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III. — MUQUEUSE DES FOSSES NASALES

Au niveau de rouverture des narines, la peau pénètre dans la cavité du nez et tapisse toute la surface interne des narines (vestibule des fosses nasales, Sappey) ; d'abord pourvue de poils (vibrisses) et de glandes sébacées, la peau s'e dépouille bientôt de tous ces organes accessoires pour se continuer insensiblement avec la muqueuse olfactive qui tapisse toutea les fosses nasales, et Tarriôre- cavité des fosses nasales (partie supérieure du pharynx). Au niveau de la partie toute supérieure des fosses nasales, la muqueuse se modifie de nouveau pour former une surface très-sensible, la surface olfactive, sur rbistologie de laquelle nous ne nous arrêterons pas. Nous étudierons seulement la structure générale de la muqueuse des fosses nasales, ou membrane de Schneider.

La membrane de Schneider, qui tapisse les fosses nasales et les cavités accessoires ou sinus qui y sont annexés, est partout formée par un épithélium vibratile stratifié ; les cellules profondes sont plus ou moins polyédriques ; les cellules superficielles, coniques et très-allongées (jusqu'à 67 fx de longueur) sont munies sur leur extrémité libre de dli vibratiUt (fig. 76); cet ' épitbélium est identique à celui des voies aériennes (trachée et bronches), et en effet la physiologie nous enseigne que les fosses nasales sont le commencement des voies respiratoires. Il est facile en raclant sur soi-même la surface des fosses nasales, avec un cure-dent par exemple, d*en ramener des cellules encore munies de leurs cils vibratiles, mais il faut

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