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CALCULS URINAIRES

formation de prismes larges, d'une longueur variable, très-transparents, et qui possèdent à un haut degré le pouvoir de polariser la lumière. Ces prismes se sont formés par une double décomposition qui a eu lieu entre le sel de platine et la soude ; c^est le réactif le plus délicat qui soit connu pour déterminer Texistence de la soude. » (Robin.)

îa^urate de potasse àornieTaL avec le même réactif des octaèdres qui ne polarisent point la limiière et qui sont peu solubles dans Teau, tandis que les prismes donnés par la soude y sont très-solubles.

Uitrate de magnésie cristallise en prismes réunis le plus souvent pour former des amas sphéroïdaux. Pour les analyser, on les calcine sur une spatule de platine; il reste un résidu blanc de carbonate de magnésie qu'on dissout, sur le porte-objet, avec une goutte d'acide chlorhydrique; en ajoutant à la solution une goutte de phosphate de soude et d'ammoniaque, on voit apparaître les cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien (voy. fig. 95).

Quant aux cristaux de biurate hydrate de magnésie (Bigelow), ils sont prismatiques, à quatre faces, à angles réguliers ; ils sont insolubles dans l'eau, insolubles dans l'acide chlorhydrique et l'acide acétique. Traités par l'acide chlorhydrique concentré, ils perdent leur forme et se réduisent en fragments noirs et irréguliers.

Les débris de calculs insolubles dans l'eau bouillante seront dissous par l'acide chlorhydrique concentré ; puis on ajoutera lentement de l'ammoniaque jusqu'à ce que la liqueur soit neutre. Immédiatement les cristaux se précipitent. Or on peut, dans

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ces circonstances, avoir affaire à de YoxûMe de chaux^ à du phosphate de chaux ou à du phosphate ammoniaco-magnésien .

Les cristaux di'oxalate de chaux sont précipités sous forme d'une poussière noire, au miliea de laquelle on reconnaît quelques octaèdres réguliers (voy . fig. 90) ; tous ces cristaux sont insolubles dans Tacide acétique, solubles dans Tacide chlorhydrique concentré. On peut encore calciner ce précipité sur une lame de platine, puis ajouter au résidu (carbonate de chaux) une goutte d'acide acétique ; on observe dès lors, sous le microscope, un dégagement gazeux assez abondant ; en ajoutant une goutte d'oxalate d'ammoniaque, on voit se former, de nouveau, les cristaux d'oxalate de chaux.

Le phosphate de chaux apparaît sous forme d'une poussière claire, jaunâtre ; on le reconnaît en traitant cette poussière par une goutte d'oxalate d'ammoniaque. On voit dès lors la masse amorphe se transformer en cristaux d'oxalate de chaux ; en ajoutant un sel de magnésie et de l'ammoniaque, il se forme dans le champ du microscope des cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien.

Les amas de phosphate de chaux sont solubles dans l'acide acétique.

, Le phosphate ammoniaco-magnésien se présente sous forme arborescente (fig. 88), ou, si Ton a soin de n'ajouter l'ammoniaque que goutte à goutte et très-lentement, sous la forme que nous avons signalée comme caractérisant le phosphate ammoniaco-magnésien précipité lentement (fig. 87 et 88). Ces cristaux sont décomposés par l'addition d'un fragment de potasse. Ils sont solubles dans l'acide

MOCUS m ÉPITHÉLIUM. 331

acétique. On peut les faire apparaître après calcination. Le résidu est dissous par une goutte d'acide chlorhydrique, puis, sous le microscope, traité par une goutte d'ammoniaque i les cristaux se reforment immédiatement.

Les autres calculs formés de cystine^ etc., sont très-rares. Dans la mélanose généralisée, Turine renferme parfois des amas irréguliers de granulations noirâtres ou des cristaux de couleur hortensia.

Macas et ëplthéliom

Ce que nous avons déjà dit du mucus en général (p. 197) et du mucus de l'urine normale (p. 311) nous permettra de ne pas insister sur les dépôts muqueux de l'urine pathologique ; ils n'ont, en effet, de caractéristique, que leur abondance. Quant aux diverses formes d'épithélium que Ton rencontre mêlés aux sédiments urinaires, il sera bon, pour s'en faire \me idée, d'étudier l'urine recueillie sur le cadavre dans les bassinets ou la vessie. Robin insiste sur les nombreuses variétés que présentent, dans ces cas, les cellules épithéliales des canalicules urinifères. Les unes sont isolées, gonflées, granuleuses, à noyaux volumineux ; d'autres constituent des fragments de gaines épithéliales plus ou moins longues, formées de cellules pavimenteuses, petites, très-régulières : parfois on ne trouve plus que des masses amorphes, à peine segmentées en cellules, rappelant la disposition des cylindres, que nous étudierons dans un instant. Quelques cellules ayant perdu leurs granulations sont devenues sphériques; d'autres renfer-

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ment des ^ulteletles assez pâles, à bords nets, n'ayant pas la réfringence des. gouttelettes graisseuses; parfois, enfin, les cellules renferment des granulations d'hématoaine.

Dans les urines de la maladie de Bright, on rencontre quelquefois des particules de parenchyme rénal sous fonne de fragments de tubes urinifères; quelquefois même ces débris peuvent, sous l'inQuence de la teinture d'iode, donner la réaction qui caractérise la dégénérescence amyloïde; mais, le plus souvent, on n*y trouve que des gaines épithéliales plus ou - Épithsiiam moîns complètes formées par tabBB "iQ^M ^~ °^^ agglomération de cellules Grou.aw. ' polyédriques très-régulièrement disposées les unes à cAté des autres, renfermant ou non des granulations amo^ pbes. Le noyau de ces cellules devient très-apparenl lorsqu'on traite la préparation par une goutte d'acide acétique. La présence de ces gaines épithéliales [Hbuli) peut se constater non-seulement dans les cas de néphrite, mais encore dans toutes les pjrexies (surtout la scarlatine). Elles sont d'ailleurs assez peu fréquentes. Nous ne les avons retrouvées ' nous-même que dans l'urine de malades atteinls d'érysipéle de la face et seulement d'une manière passagère.

Il sera, le plus souvent, assez aisé de distinguer les épithéliums qui proviennent des tubes du rei« de ceux qui viennent de la vessie, ou des voies génitales de la femme {leucorrhée, voy. p. 370).

MUCUS ET EPITHÉLIUM. 333

Quant aux spermatozoïdes, que nous étudierons en nous occupant des produits des organes génitaux de rhomme (voy. p. 349), leur recherche dans Turine est plus importante. Quelquefois mêlés à des flocons de mucus ou bien à ces filaments muqueux formés dans la portion membraneuse du canal de Furèthre, d^autres fois libres dans Turine et pouvant former au fond du vase un dépôt assez épais, les spermatozoïdes se retrouvent, assez souvent, dans Turine de personnes en parfsdte santé. Leur présence n^est donc, en aucun cas, Tindice d'un état pathologique, à moins qu'on ne les trouve en grande abondance, ou bien que leur présence ait été constatée pendant plusieurs jours consécutifs. Il est non moins important de rechercher et de trouver dans Turine une grande quantité de noyaux sphériques mesurant environ 5 (x, pâles, légèrement granuleux, sans nucléoles. Mêlés souvent à des cristaux d'oxalate de chaux, ces noyaux sphériques, déjà signsilés par Gh. Robin dans le sperme des cryptorchides, se rencontrent assez fréquemment dans les cas de spermatorrhée déjà ancienne traitée par des cautérisations successives. L'abondance de ces noyaux est telle, dans certains cas de ce genre, que Tattention se trouve distraite et que c'est à peine si l'on reconnaît, de temps en temps, quelques spermatozoïdes. Ils existent cependant; mais souvent, au lieu de présenter l'apparence normale que nous décrirons dans un prochain chapitre, ils semblent plus petits, et leur queue est souvent brisée ou enroulée autour de la tête. Il ne faut pas confondre ces noyaux sphériques avec les granulations d'aspect graisseux, à centre brillant et à contour foncé qui proviennent

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de r^ithélium des glandes prostatiques et donnent au liquide de la prostate un aspect blanc crémeuTc.

Cylindres urinifères

Ceux-ci se présentent, à Texamen microscopique, sous deux aspects bien différents. Les premiers, gror nuleux, très-visibles, renferment ou non des cellules épithéliales, des globules de sang ou de pus, etc. ; les autres, transparents, hyalins, presque incolores, sont très-difficiles à apercevoir dans Turine non colorée. Pour étudier la composition de ces produits, il importe de laisser reposer Turine dans un verre à pied assez étroit, puis de décanter avec précaution ou d'aspirer lentement à Taide d'une seringue la portion qui surnage ; si Ton est pressé, il sera préférable de filtrer Turine sur un linge de fine batiste; le dépôt qui restera sur le filtre renfermera le plus grand nombre des cylindres contenus dans Turine. Ce dépôt, qu'il soit recueilli au fond d'un vase conique ou obtenu en raclant Tétofie qui a servi de filtre, devra être coloré à l'aide d'une solution d'iode dans l'iodure de potassium (Neubauer et Vogel), ou mieux encore avec une goutte de fuchsine (voy. Introd., p. 23). Les cylindres hyalins apparaîtront dçs lors et seront aisés à distinguer en raison de leur coloration. Pour être sûr de les trouver, lorsqu'ils existent, il sera bon de n'observer qu'une très-petite goutte de liquide. Dès l'instant que la préparation n'est pas tout entière comprise sous le couvre-objet, les cylindres hyalins peuvent passer

CYLINDBES URINIFÈRES, ' 335

inaperçus. Enfla il sera toujours utile d'examiner d'abord la préparation avec un faible grossissement, sauf à étudier ensuite, à l'Eiide d'un grossissement plus considérable, les éléments dont un premier examen aura fait reconnaître la présence. Les cylindres granuleux (flg. 97) sont « cylindriques, quelquefois resserrés en certains points larges de 20 à 30 [», rarement 40 [1. Leurs extrémités sont ordinairement irrégulières, déchirées; plus rarement l'une d'elles est arrondie, renflée ou non » (Robin). Ces cylindres peuvent entraîner quelques cellules épithéliales provenant de la paroi des tubes urinifères, rappelant par leur disposition celles qui constituent les gatnes *u]au',~,|^ùvéB'"S

épithéliales : souvent ces Cel- lurine olbumineuse.

Iules, pèles, granuleuses, infiltrées de graisse, sont disséminées au milieu de la masse granuleuse du cylindre. D'antres fois, ce sont des globules de graisse [maladie de Bright, empoisonnement par le phosphore, etc.), qui, sphériques, jaunâtres, réfractant fortement la lumière, remplissent les cylindres granuleux et leur donnent un aspect caractéristique. Beaucoup plus rarement les cylindres granuleux contiennent des cristaux d'urates, des globules sanguins ou des leucocytes. Les cylindres hyalins (fig. 98), dont l'abondance suffît parfois à caractériser la néphrite albumineuse, sont très-pâles, transparents, longs de 500 j* à 1 millimètre environ, larges de 10 à 50 \>.. Ils se ter-

Fig. 98. — Cylindres hyalins provenant d'une urine albumi* neuse.

minent par une cassure très-nette et présentent souvent à leur surface des pertes de substance ou des fêlures dirigées transversalement. Ces cylindres hyalins sont quelquefois granulo-graisseux; d'autres fois ils entraînent quelques débris d'épithélium, des

cristaux d'urates, d'oxalates ou de phosphates, enfin quelques globules de sang ou de pus. D'après L. Beale, « la présence de cristaux d'acide urique et de globules sanguins pourra faire supposer que très-probablement le cas sera aigu et de peu de durée. L'absence de ces dépôts et la présence d'un grand nombre de tubes granuleux et parfaitement transparents, mêlés à un grand nombre de cellules huileuses rendraient presque certaine l'hypothèse d'une affection chronique. » Suivant Gornil \ « les cylindres sont plus pâles, plus mous, plus faciles à attaquer par les réactifs dans les albuminuries passagères que dans les formes chroniques de la maladie de Bright. Ceux-ci sont plus denses, moins faciles à écraser ; ils fixent aussi bien mieux les matières colorantes, telles que la solution iodée et le carmin. Des cylindres très-réfringents, généralement larges, à bords ombrés, à reflets jaunâtres, ne s'observent guère que dans les formes les plus invétérées de la néphrite albumineuse. » Ajoutons que si l'abondance, la forme

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