‹ Manuel du manœuvrierChapitre 15 sur 56 · Cosses d'empointure. — Elles sont enchâssées · texte numérisé non relu

Cosses d'empointure. — Elles sont enchâssées

dans la ralingue d'une voile ou dans les points supérieurs, pour recevoir les rabans d'empointure.

111. Rabans d'empointure. — Ce sont des bouts de quarantenier épissés sur eux-mêmes en forme d*aiguillette double et bagués dans les cosses d'empointure. Us servent à prendre les empointures d'une voile ou d'un ris.

112. Branches de boulines. — Bouts de cordages épissés sur des pattes placées le long des ralingues de chute des basses voiles, huniers et perroquets, et qui forment, sur l'avant, une sorte de patte d'oie double. La branche la plus en dehors porte une cosse mobile, avec un cabillot sur lequel vient se frapper la bouline. Celle-ci agit sur les branches par l'intermédiaire de la cosse, qui, en glissant , lui donne d'elle-même la direction la plus favorable.

113. Jarretières. — Les jarretières sont des tresses cousues sur l'arrière des voiles, le long de la têtière, et terminées à Tune de leurs extrémités par une boucle, à l'autre par une garcette ou un bout de ligne. Quand la voile est serrée, on l'entoure avec la jarretière, on passe le bout de ligne dans la boucle et on l'amarre sur lui-même.

114. Rabans de ferlage. — Les rabans de ferlage sont des tresses assez longues servant à saisir contre sa vergue une voile que Ton serre, lorsqu'on ne veut pas employer les jarretières, ou qu'on veut les renforcer.

Pour les focs et les voiles goélettes, les jarretières sont remplacées par des rabans.

lis. Étuis de chauffe. — Enveloppes de toile dont on entoure les mâts, vergues et hunes de l'arrière, pour les préserver de la fumée de la machine.

116. Étuis d'embarcations. — Toiles destinées à recouvrir les embarcations, pour les garantir contre le soleil et la fumée.

117. Tentes. — Les tentes de bâtiment sont en toile n° 5 ; leurs laizes sont disposées dans le sens de la largeur du navire. La ralingue du milieu de chaque tente porte, à ses extrémités, un croc ou une fune^ pour la raidir; vers la moitié de sa Ion-

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gueuron éphse des araignées, sur lesquelles se frappe le cartahu qui sert à soutenir la tente; enfin des hanets, placés de distance en distance sur la même ralingue, servent à serrer la tente.

La toile est tendue, au moyen d'attrapes, sur des filières placées en abord; un transfilage , tours et autres, réunit les tentes entre elles.

Les tentes d'embarcations sont en toile plus légère; elles portent au centre et aux deux extrémités des traverses qui servent à les tendre sur les montants placés à Tavant et à Tarrière du canot; des balancines les maintiennent horizontales.

118. Tauds. — Lestauds sont des abris en grosse toile que Ton établit en forme de toit au-dessus des ponts, pour garantir l'équipage contre la pluie.

La partie du milieu d'un taud est souvent soutenue par un espars placé sous le taud dans le sens de la quille et hissé sur un cartahu.

119. Prélarts. — Les prélarts sont des pièces de grosse toile qui servent à couvrir les objets que Ton veut préserver de la pluie ou de Teau de mer.

120. Masques. — Toiles que Ton tend verticalement pour garantir certaines parties du navire contre le vent, la fumée, la poussière de charbon, etc.

121. Capots. — Capuchons en toile destinés à abriter de la pluie l'ouverture d'un escalier ou d'un panneau qui donne sur le pont.

On place aussi des capots sur les claires-voies, les habitacles, les roues de gouvernail, les cabestans, la cheminée, etc.

Article 5. — Notions sur les Ancres.

122. Ancres. — Les ancres servent à l'amarrage des bâtiments. Les diverses parties d'une ancre sont (fig. 48) :

A. La tige ou la verge, en fer forgé, de forme octogonale,

terminée par un œil, pour recevoir Torganeau ;

B. Les bras, partie recourbée à l'extrémité la plus forte de la verge ;

C. Les pattes, surfaces plates de forme triangulaire qui terminent les bras ;

D. Les oreilles, qui forment la base des pattes ;

E. Le bec qui termine la patte et le bras;

F. Le diamant, point de jonction de la verge et des bras.

G. Le carré, partie de la verge embrassée par les deux pièces du jas,

porte deux épaulements qui s'encastrent dans le jas;

H. Le joal ou jas, composé de deux traverses en bois réunies par des chevilles et des cercles en fer ;

L La cigale ou organeau, forte boucle ou manille en fer, qui sert à réunir Tancre à la chaîne.

FIg. 48. — Ancre de bossoir.

g. 49. — Jas en fer.

Quand le jas est en fer, la verge n'a plus de carré, mais un renflement de métal percé d'un trou dans lequel passe le jas. Le jas (fig. 49) est ainsi rigidement tenu perpendiculaire à la verge par le moyen d'un épaulement E d'un côté et d'une clavette G de

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Tautre : on peut, pour loger plus facilement Tancre à bord, enlever cette clavette et élonger le jas , le long de la verge, grâce à la forme recourbée A de Textrémité du jas.

1SÎ3. Ancres de bossoir. — On appelle ancres de bossoir les deux ancres d'usage courant qui sont toujours suspendues sous les bossoirs, pour être mouillées facilement.

124. Ancres de veille. — Les ancres de veille, de même dimension que les ancres de bossoir, sont placées le long des porte-haubans de misaine. Elles remplacent, au besoin, les ancres de bossoir.

125. Ancre de grand panneau. — En outre des ancres de bossoir et de veille, chaque bâtiment à voiles est pourvu d'une cinquième ancre, qui se place le long de l'épontille du grand panneau. On démonte le jas de cette ancre, quand il est en bois.

126. Ancres à jet. — Les ancres à jet sont des ancres plus légères, avec jas en fer, et pouvant être

mouillées par des embarcations. Elles servent au halage , à Tévitage et à Tembossage des bâtiments.

127. Ancres de corps mort. — Ce sont des ancres de fortes dimensions n'ayant qu'un bras, et portant une manille dont le boulon traverse la verge, près du diamant. Cette manille est destinée à la manœuvre de Tancre et à recevoir la chaîne d'empennelage (fig. 51). Fig. w. — Ancreàjci.

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