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Voy. Brassac, Archives de médecine navale, IV

2. Voy. Hébra, Traité de* maladies de la peau, trad. par Doyon Paris, G, Masson, 1879»

Dans sa fonne la plus commune, Vacants folliculorum a de 85 |jl à 125 |ji de longueur et environ 25 fi de largeur. (Voy. fig. 144.)

La tôte est pourvue de deux palpes latéraux et bifides et d'un proboscis long et tubuleux sur lequel on trouve un organe triangulaire composé de deux pointes ou défenses fines. La tête tient immédiatement au thorax, qui compose environ le quart de toute la longueur de l'animal. De chaque côté du thorax, il y a quatre pattes très- courtes, coniques, consistant en trois segments et portant trois griffes étroites à leurs extrémités libres. De la base de chaque patte, une crête s'étend transversalement à travers le thorat et ces bandes transversales sont reliées les unes aux autres par une crête longi tudinale placée sur la ligne médiane. L'abdomen est environ trois fois aussi long que la poitrine. Les téguments présentent un grand nombre de con strictions qui ont l'air de lignes transverses placées en juxtaposition et donnent à ses rebords latéraux Taspect d'une lime.

Une autre variété de cet animal est caractérisée par la brièveté de l'abdomen, qui peut ne pas être plus long que le thorax et qui, de toute façon, ne dépasse pas cette région de plus d'une demi-longueur. Dans une troisième variété, les pattes sont au nombre de trois seulement et l'abdomen est complètement lisse. Enfin une quatrième variété présente une forme cordée. Peut-être ces diverses apparences correspondent-elles à divers degrés du développement du parasite.

Quoi qu'il en soit, il paraît démontré que la présence de ce parasite ne détermine aucun symptôme évident ; que, loin de produire les comédons ou d'occasionner la formation de pustules acnéiques, il ne s'observe pas plus fréquement dans ces maladies cutanées que sur la peau d'individus parfaitement sains.

h'acarus scabiei (de Geer), appelé encore A . exulce-

rans (Linné), ou sarcoptes hominis (Raspail), n'existe presque jamais à la surface libre de la peau. Il se loge entre les couches de Pépiderme. La femelle y creuse un sillon dont elle occupe l'extrémité. Elle y apparaît sous forme d'un point blanc, brillant, de 1/2 millimètre de long sur 1/3 de millimètre de large environ. On peut assez facilement l'en extraire à l'aide d'une aiguille assez fine. Dans ce but, on déchire avec précaution l'épiderme à une petite dislance de la papule ou de la vésicule sur le bord de laquelle on aperçoit l'éminence punctiforme déterminée pai* la présence du parasite. Poussée avec précaution, l'aiguille passe sous l'acare, qui s'y cramponne en restant immobile. On peut dès lors le porter sur le porte-objet du microscope. « Une autre méthode consiste à sectionner l'enveloppe de la vésicule de l'épiderme environnant à l'aide d'une paire de ciseaux de Louis à lame mince. La partie enlevée est placée sous le microscope avec un grossissement de 50 à 100 diamètres. Pour voir un sillon entier sous le microscope, il faut laver avec du savon et de l'eau la partie contenant le sillon : le médecin fixe dès lors la surface de la peau autour du sillon et coupe ensuite tout l'épiderme qui le renferme, d'un seul coup, avec une paire de ciseaux de Louis. La meilleure partie à choisir pour cette petite opération est le pénis. Il est bien de commencer l'incision au cul-de-sac du sillon (celui occupé par l'acarus) et de diriger ensuite l'in.strument vers l'orifice d'entrée ; car, sans cette précaution, la pression des ciseaux pourrait très^ probablement faire sortir l'acarus. Les lamelles épidermiques ainsi enlevées seront placées entre

deux plaques de verre qui peuvent être légèrement pressées Tui^e contre l'autre ; et une fois cette préparation terminée sans Taddition d'aucun liquide, on l'examinera au microscope avec un grossissement de 60 à 100 diamètres. Si l'opération réussit, on apercevra dans le sillon, outre l'acarus femelle, environ 10 à 14 œufs, rangés sur une ligne les uns derrière les autres à partir de l'extrémité postérieure de l'acarus, puis de nombreuses coquilles et de petites fèces scybaliques noires. » (Hébra, trad. par Doyon, p.' 165.) Un autre moyen de découvrir les acares dans le cas où la gale se complique d'eczéma consiste à faire bouillir les croûtes qui existent à la surface de la peau dans une solution de soude caustique. On détruit ainsi les corpuscules de pus et les parcelles épidermiques. Les acares restent intacts. Ce moyen de diagnostiquer la gale pourrait servir dans le cas où une éruption eczémateuse intense masque complètement les symptômes de la gale EnGn on réussira souvent à isoler les acariens après avoir laissé tremper pendant quelque temps les croûtes dans un mélange d'eau, d'acide acétique et l'acool. (Robin.)

Il est bon d'ailleurs, chaque fois que l'on examine un acarus ou des débris d'acariens, de le faire avec une grande attention, et en le comparant à une figure ou à une préparation typique de l'acarus de la gale, afin de ne pas confondre avec ce parasite de l'homme des- acariens analogues qui, vivant dans des objets ou des substances qui servent à des usages journaliers, se trouvent par hasard sur la peau, sur des plaieâ, sur des pinces à pansement et dans diverses déjections.

Gh. Robin parle d^un acarien qui lui fut envoyé par le docteur Royet et qui s^était multiplié en quantité innombrable dans les tas de blé nouvellement égrené; il avait déterminé un prurit ayant duré plusieurs jours sur les individus qui maniaient le grain ou vivaient dans le voisinage de ses amas. On trouvera dans Touvrage de Gh. Robin [Traité du microscope, 1871, p. 766), la description da cet animal; quUl nous suffise de dire que la forme allongée, la transparence de son corps, la disposition des pattes permettaient au premier coup d'oeil de le distinguer de Vacarus de la gale.

D'autres espèces d'acariens, appartenant aux genres cheyletus, glyciphagus et tyroglyphus ont été décrits par Fumouase et Gh. Robin*. Les premiers ont été retrouvés à la suriace du corps humain, dans les déjections, etc. ; ils provenaient, sans doute, de la fkrine de lin des cataplasmes. G'est aussi dans le genre cheyletus qu'il faut faire rentrer le parasite désigné par Moquin*-Tandon sous le nom d''acarop8e et trouvé, par Le Roy de Méricourt, dans le pus qui s'écoulait du conduit auditif externe. M. Laboulbène, qui a décrit ce parasite, en a donné tous les caractères *.

Il est plus important de savoir reconnaître, par l'examen des parasites trouvés à la surface du corps de l'homme, si l'on a affaire au sarcopte de l'homme ou bien à un parasite provenant d'un animal domes^ tique et accidentellement déposé à la surface cutanée. Dans leur travail sur la psore, MM. Delafond

\. Jcnirnal de l'attatomie, 1867, p. W6,*

i. Voy. Journal de VaiuUmnie, 1867, p. SOS, noie.

et Boui^uignon * ont prouvé, en effet, la contagion de la psore des animaux à Thomme. Ils ont démontré expérimentalement la transmission de la gale du cheval, du chien, du chat, du cochon, etc., lorsque ces animaux étaient atteints d'une psore due au sarcopte commun. Bien plus, ils ont constaté que, transmise de Tanimal à Phomme, la gale se développait avec une intensité des plus considérables. Il importe donc de savoir reconnaître Tacarus de Thomme, de savoir le distinguer des sarcoptes provenant de diverses espèces animales. Nous reproduisons plus loin, d'après Delafond et Bourguignon, outre les figures qui représentent les acares de l'homme, ceux du chien et du chat, que Ton est souvent exposé à voir se développer sur le tégument de l'homme. Voici maintenant la description de Vacarus de Vhomme,

Le corps est ovale, en forme de tortue, dentelé sur ses bords latéraux ; le dos est recouvert de petits appendices coniques, ressemblant assez bien à des écailles munies de soies ; la peau est sillonnée de replis, de duplicatures diverses ; la tête a quatre paires de mâchoires et deux fortes palpes placées près des mâchoires et de même longueur. Les pattes sont au nombre de 8 ; elles sont grosses, courtes ; chez la femelle les deux dernières paires, celles qui sont postérieures, sont munies de longs poils et ne présentent pas ces suçoirs pédoncules que l'on remarque aux pattes antérieures : le mâle a deux

i . Traité pratique de la psore ou gale de l'homme et des animatue domestiques, par 0. Delafoifll et H. Bourguignon, dans les mômoires présentés par divers savant* à rÂi?adf'mie dos scicnco3, 1862.

ssçoire de plus à la quatrième paire de pattes ; ia troisième seule est munie de poils. Le mâle est

beaucoup plus petit que la femelle. Il présente en outre, à la partie inférieure de l'aMoinen entre les

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