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DE LA FEMME

i° Organes génitaux externes. — Les organes génitaux externes présentent une transition entre le revêtement épider- *inique cutané et le revêtement épithélial de la muqueuse vaginale. Cette transition se fait au niveau du bord libre des grandes lèvres.

Sur la face externe des grandes lèvres on trouve une enveloppe cutanée, riche en follicules pileux, en glandes sébacées et en glandes sudoripares; son épiderme est plus ou moins fortement pigmenté selon les sujets, c'est-à-dire que les cellules profondes et principalement celles de la couche de Malpighi sont chargées de granulations pigmentaires.

Sur la face interne des grandes lèvres, à la fourchette, sur les petites lèvres, le clitoris, etc., on trouve une muqueuse rosée, riche en capillaires sanguins, pourvue de papilles et de glandes, et recouverte d*un épithélium pavimenteux stratifié, identique à celui des muqueuses de cette classe, identique à celui du vagin. Les papilles sont très-développées et nombreuses, surtout au niveau du clitoris. Les glandes sont les unes muqueuses, les autres sébacées. Les glandes sébacées se trouvent sur la face interne des grandes lèvres, sur les petites lèvres et sur leurs replis qui forment ce qu'on nomme le prépuce du clitoris; ces glandes sébacées ne sont pas annexées à des follicules pileut : elles sont libres et analogues aux glandes de Tyson, de la région balano-prépuciale de l'homme; elles sécrètent le produit sébacé que nous avons

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déjà étudié (yoy. p. 136) et qui, mêlé à des détritus épithéliaux, constitue de petits amas caséeux identiques au smegma prépucial. — Les glandes muqueuses en grappe sont disse* minées autour du méat urinaire et sur les parties latérales de l'entrée du vagin ; à ce niveau se trouve une formation glandulaire du même genre, mais relativement volumineuse, c'est la glande de Bar t ho lin, dont l'étude a été si bien faite par Huguier. Ces glandes (une de chaque c6té) sont situées précisément sur les limites de la vulve et du vagin, dans l'espace angulaire que présente de chaque c6té la cloison recto-vaginale : ce sont de simples glandes en grappe de 14 millimètres de diamètre, à vésicules glandulaires tapissées d'un épithélium pavimenteux, et dont le canal excréteur vient s'ouvrir immédiatement à la base et en avant de V hymen ou des caroncules mifrtiformes, dans l'angle rentrant que forme cette membrane, ou ses débris, avec les parois de la vulve. Il est donc facile, en introduisant le doigt dans le vagin et en le ramenant d'arrière en avant sous forme de crochet dirigé du côté de la glande dont on veut examiner le produit, de presser celle-ci de dedans en dehors et d'en faire sourdre un liquide dont il est très- important d'examiner la nature dans certains cas pathologiques. Â l'état normal, ce liquide présente tous les caractères d'un mucus transparent et visqueux : il est excrété en grande quantité pendant la copulation et sort quelquefois en jet comme par une sorte d'éjaculation.

2° Vagin, — Le vagin est formé d'une tunique externe cellule -fibreuse, d'une tunique moyenne musculaire (muscles lisses) et d'une muqueuse. Celle-ci est rouge pâle, formant un grand nombre de replis et recouverte d'un épithélium pavimenteux, à cellules superficielles aplaties, identique à l'épi thélium de la bouche et de l'œsophage. Cette muqueuse est riche en papilles, mais celles-ci sont peu proéminentes et les saillies choriales sont ensevelies dans l'épithélium pavimenteux, comme les saillies secondaires des papilles fongiformes de la muqueuse linguale. La muqueuse vaginale est complètement dépourvue de glandes ; c'est là un fait définitivement établi, grâce aux recherches de Sappey, et malgré les affirmations contraires de Huschke et d'un grand nombre d'anatomistes. On avait cru pouvoir invoquer en faveur de l'existence

de ces glandes celle des kyitâS du vagin, que Ton considérait comme provenant d'une cavité glandulaire dilatée après oblitération de son canal excréteur, mais 6. Eustache a montré que ces kystes se forment dans les aréoles du tissu conjonotif, absolument comme un hygroma, à la suite d*ui) frottement trop énergiquement répété ^ Le liquide auquel donnent naissance les parois du vagin ne provient donc que de la chute et

de la fonte de ses cellules épithéliales. Par contre, la muqueuse vaginale renlermeraii quelques follicules clos, analogues à ceux de la base de la langue *.

3° Utérus, — L*utérus et les trompes de Fallope présentent la même structure, et Ton sait, en effet, que la matrice représente la partie la plus inférieure des trompes fusionnées en un organe médian à cavité unique.

Nous ne parlerons pas de la direction des fibres musculaires qui composent la principale masse de Tutérus, mais nous insisterons sur leur nature : ce sont des fibres musculaires lisses, des fibres ^cellules fusiformes, à noyau ovalaire (fig. 103) unies entre elles par une grande quantité de tissu conjoncttf, riche en éléments plasmatiques. Il est important de connaîtra cette structure parce

Fie 103 — Fibr ^^ *^*®** ^^^^ ^® **°° trouve dans la plupart

mascûlaire de ^®* tumeurs que l'on désignait sous le nom

Tutérat (Kœl- de tumeurs fibreuses, de polypes fibreux de

liker.) l'utérus ; ces tumeurs ont une composition

caractéristique : ce sont des myornes, des

myomes à fibres lisses. Pour les étudier et s'assurer de leur

nature, il faut en foire macérer des lambeaux dans une solution

d'acide azotique à 90 pour 100 ; on peut alors facilement en

dissocier les éléments et reconnaître les fibres musculaires

iisifs dont le noyau devient plus apparent si l'on colore la

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