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VOCABULAIRE Ï)U PLOMBIER

Ajfinage.

Opération qui a pour but d’extraire Pargent combiné au sulfure de plomb.

Ajoutoîr,

Pièce de cuivre ronde et à jour, que l’on soude à l’extrémité des conduites des jets d’eau , et qui en forme la gerbe.

Ajutages,

Petits tuyaux de fonte , de formes différentes , telles que tètes d’arrosoirs, etc., qu’on ajuste au bout des tuyaux de fontaine pour donner à l’eau diverses directions.

Amhoudr.

C’est rendre une pièce de plomb ou de tout autre métal , convexe d’un côté et concave de l’autre.

Amortissement.

s plombiers désignent par ce mot (nous ignorons pourquoi) les ornemens en plomb qu’on adapte sur les bâtimens, tels que boule, etc.

’ Aplomb,

Se dit d’un tuyau qui ne penche ni d’un côté ni de l’autre ; c’est le synonyme de 'vertical.

Ardoise de plomb.

Morceau de plomb mince et découpé comme les ardoises ordinaires , carrément ou en forme d’ovale.

Arêtier de plomb.

On donne ce nom aux bandes de plomb qui recouvrent les arêtiers des combles.

Attelles.

Ce sont deux morceaux de bois creux , qui , étant mis l’un contre l’autre , forment une poignée servant à prendre les fers soudés.

Arrosoir.

Espèce d’entonnoir de fer-blanc , semblable à celui dont ou fait usage pour remplir les bouteilles; il n’en diffère que par ses dimensions.

Attisoir.

Barre de fer crochue par un bout, dont on se sert pour attiser le feu.

Auge.

Yase de cuivre jaune, jplacé au haut du moule où l’on coule les tables avant de les laminer ; son objet est de recevoir le plomb qui est dans la chaudière, par le

moyen d’an canal de tôle portatif qai le lui transmet pour le verser ensuite sur le moule ; ce qui se fait par l’entremise de deux bascules que les ouvriers font mouvoir pour renverser l’auge qui contient le plomb.

Auget,

Petit baquet de bois pour recevoir et gâcher le plâtre qui sert aux plombiers pour fixer et poser les tuyaux.

Baguette,

C’est l’ourlet qui résulte de l’assemblage de deux tables de plomb accrochées l’une dans l’autre ; ce qui tient lieu de soudure.

Bâton à labourer.

Ce bâton, aminci par un bout, sert pour labourer le sable sur lequel on coule le plomb en table.

.Batte plate.

Demi-rondin de trois pouces de large et un pied de long, y compris le manche 5 le tout d’une seule pièce. Les plombiers en font usage pour dresser les tables de plomb , en les battant par le côté qui est plat.

Batte ronde.

Elle diffère de la batte plate en ce que le rondin est entier. On s’eu sert pour former des tuyaux ou autres ouvrages en plomb , dont les formes sont arrondies.

Bavette.

Bande de plomb qui couvre les bords des lucarnes ou des chameaux.

Blanchir,

C’est étamer tonte espèce de plomb , vîeax on nenf. Cette operation ne se fait ordinairement qne lorsque les plombs sont vns.

Boulon,

Noyan de fer rond , placé an centre du monle à faire les tnyanx de plomb sans soudure.

Bourrelets,

Replis que l’on fait sur les bords d’nne plaque de plomb pour la fortifier.

Bourrer,

Les plombiers disent que leur plomb bourre lorsqu’il s’arrête sur le sable, et qu’il forme ce qu’ils appellent des marrons.

Bourseau à battre.

Instrument de bois léger, espèce de batte, servant à faire le bourrelet des cuvettes.

Bourseau rond.

Instrument de bois , plat d’un côté , arrondi de l’autre^

• servant à battre et à arrondir les tables de plomb pour en faire des conduits, etc.

Branches de tuyaux.

Plusieurs tuyaux joints ensemble par des nœuds de soudure.

Brasier,

Pour accélérer la fonte du plomb , on peut employer deux brasiers : Fun se place alors dessus la chaudière et l’autre au-dessous.

Brides.

Etriers serrés par des vis à écrous qui remplacent quelquefois les nœuds de soudure pour fixer des branches de tuyaux ; et pour empêcher que les eaux ne filtrent à travers les joints , on interpose entre les tuyaux et les brides, une bande de cuir.

Buveau ou beveau.

Sorte d’équerre à branches mobiles propre à mesurer les angles.

Caler.

On cale les tuyaux de distance en distance pour qu’ils ne s’affaissent pas par leur propre poids, ce 'qui les ferait crever.

Canal.

On donne aussi ce nom aux tuyaux de descente.

Cendrées.

Mélange de charbons et de crasses qui viennent à la surface du plomb mis en fusion. Dans aucun cas on ne doit les y laisser.

Chameau.

Canal en bois ou de maçonnerie revêtu de plomb , posé sur la corniche des bâtimens, et destiné à recevoir

les eaux du toit pour les diriger ensuite vers les cuveltes et les tuyaux de descente.

Chappes,

Ce sont les deux poignées qui servent à fermer ou à ouvrir le moule dans lequel se fondent les tuyaux.

Charbon.

Lorsqu’il est incandescent on en jette dans le plomb pour le revivifier.

Charnières.

Les charnières des moules à tuyaux , ainsi que ses chappes , se font ordinairement en cuivre jaune.

Châssis,

C’est la bordure d’une table à couler le plomb. Cette bordure retient le sable sur lequel on verse le plomb , et détermine les dimensions que l’on veut donner à la pièce que l’on coule. Les deux grands côtés du^ châssis se nomment éponges, et soutiennent le râble à une hauteur convenable relativement à l’épaisseur que l’on veut donner à la table. *

Le châssis d’un laminoir est l’endroit où les tables se laminent.

Chaudière.

■Vase dans lequel on fond le plomb ou la soudure.

Chevalet.

Les chevaléts servent pour supporter les tuyaux

que Ton veut souder. On s’en sert aussi comme moyen d’exhaussement.

Ciseau.

Instrument employé pour gratter le plomb aux en droits des soudures, et pour fendre les tables.

Clavette.

Espèce de clou que l’on met dans les chappes du moule à couler les tuyaux pour empêcher qu’elles ne se séparent.

Compas.

Instrument qui sert à décrire des cercles, prendre des longueurs, etc.; il doit être en fer. Pour aciérer les pointes , on les fait rougir au feu , et on les trempe dans l’huile ou du suif.

Corde nouée. Voyez Échelle de corde.

Côtières.

Ce sont les deux parties d’un moule : elles doivent se séparer pour en ôter le tuyau.

Couper le plomb.

Le plomb en table se coupe avec un ciseau et à coups de maUlet. Les tuyaux se coupent de la même manière; mais il faut y introduire d’abord un rondin pour maintenir le plomb et empêcher qu’il ne ploie par l’effet des coups de maillet.

Couture.

C’est la ligne de jonction formée par deux bandes

de plomb. Ces bandes sont quelquefois soudées ensemble ; d’antres fois on les fixe l’une sur l’autre avec des clous; mais la meilleure manière de former ces sortes de raccordemens , est sans contredit celle que nous avons indiquée à la page 200.

Crapaudine.

Plaque de plomb à jour , que l’on met dans les cuvettes pour n’y laisser passer que les eaux.

Crasses ou Ecumes.

Ce sont les parties du plomb qui ne peuvent se fondre. Lorsqu’il s’en trouve dans les cbaudières , on les retire par le moyen d’une écumoire pour les revivifier ensuite au creuset.

Cuiller.

Les plombiers se servent de trois sortes de cuillers. Avec la première ils prennent le plomb fondu dans la chaudière; avec la seconde, qui est percée de petits trous, ils écument la matière; enfin, avec la troisième, qui est ronde et profonde , et, dont l’un des points de la circonférence est en forme de bec , ils versent le plomb fondu sur les soudures.

Dossier,

C’est le côté de la cuvette qui se trouve appliqué contre le mur.

Ébarher.

C’est ôter le sable avec des brosses.

POMPIER, PLOMBIER. 2l5

Écailler le plomb.

C’est le mettre en état de recevoir la soudarc. Nous avons déjà eu occasion de dire qne cette opération avait pour objet d’enlever an plomb la crasse déposée à la superficie , pour que la soudure pût bien s’y fixer.

Ecailltires.

Ce sont les pellicules de plomb qu’on enlève avec le grattoir ou avec le ciseau. Lorsqu’elles sont trop sales, on les soumet au raffinage pour les mettre en état d’être refondues.

Échelle de corde'.

Gros câble noué de distance en distance ( de 6 pouces en 6 pouces). A l’une de ses extrémités est attaché un fort crochet de fer qui sert à fixer le câble en un point de l’édifice. On se sert de cette échelle pour poser les plomhs aux tours, aux clochers, etc. L’ouvrier, assis sur une sellette à laquelle sont attachées deux sangles à crochets, s’y "cramponne, de manière que les nœuds tiennent lien d’échelons; il fait également usage d’étriers en cuir et à crochets, qu’il se fixe aux jambes et à la ceinture, et qn’il cramponne aux nœuds du câble au fur et à mesure qu’il s’élève , afin de prévenir les accidens.

Emboîter.

Lorsqu’un tuyau de descente ou de conduite n’est pas d’une seule pièce , on emboîte les diverses parties qui le forment les unes dans les autres ; mais il faut

2i6 manuel du mécanicien fontainier,

toujours que le tuyau supérieur soit introduit dans le tuyau inférieur pour ne point mettre d’obstacle au courant de l’eau, et pour empêcher qu’elle ne filtre à travers les joints. Quant aux tuyaux de descente, on peut se dispenser de souder les parties emboîtées; mais on doit le faire pour les tuyaux couchés horizontalement.

Emporte-pièce.

Instrument tranchant , et fait en croissant , dont on se sert pour mettre à jour les crapaudines des cuvettes.

Éponges mobiles.

Planches portatives servant à diminuer les dimensions des tables que l’on coule et que l’on applique à cet effet contre les rebords du moule.

Equerre.

Instrument destiné à tracer les angles droits.

. Étain.

De tous les métaux ductiles, c’est le plus léger; sa pesanteur spécifique n’est que de 7,264. Après le plomb c’est le plus mou. On peut aussi le rayer avec l’ongle. Lorsqu’il est pur, sa couleur est blanche et brillante , à peu près comme celle de l’argent ; mais exposé à l’air , il perd promptement son éclat. Une faible chaleur suffit pour le tondre. Il s’allie avec tous les métaux; mais ii les rend aigres et cassans : c’est pourquoi il faut éviter de laisser de la soudure aux vieux plombs que l’on veut refondre.

Étirer,

Synonyme détendre.

Explosion.

Lorsque les plombiers ajoutent du plomb à celui qui est déjà fondu , il faut qu’il soit parfaitement sec, car sans cette' précaution ils auraient à craindre des explosions dangereuses.

Faîtières de plomb.

Bandes de plomb qui recouvrent le faîtage d’un toit. Fausses éponges.

Pièces de bois qui se placent dans l’intérieur des moules à tables contre les vraies éponges pour diminuer les dimensions des tables sans être forcé de recourir à un autre moule.

Fer à souder.

On ne doit l’appliquer sur la soudure qu’après avoir frotté celle-ci avec de la poix- résine , afin que le fer ne s’y attache pas. Il sert à allier et à unir la sou-^ dure. Les fers à souder les nappes, ou les parties arrondies, ont la forme d’un œuf, et ceux pour les angles rentrans ou pour les ornemens affectent celle d’un cul de poire , parce qu’ils laissent plus de soudure dans les angles, ce qui est nécessaire pour certains ouvrages.

Forge de plombier.

C’est une pierre de liais sur laquelle les plombiers battent le plomb à froid avec des maillets,

a I 8 MANUEL DU MÉCANICIEN FONTAINIER ,

Forger le plomb.

C’est le frapper avec des masses pour le condenser. Mais cette opération n’a lieu que pour des cas fort rares, et n’est point nécessaire lorsque le plomb a été laminé.

Fossé.

Les plombiers ont donné ce nom à un foyer semblable à celui dont nous avons parlé à la page i54, mais qui, au lieu d’étre placé en plein air, est situé en contre-bas du sol de l’atelier. On y fond également le plomb , en le plaçant sur un lit de combustible enflammé. Mais dans ce cas il faut établir une cheminée au-dessus , en forme de hotte , pour donner issue à la fumée et aux vapeurs. Il y a en outre , au fond de ce fossé, une poêle en fonte qui rassemble le plomb à mesure que Va fosse s’épuise.

On donne encore le nom de fossé à une petite rigole pratiquée au fond de la couche de sable qui est dans le moule, pour y faire écouler, avec le sable, l’excédant de la matière. Mais aussitôt après que cet excédant y est tombé, il faut le séparer de la table, pour éviter qu’il ne s’oppose au retrait que la matière éprouve en se refroidissant, ce qui pourrait la fendre dans toute la largeur de la table.

Fourgon. "Voyez Attisoir.

Fourneau.

Les plombiers en ont trois : la fosse; celui qui contient la chaudière, et le fourneau à étamer, qui n’est autre chose qu’un réchaud ordinaire .

2ig

Gâches.

Crochets de fer en forme de croissant , dont les extrémités sont pointues. On s’en sert pour maintenir les tuyaux de descente contre les murs. On en fait également usage pour enlever le plomb qui tombe dans les fossés des moules, parce qu’on les y implante lorsque la matière est chaude, et on les en détache en la faisant fondre de nouveau.

Graisse.

La graisse , la poix-résine, de’même' que le charbon , peuvent être employés pour revivifier le plomb.

Graisser.

Les moules à toile se graissent avec du suif fondu , afin que le plomb puisse mieux glisser et pour empêcher que la toile ne soit brûlée.

Les plombiers doivent aussi en frotter leur plane avant de la passer sur les couches de sable, afin de les rendre plus lisses.

Grattoir.

Instrument de fer trempé et taillant, fait en forme de triangle. Les plombiers en font usage pour aviver le plomb aux endroits ou l’on doit faire des soudures.

Jé ou Rotin.

Espèce de sonde en jonc servant à dégorger les tuyaux.

Jet.

Espèce d’entonnoir qui s’élève au-dessus des moules, et par lequel on introduit le plomb fondu. Le plomb doit se couler dans le moule jusqu’à ce que le jet soit rempli , pour que le poids du plomb qui s’y trouve force celui coulé dans le moule à en remplir toute la capacité.

Jeter le plomb datu le moule.

C’est l’y verser.

Jeter le plomb sur toile.

C’est le verser dans un moule à table couvert d’une toile ou d’un drap de laine. Cette manière de jeter le plomb est particulièrement employée par les facteurs d’orgues, parce qu’elle permet de jeter le plomb en lames très fines.

Labour.

Outil servant à remuer le sable du moule à table après l’avoir arrosé. Il est fait à peu près comme une pelle à bêcher.

Labourer le sable.

C’est le retourner sens dessus dessous pour le rafraîchir.

Lames de plomb.

Morceaux de plomb extrêmement minces.

jMver.

Les cendrées de plomb se lavent dans une sébile

remplie d’eau : on les remue, à cet effet, avec une truelle.

Lavoir.

C’est un tonneau rempli d’eau.

Levier.

On se sert de leviers en bois pour enlever les tables de plomb de dessus le moule lorsqu’elles sont refroidies.

Limer.

On lime ou l’on râpe les ajoutoîrs des jets d’eau , les robinets des fontaines , etc. , aux adroits où la soudure doit s’attacher.

Limes.

Celles dont les plombiers doivent se servir sont de grosses limes de serruriers emmanchées comme à l’ordinaire.

Lingot.

On donne ce nom au plomb qui a été coulé dans une lingotière.

Lingotière.

Espèce de moule en fer ou en cuivre pour couler les métaux. Ce moule est creux dans le sens de sa longueur , et sert à former des saumons de plomb.

On a aussi donné le nom de lingotière à une espèce de gouttière que l’on fixe à l’extrémité des moules à pierre et a toile , pour suppléer aux fosses des moules à sable.

Mâchefer,

Matières composées de charbons et de crasses des cendrées de plomb ; elles résultent de la fonte. On peut en faire un assez bon mortier en les mélangeant avec de la cbaux. Pour en extraire le plomb , on les soumet à une forte température dans nn fourneau à réverbère.

Madrier.

Longue table de cbéne sur laquelle on pose les moules à tuyaux. Ce madrier porte un cric à Tune de ses extrémités ; et au - dessous est une ouverture faite en forme de mortaise , où l’on suspend ce moule.

Maillets. "Voyez Batte plate.

Malléable.

’ Se dit d’un corps qui peut s’aplatir, s’étendre sans se rompre sous le marteau ou sous le laminoir.

Marrons.

Nom que l’on donne an plomb coagulé et ramassé en pelotons. Ils proviennent de deux causes opposées l’une à l’autre , mais qui produisent cependant le même résultat; i®. de ce que le plomb que l’on coule est trop froid ; 2°. ou de ce qu’il est trop cbaud. Dans le premier cas, il s’amoncèle sur le sable et arrête le râble ; dans le second , il le creuse et s’y fixe sans s’étendre. Il faut donc que le plombier s’applique à reconnaître le degré de chaleur qu’il convient de lui donner selon sa qualité.

Masse,

Gros marteau de bois avec lequel on forge le plomb.

Mouflettes.

Morceaux de bois creusés en dedans, destinés à prendre l’outil appelé fer h souder^ quand on le retire du feu pour étendre la soudure. Ce n’est, au fond, que la poignée de l’outil coupée en deux dans le sens de la longueur, et que l’on réunit sur la queue du fer toutes les fois qu’on le prend tout chaud pour s’en servir.

Moule.

La plupart des mdules se font en deux parties , qui se réunissent et se fixent au moyen de clavettes ; ils portent tous un jet , ou espèce d’entonnoir, par lequel on introduit la matière. Les moules affectent toutes sortes de formes , selon l’objet que l’on veut avoir.

Le moule à table est celui dont nous avons déjà eu occasion de parler à diverses reprises; et le moule à tuyau est un cylindre creux ouvert par les deux bouts , et au centre duquel est placé le boulon, dont la différence avec l’epveloppe du moule détermine l’épaisseur du plomb que doit avoir le tuyau.

Niveau.

Instrument au moyeu duquel on peut mesurer le degré de pente que l’on veut donner à une gouttière.

Nœud de soudure.

On a donné ce nom à la jonction soudée de deux

tayanx, parce que la soudure s’y trouve ramassée en certaine quantité.

Noquec.

C’est une bande de plomb que l’on met ordinairement dans les angles rentrans des couvertures le long des pignons et des jouées des lucarnes.

Ourlet de plomb.

Ce sont les rebords de deux lames de plomib repliées l’une dans l’autre, pour remplacer la soudure.

Plane.

' Instrument semblable à une truelle ; il est de cuivre , et sert à lisser et à polir la couche de sable avant que d’y couler le plomb; on peut aussi en faire usage pour couper les bavures des tables aussitôt qu’elles ont été coulées , et pour unir les morceaux de plomb très minces , dont on fait rarement usage. Pour le chauffer, il suffit de la mettre en contact avec le plomb fondu.

Plomb alquifoux.

Nom que les plombiers et les potiers donnent au plomb sulfuré.

Plomb de chef-d’œuvre.

C’est le plus étroit et le plus propre» à l’usage des pièces d’expériences et des chefs-d’œuvre.

Plomb en culot.

ï^e vieux plomb qui a servi, et qu’on jette à la fonte.

POMPIER, PLOMBIER. 2 Ci 5

Plombs d’horloges.

Sont des poids ou contre-poids destinés à faire mouvoir ou à régler le mouvement des horloges.

Plomb sulfuré.

Cest le seul plomb ét le seul minerai qui soit un objet d’exploitation : sa pesanteur spécifique est de 7.587; il est essentiellement composé de plomb et de soufre, dans le rapport de 0,60 à o,85 de plomb, sur o,r5 à 0,25 de soufre. Il contient en outre , mais accidentellement, de l’argent , de l’antimoine , etc., dans des proportions très variables. Le plomb sulfuré est désigné par les potiers de terre sous le nom d^alquîfoux. Ils l’emploient dans leurs ouvrages comme vernis; ils en saupoudrent les poteries, les passent ensuite au feu : le soufre passe alors à l’état d’acide sulfureux, se dégage, fit le plomb, à l’état d’oxide, s’unit et se vitrifie avec la substance du vase. Ce vernis est tendre , facilement dissous par les huiles et les graisses , et , par cette raison , réellement nuisible à la santé.

Plomb de vitre.

Est du plomb fondu en petits lingots dans une lingotîère, et ensuite tiré par verges à deux rainures dans un petit moulin appelé tire-plomb. Il sert aux compartimens de plomb que l’on veut souder ensemble.

Planer le plomb.

Cest l’unir et le dresser, ce qui se fait avec une plane de cuivre.

lia 6 MANUEL DU. MÉCANICIEN FONTAINIER,

Planer le sable.

C’est Punir et le dresser pour lé mettre en état de recevoir le plomb. Il faut, pour cela, l’arroser, le labourer et le râbler.

Plomb.

Voyez ^ pour la définition, page i4g.

Plomb.

■ Se dît des projectiles de toute espèce fabriqués avec ce métal, mais plus particulièrement du plomb de chasse.

Plomb-aplomb. ,

Ligne droite qui est tendue verticalement par un poids en plomb , dont l’effet est de se diriger toujours vers le centre de la terre.

Plomb blanc.

Sorte de plomb sec, aride et sujet à se casser : on le trouve principalement dans les mines d’or et d’argent.

Plomb blanchi.

Celui en table, qui a été étamé avec de l’étain.

Plomb coulé.

Se dit toutes espèces de plomb coulé sur table ou dans des moules. '

Plomb coulé sur toile.

Voyez page 1 7 1 .

Plomb en table.

Celui qui a été fondu et coulé sur une table couverte d’un sable très mince , d’un lit de pierre ou d’une toile.

Plomb laminé.

Celui qui a été pressé également entre deux cylindres , et qui , par celte compression , acquiert une épaisseur parfaitement égale ; qualité que n’a pas le plomb coulé sur sable, dont l’épaisseur est toujours très inégale.

Plomb noir.

Celui que l’on préfère dans les arts.

Plomb ou niveau des architectes.

C’est une équerre ou un secteur muni d’un fil à plomb.

Plomb de sonde.

Terme de marine; pièce conique ou pyramidale attachée par le sommet à une ligne divisée par brasses. Ou s’en sert soit pour mesurer le fond de la mer, soit pour en connaître la qualité.

Blanc de plomb.

Carbonate de plomb, céruse du commerce.

Mine de plomb.

Elle sert à faire des crayons pour dessins.

Poêles.

La poêle dans laquelle on met le plomb coulé, pour le

verser ensuite sur le moule, est en cuivre; elle est évasée par-devant comme un éventail ouvert , et son fond est rond , ainsi que ses côtés. On lui donne ordinairement I pied 4 pouces de diamètre dans la partie supérieure, et I pied seulement dans le fond.

La poêle à fondre le plomb, pour jeter en moule les tuyaux sans soudure , est une espèce de chaudière de fonte large et profonde, soutenue sur un trépied de fer, et maçonnée tout autour avec du plâtre, en forme de fourneau.

La poêle â verser le métal, pour couler de petites tables, est aussi de fonte ; sa forme est triangulaire; elle est plate en dessous, évasée par en haut, plus longue que large, et garnie par-derrière d’une forte queue, au moyen de laquelle on la lève quand on veut verser du plomh.

La poêle destinée à être placée au fond de la fosse, pour en rassembler le plomb lorsqu’elle s’épuise , a la forme d’une marmite, et est en fonte.

La poêle ordinaire est à trois pieds : elle sert à allumer le charbon pour faire chauffer le fer à souder, ou pour fondre la soudure dans une cuiller.

Enfin , la poêle à marrons est en tôle : elle est percée de plusieurs petits trous ronds, et sert à écuraer le plomh lorsqu’il est fondu.

Poignées.

Morceaux de vieux chapeaux dont les plombiers doivent se munir pour prendre la plane ou autres objets chauds.

Poix-résine.

On en frotte les soudures, pour empêcher que le fer à souder ne s’y attache. Elle sert aussi à revivifier le plomb.

Polastre.

Instrument composé de deux bandes de fer attachées ensemble avec deux clous, et qui s’ouvrent et se ferment à volonté. Cet instrument se pose sur les fractures des tuyaux que l’on veut réparer, pour les sécher, afin que la soudure puisse mieux s’y appliquer; à cet effet, on le remplit de charbons allumés. Ôn appelle aussi polastreXe double vas© en fer dans lequel on transporte le plomb en fusion. ( Voyez page i63. )

Pommelle.

Synonyme de crapaudine.

Portée ou tampon.

Pièce de cuivre qui entre dans l’intérieur du moule à tuyau continu, pour en boucher l’extrémite, et empêcher que le plomb n’en sorte; elle y reste jusqu’à ce qu’il y ait un bout de tuyau fondu; on la retire ensuite, et c’est le tuyau lui-même qui bouche l’extrémité du moule. Un trou est pratiqué à son centre pour laisser passer le bout du boulon , et fixer par là la position qu’il doit avoir dans le moule.

Pureau.

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