ET SOUS-CUTANÉS
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Jusqu^à présent, nous n'avons étudié que les produits accumulés à la surface de la peau saine^ ou redouverte de croûtes plus ou moins épaisses. Il nous £3iut maintenant décrire les éléments que Ton rencontre lorsque, le revêtement protecteur ayant été détruit dans une plus ou moins grande étendue, les sus£eices ulcérées sont mises à nu ou . recouvertes de néofomiations. Le plus souvent Texamen du réseau de Malpighi, qui représente dès lors un revètemeiït analogue à celui, des muqueuses, ne dotmera que peu d'indications. Prenons comme exemple ce quif se passe quand on vient à soulever, puis à enlever la couche cornée de Tépiderme à l'aide d'un vésicatoire. Au début, la sérosité extraite ne montrera que des celluJ4^s épithéliales plus ou moins gonflées de liquide, lua assez grand nombre de leucocytes et quelques rares globules du sang ; mais, au bout de peu de temps, se dépose à la surfetce épidermique à nu une couche glaireuse, jaune ambré, qui contient de la fibrine sous forme de filaments ondulés entre-croisés. Cette fibrine emprisomie dans ses mailles un plus gi^nd nombre de leucocytes^ de granulations moléculaires, des gralialatiobs graisseuses et des cellules épithéliales. Plus tard. encore^ la plaie laissée, par le vésicatoire pourra se recouvrir d'une couche grisâtre, pulpeuse,
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très-riche en fibrine, en globules de pus et surtout en globules granuleux, infiltrés de matières grasses. Très-abondante au début, très-abondante aussi dans les cas où la plaie formée par un vésicatoire se recouvre d'une fausse membrane grisâtre, pulpeuse, Taccumulation des globules de pus diminue, au contraire, dans les cas où la plaie tend vers la cicatrisation. Ce que Ton remarque dès lors, c'est la diminution du nombre des globules de pus coïncidant avec Taugmentation du nombre des cellules épithéliales souvent anguleuses, allongées, renfermant un ou plusieurs noyaux.
Les surfaces des ulcères ne présentent pas de caractères plus tranchés. On voit cependant dans certains services de chirurgie, quand il y a encombrement, infection des salles, certaines plaies s'accroître incessamment, sans tendance à la cicatrisation, la surface de l'ulcère se recouvrir d'une fausse membrane plus ou moins épaisse, adhérente ou ne formant qu'une boue humide grisâtre (pourriture d^kâpital). D'autres fois, détruisant tous les tissus, sauf les gros vaisseaux, qu'elle paraît longtemps ménager, l'ulcération peut donner naissance à un produit gris noirâtre, sanieux, fétide, s'écoulant de la plaie en même temps que celle-ci gagne en profondeur [forme ulcéreuse de la pourriture d'hôpital). Si, dans les deux cas, on examine ce qu'on récolte à la surface de l'ulcère, on trouve que le produit de désagrégation moléculaire qui s'élimine incessamment contient une matière amorphe, sous forme de granulations élémen^taires, de la fibrine en fibrilles dissociées , retenant dans ses mailles un grand nombre de leucocytes, des globules graisseux, des