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PHYSIOLOGIE

que rbémprrhagie cataméniale concomitante (Kttss). Parfois môme la menstruation se réduit à une simple desquamation de la muqueuse utérine. Aussi rencontre -t-on les cellules épithéliales en grande abondance dans le produit plus ou moins sanguinolent qui forme les règles. Enfin l'on peut constater une élimination totale ou partielle de la muqueuse utérine, sous forme de membranes qui rappellent l'aspect de la surface interne de l'utérus, et qui, examinées au microscope, présentent la structure de la muqueuse utérine ^

Dès le début de la grossesse, la muqueuse utérine s'hypertrophie : elle devient plus épaisse, plus molle, plus lâche et plus rouge ; ses glandes s'hypertrophient également et son cborion devient beaucoup plus visible. Mais le changement le plus important est celui qu'on observe dans les cellules épithéliales : l'épithélium du museau de tanche reste pavimenteux et tel qu'il est à l'état ordinaire ; celui de la partie inférieure de la cavité du col reste cylindrique avec ses cils vibratiles ; celui de la partie supérieure demeure cylindrique, mais perd ses oils vibratiles (Ch. Robin). Enfin, l'épithélium cylindrique vibratile de la cavité du corps de l'utérus s'exfolie complètement et se trouve remplacé par des cellules pavimenteuses, parfois sphériques, le plus souvent pavimenteuses ou régulièrement polyédriques par pression réciproque. Ces cellules ont un noyau sphérique ou à peine ovoïde, finement granuleux, sans nucléoles. Quelques-unes ont un noyau multiple; d'autres n'ont pas de noyau, mais sont remplies de granulations jaunAtres, foncées. Souvent il arrive que ces cellules se desquamant, tombent dans la cavité utérine et sont évacuées (avec le mucus utérin) : elles sont toujours alors sphériques et granuleuses.

A partir de deux mois et demi viennent s'ajouter à ces cellules d'autres cellules plus grandes, plus allongées, minces, pâles, aplaties, se prolongeant en pointe, parfois môme étoiiées. Ces cellules ont un noyau plus volumineux que celui des cellules précédentes, souvent un ou deux nucléoles jaunes et brillants. Ces éléments do la caduque utérine diffèrent peu

1. Voy. Courty, De la dysménorrhée memJn'aneuse (menstruation exfoliante). Montpellier médical, septembre 1869.

des oellides que l'on obaerre à la ftoiface de la membraiia impropreniMit appelée caduque inter-uiérthplaeentaire ou t&otine. Celle-ci, en effet, ne s'éliimne point avec le placenta. Elle diminue peu i peu d'épaisseur jusqu'à ce que son niveau ait atteint celui de la muqueuse qui se régénère. Quelquefois même elle persiste sous forme d'une plaque circulaire plus ou moins saillante et mamelonnée. L'épitbélium qui la tapisse est formé de noyaux libres et de cellules. Celles-d sont, en partie, semblables à celles de la caduque utérine : ou bien elles sont très-hypertrophiées, renflées, arrondies ; leur noyau est volumineux ; il renferme un ou deux nucléoles à contour foncé, noir&tre, à centre brillant, jaune. Quelques-unes, que l'on trouve isolées ou juxtaposées en lamelles plus ou moins grandes, sont encore plus déformées. Elles sont trè»volumineuses, sphériques ou plus souvent allongées, fusiformes ou coniques. Les noyaux libres d'éptthélium sont trèsanalogues à ceux qui ont été décrits et figurée sous U$ noms de nogaua eaneéreuœ, carcinomaieux, etc. (Ch. Robin).

Il importe d'être éclairé sur les formes variées et bizarres de tous ces éléments cellulaires que le médecin pourra parfois rencontrer dans les produits évacués au moment de l'aocouchement ou pendant la grossesse.

n. — Produit des organes génitaux externes

En nous occupant de Tappareil génital de l'homme, nous n'avons point décrit les nombreuses lésions que présente le gland et nous n'avons pas signalé ce que donne l'examen des produits de VurétkriU simple ou virulente . Nous ne nous arrêterons pas non plus à décrire les diverses formes de vulvite, la blennorrhagie chez la femme, ou les inflammations diphthéritiques de la muqueuse vulvo-vaginale. L'examen microscopique des différentes espèces de

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