Liégeois, Traité de physiologie , t. I. p. 1S
présence des spermatozoïdes dans le liquidé qui s'écoule de Turèthre à la fin de la défécation, pendant Fexercice de Téquitation, pendant la nuit sans érection, ou enfin qui se trouve mêlé à Turine. Encore faut-il savoir qu'après une très-longue abstinence de coït, il s'écoule toujours, par trop plein des vésicules séminales, un peu du liquide spermatique qu'elles contiennent, liquide qui est entraîné lors de la miction.
Aussi ne faut-il point attacher une trop grande importance à la présence, constatée une seule fois, de spermatozoïdes dans Turine. L'abondance de ces éléments, leur diminution de volume, leur vivacité moindre dans l'uxine alcaline, sont des indices d'une plus grande importance. D'après Lallemand, les spermatozoïdes seraient d'un tiers ou un quart moins volumineux qu'à l'état normal dans les spermatorrhées anciennes ; cependant, il faut se rappeler que des spermatozoïdes de diverses dimensions existent dans le sperme à l'état normal (fig. 102); il est donc plus important de rappeler que l'absence des spermatozoïdes, chez les spermatorrhéiques, coïncide presque toujours avec l'abondance des noyaux pâles, sphériques, que nous avons déjà signalés en étudiant l'urine (voy. p. 333).
Pour rechercher les spermatozoïdes dans l'urine, il suffit de la laisser reposer pendant six à douze heures, puis, à l'aide d'une pipette, de recueillir les dernières gouttes du dépôt qui s'est formé au fond du vase. Ce procédé a permis à Donné de retrouver des spermatozoïdes, alors qu'une seule goutte de sperme avait été mélangée à un demi-litre d'urine.
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Le sperme normal éjaculé présente d'ordinaire, peu de temps après son émission, dès qu'il est refroidi, de nouveaux éléments figurés qui sont jusqu'à un certain point caractéristiques : ce sont des cristaux de phosphate de magnésie, sous la forme de prismes obliques à base rhomboïdale, soit isolés, soit réunis en plaques ou en étoiles. « La présence de ces cristaux, dit Gh. Robin, est à signaler, parce qu'il n'y a pas de mucus ni d'autre humeur pendant la dessiccation desquels on voit se produire de ces cristaux comme dans le sperme. » Toutefois, dans l'examen des taches de sperme, la présence des spermatozoïdes pourra seule permettre d'affirmer leur nature.
La manière de faire, avec les taches, la préparation qui doit être examinée au microscope, est des plus simples *. On coupe dans le linge taché une bandelette large de 1 centimètre environ, que l'on fait plonger dans un verre de montre rempli d'eau ; on s'arrange de manière que la bandelette plonge dans l'eau jusqu'au voisinage de la tache, celleci ne trempant pas dans le liquide. Bientôt la tache, imbibée par l'eau qui monte par capillarité, se gonfle et reprend l'aspect qu'elle avait à l'état frais. Dès lors on la racle à l'aide d'un scalpel, puis on porte la matière ainsi enlevée sur le porte-objet du microscope. La préparation renferme des filaments de lin, de chanvre, de coton, de laine ou de soie provenant de Tétoffe ; des poussières diverses , des cellules épithéliales provenant de l'urèthre ou du vagin; des leucocytes sphériques, granuleux, parfois des sympexions, souvent des cristaux de phosphates de magnésie, enfin des spermatozoïdes. Ceux-ci sont intacts ou brisés, mais presque toujours aisément reconnaissables. Pour mieux les voir, il
\ . Voy. Briand et Chaude, Manuel de médecine légale, p. 745.
peut être avantageux d'ajouter une goutte d'acide acétique à la préparation, ou bien encore de les colorer par l'addition d'une petite quantité de teinture d'iode iodurée. Lorsque l'on ne trouve que des têtes, séparées de leur filament caudal, il peut être avantageux (Pincus) pour les mieux distinguer de laisser dessécher entre deux plaques de verre l'eau en expérience.
a64 MUQUEUSE DES ORGANES GÉNITAUX DE LÀ FEMME.