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MUQUEUSES DE L'CEIL ET DES VOIES LACRYMALES

particularités indiquées en partie par Henle et précisées récemment par Robin et Gadiat (1).

\^ Les conduits lacrymaux sont tapissés d'un épithélium panimenteux analogue à celui de la conjonctive.

2<^ Dès qu'on passe du conduit lacrymal commun dans le sac lacrymal^ Tépithélium prend brusquement les caractères de Tépithélium prismatique.

3° Cet épithélium cylindrique se retrouve dans toute la longueur du canal nasal, jusque sur les lèvres de son orifice dans la cavité nasale.

4» Le sac lacrymal est dépourvu de glandes (Robin) ; la muqueuse n'en secrète pas moins du mucus, plus ou moins visqueux et tenace, car on sait que les muqueuses sécrètent indépendamment de toute glande.

Les produits que l'on peut recueillir à la surface de la conjonctive ou des paupières, et dont im eiamen microscopique pourrait caractériser Torigine, sont assez rares. Nous avons déjà indiqué, en nous occupant du mucus considéré en général (p. 200), quels étaient les caractèi*ets-ftiir.^ucus conjonctival ou des agglomérations: formées de mucus concret (dacryolithes) qui se retrouvent parfois dans les Yoies lacrymales. Nous nous bornerons à dire ici que les altérations des larmes n'ont pas été étudiées au microscope. Quant aux produits de la muqueuse palpébrale ou de la conjonctive, ils sont difficiles à caractériser par un examen microspopiqfue. Dans la blépkarite ciliaire on trouve les ciJs ]gx>nflésy voiu-

1 . 'fioU sur la itructure du sac lacrymal et de ses conduits. Jwrttà de V^natomiei 1875, p. 487.

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mineuK, à coloration noire, pigmentée. Quelquefois ils présentent des excroissances pigmentaires ; parfois, mais rarement, on y rencontre des tricophytes. L'examen des ulcères cupulliformes , au milieu desquels se trouvent des cils vacillants et celui du pus qui provient des glandes de Meibomius, n'éç^re pas le diagnostic. Dans la conjanctimte catarrkale^ le liquide sécrété contient tantôt un grand nombre de cellules épithéliales déformées, dont le protoplasma a subi la dégénération muqueuse, tantôt un très-grand nombre de globules de pus. Dans les produits de Vophthalmie diphthéritique, Lebert et Grubi ont trouvé de la fibrine coagulée contenant de nombreux globules de pus. Cette exsudation fibrineuse s'observe aussi dans les mailles du . tissu cellulaire sous-conjonctival, ainsi que dans la conjonctive elle-même. Enfin, dans les cas à^ophtkalmie granuleuse, les granulations que Ton peut extraire à Taide d'une excision des culs de sac de la conjonctive, ont été divisés par Galezowski en granulations capillaires et vésiculaires [Traité des maladies des yeuœ, 2° éd., 1875, p. 215). L'examen de ces {granulations a été fait par Remy, qui en a donné, dans l'ouvrage que nous venons de citer, une description à laquelle nous renvoyons ceux qulntéfessent ces questions d'histologie pathologique. Leb«rt (cité par Galezowki, p. 245) a étudié la dégénérescence amyloïde de la conjonctive, et a montré que les masses gélatineuses qui déterminent son boursouflement soni composées de nombreux corpuscules luisants, de différente grosseur, contenus dans une masse amorphe transparente. Plusieurs de ces corps sont allongés et à bords arrondis : à

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