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ENDUIT BUCCAL

par une matière granuleuse, amorphe, facile à dissocier, formée par du mucus semi-concret, granuleux, retenant les éléments épithéliaux, des débris alimentaires, des leucocytes et un grand nombre de vibrions et d'algues du genre leptothrix. Si le malade, dont la langue se recouvre dMn. enduit semblable, dort la bouche ouverte, s'il n'a soin, à Taide de gai^arismes, de délayer et d'enlever l'enduit muco-épithélial qui s'est ainsi formé, celui-ci se dessèche, se fendille ; des excoriations surviennent, et le sang épanché donne à l'enduit lingual une coloration jaunâtre, rouge bnmâtre ou même noirâtre. Les fuliçinosités ainsi produites sont très-riches en parasites; on y rencontre aussi tous les produits que laisse à sa suite le sang épanché hors des vaisseaux et plus ou moins décomposé (p. 75). On reconnaîtra aisément ces produits et il sera impossible de confondre ces colorations brunâtres avec celle que laisse à sa suite l'usage d'aliments riches en matières colorantes (chocolat, fruits, réglisse, etc.). Certains observateurs expérimentés ont été parfois trompés par des supercheries de ce genre : il importait donc de les signaler.

Les paraHtes que l'on rencontre, mêlés aux produits de la desquamation épithéliale de la langue et au mucus buccal, sont trè&-fréquents et n'ont rien de caractéristique. En raclant, à l'aide d'un manche de scalpel, la base de la langue, toujours recouverte d'un enduit plus ou moins épais, on trouve que les cellules épithéliales sont hérissées de touffes de filaments transparents, très-longs, très-ténus, droits ou légèrement courbés, formant des faisceaux serrés, feutrés, parfois ondulés. Ces faisceaux sont simple-

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