de forme triangulaire (focs).

Les noms des voiles latines sur un bâtiment sont :

Au mât de beaupré : la trinquette et lepetit foc; sur les deux bouts-dehors :

le grand foc et le clin- foc

Aux autres mâts:

les voiles d'étai , qui portent généralement le nom de Tétai sur lequel on les hisse.

Les plus usitées sont: lapouillouse, sur Tétai du grand mât; la grand' voile d'étai de hune, sur le faux étai du grand mât de hune, et le foc d'artimon, sur Tétai du mât d'artimon.

3* Les voiles auriqiies, ayant quatre côtés et enverguées sur une corne.

' Les voiles auriques d'un bâtiment sont :

La misaine goélette, qui estenverguée sur lacorne du mât de misaine; la grand' voile goélette, ou benjamine , enverguée sur la corne du grand mât; la brigantine, enverguée sur la corne d'ar-

Fig. ft3. — Graud foc

Fig. 44. — Brigantine.

■là

Fig. 45. - Bonnette basse.

limon. La brigantine est souvent remplacée, quand la brise est fraîche, par une voile aurique plus petite et de toile plus forte,

enverguée également sur la corne

filTIH'f I I l'l'l1'l11'f'PB d artimon. Cette voile se nomme M I Farlimon.

Tt ^ * Les voiles d'embarcation ap*-

1 partiennent à la catégorie des

voiles auriques.

A° Les bonnettes, voiles supplémentaires, en forme de trapèzes.

Les bonnettes prennentlenora des voiles dont elles augmentent momentanément la surface.

Il y a des bonnettes de hune

et de perroquet pour le grand

mât et le mât de misaine; il n'y

a de bonnettes basses qu'au mât de misaine. Le mât d'artimon

ne porte aucune espèce de bonnette.

Les bonnettes de hune et de perroquet sont enverguées chacune sur une petite vergue. La bonnette basse est enverguée sur deux vergues, Tune le long de la ralingue de têtière, l'autre le long de la ralingue de bordure.

Ces vergues n'occupent que la moitié environ de ces ralingues, à partir de la cosse d'en dehors.

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