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EXAMEN DU MUCUS CERVICAL

matozoaires ne vivent jamais plus de douze heures dans le mucus vaginal ; ^^ qu'ils vivent, au contraire, beaucoup plus longtemps dans le mucus cervical. En effet, lorsqu'on examine le mucus cervical trente^six à quarante heures après le coït, on trouve ordinairement autant de spermatozoaires vivants que de morts, tandis que dans le vagin tous sont morts au bout de douze heures. Voici une observation recueillie sur une personne parfaitement digne de foi. c Acte sexuel à onze heures du soir, le samedi ; examen microscopique des sécrétions le lundi à trois heures de l'après-midi, c'est-à-dire quarante heures après. Le mucus vaginal contient quelques spermatozoaires morts, aucun de vivant ; le mucus cervical en contient un grand nombre très-vivaces et fort peu de morts. >

Quant à la manière de procéder à ces examens, voici ce qu'en dit le chirurgien anglais {l, c, p. 472). Supposons que nous devions examiner le mucus vaginal aussitôt après le coït, c'estp-à-dire dans l'espace d'une heure : on recommande à la femme de vider la vessie avant l'acte, et de rester tranquillement couchée sur le dos jusqu'au moment de l'exploration. Pour recueillir quelques gouttes du liquide contenu dans le vagin, il faut y introduire l'index, opérer une pression en bas et en arrière sur la paroi postérieure, précisément audessous du col utérin. La semence s'amasse nécessairement dans la poche formée par cette pression : on l'aspire alors au moyen de la seringue. Il importe, avant de procéder à cette manipulation, de débarrasser le vagin de tout le mucus qu'il peut contenir, afin que la seringue ne puisse en recueillir une portion qui viendrait se mêler à celui du col, et nuire, par conséquent, à la précision de nos observations...

Pour recueillir le mucus sur un point plus élevé, vers la cavité utérine, nous devons enfoncer la seringue d'un pouce dans le canal cervical, et conduire l'opération avec autant de délicatesse que nous venons de le dire... il est bon que lé bout dé la seringue présente alors une forme bulbeuse : ce renflement, qui remplit l'orifice et le canal du col, empêche l'air d'entrer dans l'instrument, comme je l'ai vu arriver quand l'extrémité de la seringue était allongée et terminée en pointe.

Comme témoignage de la précision et de l'importance de cette méthode, M. Sims rapporte l'exemple suivant :

Une femme de trente-cinq ans avait eu un enfant de son premier mariage, mais n*en ayait point eu du second. Elle joignait à Tapparence d'une excellente santé, des menstrues régulières et normales. L*utérus était légèrement en antérersion. Elle n'avait pas de leucorrhée, à proprement parler; mais le mucus cervical semblait excéder un peu la quantité normale. Quelle pouvait être la cause de la stérilité qui Taffligeait pendant ces huit dernières années, et même pendant les quatre dernières année» de son premier mariage? Les questions à résoudre étaient celles-ci : La semence était-elle normale ? Les sécrétions du vagin et du col empoisonnaient-elles les spermatozoaires ? Ceux-ci entraient^ils dans le canal cervical ? — Une exploration fut faite une heure après le rapprochement sexuel : le mucus vaginal contenait en abondance des spermatozoaires vivants ; le mucus cervical en contenait également, mais ils étaient tous morts. Un second examen microscopique, fait seulement huit ou dix minutes après le coït, donna les mêmes résultats. L'emploi du papier réactif (papier bleu de tournesol) resta sans valeur et ne nous révéla rien ; le mucus du col n'était pas acide ; mais le microscope fit découvrir une grande abondance de pellicules provenant de l'épithelium, résultat d'une légère inflammation de quelque partie de la membrane cervicale. »

Nous devons nous borner à citer ces faits, n'ayant point à mentionner d'autres tentatives du noiême genre dont le but était d'injecter directement dans la cavité utérine la liqueur spermatique. Ces expériences intéressent plus le physiologiste que le médecin ; elles n'ont, au point de vue qui nous occupe, qu'une importance secondaire.

Pathologie. — Nous avons vu que les parois du vagin sécrétaient normalement : i<* un mucus transparent, peu visqueux, à réaction acide ; 2^ une matière d'apparence crémeuse qui n'est autre que ce

mucus chargé de ceUules ^pithéliales pavimenteuses ; ^^ un muco-pus, plus ou moins chargé de leucocytes ou de globules sanguins (menstruation, lochies).

Dès rinstant que le mucus vaginal devient jaune, crémeux, très-acide, que le nombre des leucocytes augmente, il s^ajoute aux éléments normaux un parasite bien' décrit par Donné *.

Le trichomonas vaginale a une forme ovale ou allongée ; une de ses extrémités porte un, quelquefois deux ou trois cils vibratiles de 30 (x à 60 p. de long, et à la base desquels on, trouve un ou plusieurs filaments assez courts. Le corps de Panimal est de dimensions assez variables : son plus grand diamètre varie entre 16 (x et 36 p.. Scanzoni compare ces animalcules à des cellules vibratiles. Leur mobilité, leur vivacité est très-grande, mais cesse dès que Ton vient à étendre d'eau le mucus vaginal. A ce parasite se trouvent toujours mêlés un grand nombre de vibrions et des filaments de lepto^ thrias.

Dans la leucorrhée dite vaginale, le liquide excrété renferme un trè&-grand nombre de cellules pavimenteuses du vagin mêlées à des globules de pus graniileux, des globules de graisse et des parasites (vibrions, leptothrix, trichomonas). Dans la blennorrhagie vaginale, ce mucus devient puriforme, fluide, jaunâtre ; il empèse le linge qu'il co lore en jaune verdâtre : son odeur est très-fétide, surtout quand le col utérin participe à Tinflamma-

i. Recherches micrateopiqueê iur la nature é» mucue. Paris»

3S0 MUQUEUSE DES ORGANES GÉMTAUX DE LA FEMME. tion, tandis que 1 odeur de la leucorrhée vaginale simple est plutdt une odeur de fermenlatioD

(Courty).

Fi^ IM. — EpUhelium viginal à cous lus degr«9 do d«TBlo|ipginDl duu la leucorrhée «pi(K«liilD ou viginale. GnM>. ttO d. (D'apitt T,l«r5o,ith.l

Au lieu de produire un écoulement leucorrhÊique plus ou moins abondant, la desquamation du vagin peut aboutir à l'expulsion de lambeaux pseudomembraneux analogues à ceux qui caractérisent la dytméitorrhée metnbraneuse. M. Farre ' a constaté, au microscope, que ces lambeaux pseudo-membraueui étaient composés exclusivement de cellules épithéliales, aplaties, larges, à noyau ; que, le plus souvent, ils reproduisaient la forme de la cavité vaginale et même celle de la portion vaginale de l'uiérus. Sous le nom de péri-vaginite pMegmoneuse dittéqitante, Marconnet* a décrit une inflammation sié-

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