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MàMpsUier médical, juin

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préparation avec le picrocarminate d'ammoniaque (voy. Introduction, p. ,22). Pendant la gestation les fibres musculaires préexistantes s*hypertrophient, en même temps qu'il se forme de nouveaux éléments musculaires : c*est ainsi que la niasse de l'utérus devient de vingt à trente fois plus considérable qu'elle n'était primitivement.

La muqueuse utérine doit être étudiée au niveau du corps de l'utérus, au niveau de la cavité du col, et au niveau du museau de tanche.

La muqueuse du corps de l'utérus ne possède comme chorion qu'une mince couche de tissu conjonctif embryonnaire intimement unie à la masse musculaire, de telle sorte que l'épithélium utérin semble directement appliqué sur le tissu musculo-vasculaire sous-jacent. La surface de cette muqueuse est lisse, sans aucune papille ; mais elle présente dans la profondeur un grand nombre de prolongements en doigt de gant, qui forment des glandes en tube très-analogues aux glandes de Lieberkûhn du canal intestinal : ces glandes sont simples ou ramifiées. Le revêtement épithélial se compose d'une simple couche de cellules cylindriques dans les culs-de-sac glandulaires, comme à la surface libre ; mais, à la surface libre de la muqueuse, ces cellules cylindriques sont munies de cils vibratiles qui se meuvent de dedans en dehors : il en est de même de l'épithélium des trompes utérines.

La muqueuse de la cavité du col de l'utérus, étudiée avec soin par Comil, est aussi revêtue d'un épithélium à une seule couche de cellules cylindriques avec cils vibratiles, que l'on retrouve encore jusque très-près de l'orifice du museau de tanche ; mais cette muqueuse présente en plus des papilles très-nombreuses, surtout vers la partie inférieure, papilles qui se rencontrent aussi bien à la surface des saillies arborisées de la muqueuse {arbre de vie du col de l'utérus), que dans leur Intervalle et jusque dans les dépressions les plus profondes qui séparent ces saillies. Ces papilles sont d'autant plus développées et plus nombreuses que le sujet est plus âgé. La muqueuse de la cavité du col est très-riche en glandes, les unes sûnples, les autres composées : les premières sont de simples dépressions piriformes tapissées par des cellules cylindriques plus petites que celles de la surface libre et dépour-

vues de cils yibratiles ; les secondes, développées surtout vers le fond des sillons qui séparent les branches de Tarbre de yie, sont de véritables glandes acineuses (Sappey), mais dont chaque cul-de-sac est identique à l'une des glandes simples que nous venons de décrire. Ces glandes sécrètent le mucus épais, visqueux et gluant que nous étudierons bientôt ; parfois le canal excréteur de ces glandes s'oblitère et leur produit de sécrétion s'y accumule de manière à constituer un petit kyste qui devient saillant : c'est ce qu'on a nommé les œufs de Nabothj fréquents surtout chez les femmes âgées. Le contenu des œufs de Naboth présente souvent un aspect puriforme, dû à la présence de nombreuses cellules épithéliales en dégénérescence graisseuse : ce sont des cellules cylindriques déformées ; parfois des globes épithéliaux sphériques ; des formes pavimenteuses, et même des formes étoilées. (Wagner, Cornil.)

La muqueuse du museau de tanche, ou portion vaginale du col, est couverte d'un épithélium pavimenteux identique à celui du vagin ; mais cette muqueuse possède en plus des papilles et des glandes. Les papilles forment un réseau semblable à celui de la peau, mais elles sont peu saillantes et enfoncées au milieu des couches épithéliales. Les glandes, nombreuses seulement au niveau de l'orifice du col (Wagner, Cornil), sont des tubes simples, renflés à leur partie profonde, et tapissés d'une couche unique d'épithélium cylindrique ou cubique, sans cils vibratiles (Cornil); en un mot, elles sont semblables à celles de la cavité du col : elles peuvent aussi, comme Ta démontré Cornil, donner lieu à la production de petits kystes, d'œufs de Naboth parfois très-abondants, chez les personnes âgées.

La muqueuse de l'utérus, et surtout celle de la cavité du corps, subit des modifications qu'il faut considérer comme physiologiques, aux époques de la menstruation et pendant la grossesse.

A l'époque de la menstruation la muqueuse utérine s'hypertrophie, ses glandes deviennent plus visibles, et les couches superficielles de l'épithélium tombent et sont éliminées : c'est une véritable mtte épitkéliale, qui, au point de vue physiologique, doit être placée comme Importance sur le même rang

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