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Thèses de Paris

Le médecin ne doit pas se borner à Texamen des fluides sécrétés par Tutérus ou le vagin. Souvent consulté dans des cas de stérilité, il lui faudra s'assurer de la présence et de la conservation des spermatozoïdes dans les voies génitales de la femme. Marion Sims a pu constater ainsi que la stérilité résultait parfois de ce que le vagin, trop court, ne pouvait retenir la liqueur spermatique, dont on ne retrouvait traces ni dans le mucus vaginal, ni dans le mucus cervical *. Le même observateur a reconnu: i^ que la liqueur spermatique peut entrer dans le vagin sans qu'il y ait eu pénétration; 2^ qu'un spermatozoaire peut, dans un temps relativement court (quatre heures), parcourir une distance considérable (de Porifice du vagin au canal cervical de la matrice); 3<* qu'il peut vivre assez longtemps hors du corps, pourvu que la température ne soit pas trop basse -^le m\icus cervical recueilli à midi ne fut examiné qu'à minuit, seize heures après la tentative de coït, M. Sims y trouva un spermatozoïde qui manifestait la plus grande activité).

Marion Sims a recherché également pendant combien de temps les spermatozoïdes pouvaient vivre dans la matrice. Le D^ Percy, de New- York, ayant trouvé quelques spermatozoïdes vivants dans le col utérin, huit jours et demi après le dernier rapprochement sexuel, Marion Sims ajoute :

J'ai maintes fois examiné la semence, .afin d*être fixé sur ce point. Je crois pouvoir dire avec certitude : 1« que les sper-

1. Notes cliniques sur la chirurgie utérine,' par Marion Sims, traduit par Lhéritier.

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