Journal de l'anatomie, mai 1872, p. S
2. Dans un chapitre ultérieur, à propos des produits biliaires, nous insisterons sur les caractères microscopiques de la cholestérine. Mais
M. Picot dit avoir constaté une diminution très-notable dans le nombre des globules rouges et des modifications de /orme (petitesse, forme stellaire, bords déchiquetés, etc.). Ces recherches méritent d'être reprises. L'histoire des altérations du sang dans rictère grave est loin d'être établie sur des bases rigoureuses.
Enfin Rokitanski, Keller et plusieurs autres observateurs disent avoir reconnu dans le sang des cellules empruntées à des tumeurs cancéreuses.
Infusoires et parasites. — L'étude du sang dans les différentes maladies a donné lieu, dans ces dernières années, à des discussions intéressantes aussi bien au point de vue de la pathogénie qu'au point de vue du diagnostic des maladies septicémiques. Les noms de Lebert, Tigri, Davaine, Chauveau, Coze et Feltz, pour ne citer que quelques-uns,
nous croyons devoir dès maintenant signaler une cause d'erreur ou plutôt de doute sur laquelle M. Mehu a attiré l'attention des observateurs {Journal de Vanat. et de la physiol., 1875, n» de janvier) :
Si l'on projette de la cliolestôrine cristallisée dans l'eau, elle vient flotter à la surface ; comme d'autre part, avant les récents travaux de Berthelot, on rangeait la cholestérine dans le groupe des corps gras, on avait été amené généralement & croire que la cholestérine est moins dense quo l'eau. Aussi, dit M. Mehu, plus d'une fois des observateurs habiles avaient cru reconnaître la cholestérine dans les liquides de l'organisme à ses caractères généraux de solubilité, à sa forme cristalline si éminemment caractéristique, et s'étaient arrêtés indécis, parce que les paillettes blanches et brillantes qu'ils avaient observées se déDosaient wa fond du vase. — M. Mehu a dérifbntré par des rechorcies exactes que la densité de la cholestérine est plus grande que c«lle de l'eau (elle est de 1,047). Quand la cholestérine fondue flotte à la surface de l'eau, il est facile de distinguer à la loupe des bulles d*air adhérentes à sa surface. Ces bulles gazeuses sont encore plus abondantes entre les lamelles de cholestérine cristallisJo en paillettes; c'est donc à l'interposition de l'air qu'il faut attribuer la faible densité apparente de la cbolestérme.
se rattachent à ces études. Il nous feut, pour en rendre compte, indiquer les caractères que présentent les infasoires que Ton rencontre parfois dans le sang ; mais pour éviter de nombreuses répétitions, nous dirons immédiatement quels sont les vibrioniens connus, en ayant soin de signaler quels sont ceux qu'on rencontre non-seulement dans les tissus, mais encore mêlés au liquide sanguin.
D'après Davaine ^ le tableau suivant résumerait la classification des vibroniens :
Filamefnts droits ou ( ee mouvant spon- ( rigides. . Bactérium.
infléchis, mais non j tanément. . . ( flexués. . VibriQ.
tournés en hélice. . ' immobiles Bactéridium.
Filaments tournés en hélice Spirillum.
Le genre Bâgterium comprend : !• le Bacierium termo (corps filiformes, cylindriques, un peu renflés au milieu, 2 à 5 fois aussi longs que larges; quelquefois assemblés deux à deux par l'effet de la division spontanée, animés d'un mouvement vacillant) observé par Coze et Feltz dans le sang de la variole.
2° Le Bactérium catenula (corps filiformes, cylindriques souvent assemblés par 3, 4 ou 5 par. suite de la' division spontanée)* observé dans la fièvre 'typhoïde (Coze et Feltz),
3" Le Bactérium punctum (corps de forme ovoïde, allongée, incolore, à mouvement lent, vacillant, souvent assemblés p^ deux). Coze et Feltz en ont observé dans le sang d'aaimaux morts à la suite d'inoculations de substances putréfiées.
4° Le Bactérium triloculare ou articulatum n'est pas admis par tous les observateurs (Dujardin).
5" Le Bactérium putredinis. 11 diffère, d'après Davaine^ des bactéries qui se produisent dans les matières animales en décomposition. Il se présente sous trois formes : 1° corpus-