‹ Manuel du microscope dans ses applications au diagnostic et à la cliniqueChapitre 2 sur 98 · G. MASSON, ÉDITEUR · texte numérisé non relu

G. MASSON, ÉDITEUR

LIBRAIRE DB L^CADéMIB DB MéDBGINB

BOULEVARD SAIMT-GERMAIN , EN FACE DE l'ÉCOLB DB MÉDECINE

M DCCG LXXVII

PREFACE e,.jf

DE la' deuxième Édition * ^ '

L'accueil fait à la première édition de ce manuel nous a encouragés à ne rien changer au plan général non plus qu'aux principales divisions de Touvrage. Mais nous nous sommes eQbrcés de le mettre au courant de la science, de corriger toutes les imperfections qui nous avaient été signalées par les critiques de la presse médicale, enfin d ajouter à divers chapitres les compléments devenus nécessaires. C'est ainsi que le chapitre qui traite de Tétude du sang a été revu avec soin et que nous y avons indiqué les procédés de numération des globules et les résultats que l'on peut obtenir à l'aide de ce nouveau moyen de recherches. Nous avons aussi pensé devoir dire quelques mots de l'examen des produits des voies lacrymales ; nous avons complété ce qui a trait aux maladies parasitaires ; enfin nous avons eu soin de résumer, en divers endroits, les découvertes postérieures à la publication

vin PRÉFACE.

de la première édition. Par contre; nous n'avons pas cru qu'il pût être nécessaire ou utile d'exposer toutes les recherches que devra faire le médecin, soit au moment d'une autopsie ou d'une expertise médico-légale, soit alors qu'une opération pratiquée pendant la vie nécessitera l'examen histologique d'une tumeur. Tout ce qui exige une préparation un peu longue ou l'emploi des liquides réactifs destinés à durcir les. tissus pour permettre d'obtenir les coupes histologiques ne pouvait trouver place dans un livre qui, nous le répétons, n'a pour objet que de vulgariser les recherches microscopiques pouvant être faites immédiatement au lit du malade.

Bien que, réduit à ces modestes proportions, notre manuel ne puisse remplacer les traités d'histologie, nous espérons cependant qu'il continuera à rendre quelques services, non-seulement aux étudiants qui apprennent à reconnaître les produits normaux ou pathologiques, mais encore aux médecins qui ne peuvent, faute de temps, se tenir au courant de tous les progrès que font chaque jour la science et la technique histologiques. ,

MANUEL

INSTRUMENTATION — REACTIFS

Les recherches d'histologie proprement dite demandent un apprentissage long et délicat. L'art de durcir les tissus, de faire des coupes, et de conserver les préparations, ne s'acquiert que grâce à une grande patience et une sérieuse application : il exige remploi d'un grand nombre de réactifs et de petits moyens, parfois insignifiants en apparence, mais dont la pratique fait ressortir la nécessité.

Il n'en est plus de même lorsqu'il n'est question que des applications du microscope à la clinique : il s'agit ici moins de recherches scientifiques que de constatations pratiques. Le plus souvent, dès lors, il suffit de dissocier les éléments soumis à l'examen, de les comprimer légèrement et do les éclaircir par,

MICROSCOPE. 2" ÉDITION. i

2 liNTRODUCTION PRATIQUE.

quelques réactifs, pour arriver au but qu'on se propose. Tout le monde n'est pas appelé à dessiner et à peindre en artiste, mais chacun doit pouvoir compléter l'expression de sa pensée par un dessin clair et rapide, par une esquisse simple, mais précise. De même tout médecin ne peut se consacrer à des recherches fines et compliquées sur la structure des tissus, mais, dans l'état actuel de la science, tout praticien doit pouvoir discerner, avec le microscope, la nature d'un produit de sécrétion, d'une végétation, d'un parasite, d'une tvmieur dont l'ablation a été opérée, ou dont quelques parcelles ont été retirées par une ponction exploratrice, et les altérations que subissent, dans les différentes maladies, les éléments figurés dont la présence caractérise tel ou tel liquide de l'économie.

Nous allons passer en revue les instruments et les réactifs indispensables pour arriver à ce but.

Microscopes. — Nous ne parlerons que trèssuccinctement du choix d'un microscope, et nous n'insisterons que sur quelques appareils particuliers.

Le microscope dit petit modèle de Nachet (fig. 1) est très-suffisant pour toutes les recherches cliniques, pourvu qu'il soit muni des oculaires 1 , 2, 3 et des objectifs 1, 3, 5. Nous recommandons aussi le microscope de C. Verick, modèle dit des internes des hôpitaux^ muni des objectifs 2, 6, 7, et des oculaires 1 et 3. On obtient ainsi des grossissements qui varient entre SO et 780 diamètres. Aujourd'hui que l'attention est fixée sur les infiniment petits (vibrions, bactéries), l'emploi de forts grossissements peut devenir indispensable. Dans les recherches scientifiques de ce genre, les puis-

INSTRUMENTATION. — fiEACTIKS. S

sants objectifs à immersioD sont nécessaires ; mais pour une simple constatation, pratique, les objectifs précédemment indiqués demeurent suffisants, —

Il serait certainement intiiressanl d'apprécier la valeur réelle des grossissements obtenus par la combinaison de ces oculaires et de ci's objectifs; mais

4 LNTRODUCTION PRATIQUE.

Gh. Robin' a montré que la plupart des moyens employés pour évaluer ces grossissements sont entachés d'erreur, et la méthode qui peut conduire à une évaluation exacte est trop délicate pour que nous en fassions ici Tétude. Ajoutons que cette question est plus théorique que pratique. Autre chose est de calculer le grossissement donné par le

Fig. 2. — Microscope à démonstralioD portatif (Nachet).

microscope, et le grossissement du dessin d'un objet microscopique, obtenu par la chambre claire; sur ce dernier point, très-important et essentiellement pratique, nous donnerons bientôt les indications essentielles. Contentons-nous, pour le moment, de rappeler que, si Ton se sert du microscope petit modèle de Nachet, on obtient avec l'objectif 1, combiné successivement aux oculaires 1,2,3, des gros-

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