Hunes. — La hune est une plate-forme arrondie à sa
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Fig. 1.
Tête d'un bas m&t.
partie avant, pour faciliter le jeu des voiles, elle est maintenue sur les barres Iraversières et les élongis par des chevilles à écrous. Elle sert à donner l'écarlement convenable aux haubans de hune; elle est en même temps un lieu de repos pour les gabiers et sert de dépôt pour les objets du service courant de la mâture haute.
Quand la hune repose sur les élongis P:L, E'L', on remarque
en son milieu quatre trous rectangulaires : les trous A, A',- appelés ti^ovs du chat, qui donnent passage aux bas haubans et ù plusieurs manœuvres courantes; c'est par là également que montent les hommes qui se rendent dans la hune; le trou B, par lequel passe la tête du bas mât; le trou G, appelé cheminée et qui renfermera la caisse du mât de hune.
De plus, la partie avant de la hune est percée de trois trous, pour le passage de la suspente et pour les estropes des poulies de drisses de la basse vergue.
NOMENCLATURE GÉNÉRALE ET MAÏELOTAGE
Fig. 3. — Chouque de bas màt.
Enfin des trous sont percés à tribord et bâbord, pour le passage des lattes des caps de mouton des haubans de hune.
11. Tenon. — Le tenon d'un mât est l'extrémité supérieure du mât, taillée en carré pour recevoir le chouque.
12. Chouque de bas mât. — Le chouque ou chouquet de bas mât est un billot en bois
dur, cerclé en fer, et destiné à maintenir le mât de hune contre la tète du bas mât. Il est arrondi à Tavant et à Tarrière, et fixé au tenon du bas mât par un trou de forme carrée. Un trou rond, pratiqué sur Tavant du premier, sert au passage du mât de hune.
Six pitons en fer traversent le chouque verticalement, et sont terminés en dessous par des œils. Les quatre pitons de l'avant servent pour la guinderesse et le braguet du mât de hune ; les deux de l'arrière reçoivent les poulies supérieures des palans de drosses. Un septième piton est placé à l'avant du chouque et sert à fixer une épontille qui s'appuie, par Tautre extrémité, sur la hune.
Il y a encore, sur chacune des faces latérales, un pilon à cosse pour poulie de balancme de basse vergue, et sur la face arrière un piton pour la drisse de pic de voile goélette. Enfin deux plaques en tôle sont appliquées sur les deux faces du chouque, en dessus et en dessous, et contribuent à le consolider. Le chouque de beaupré porte, sur la face arrière, deux pitons pour les garde-corps du beaupré, et deux autres sur les côtéspourlesboulinettes; un piton placé en dessons est destiné à Tarc-boutant de martingale.
13. Caisse. — On nomme caisse la partie inférieure d'un mât de hune ou de perroquet, ou la partie intérieure d'un bout-
Fig. 4. — Caisse de mât de hune.
dehors de foc ou de bonnette. La caisse d'un mât de hune est à huit pans; elle est percée transversalement d'un trou carré pour la clef, et, diagonalement de deux clans superposés et perpendiculaires entre eux, pour la guinderesse; sur la face inférieure se trouve une rainure destinée au braguet.
La disposition des clans constitue la différence entre les mâts de hune et permet de reconnaître en magasin un grand mât de hune d'un petit mât de hune. En effet, le clan inférieur de celuici est dirigé de bâbord arrière à tribord avant, tandis que le clan de celui-là est dirigé de tribord arrière à bâbord avant.
La disposition des caisses de mât de hune permet de faire passer le braguet dans la cheminée.
La caisse d'un mât de perroquet est carrée ; elle est percée de deux trous, destinés, l'un à la clef, l'autre à la clef à levier. Le clan de la guinderesse est percé au-dessus de la caisse.
La caisse du bout-dehors de grand foc porte une engoujure pour le braguet et un clan pour la guinderesse. La caisse d'un bout-dehors de bonnette est percée d'un trou pour l'aiguillette.
14. Clef du mât de hune. — Pièce carrée, en fer, qui traverse la caisse du mât et qui repose sur les élongis du bas mât, pour soutenir le mât de hune. Elle porte un talon à un bout et un trou rond à l'autre, qui permet d'y passer l'aiguillette servant à la manœuvre.