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Comptes rendas de la Société de biologie, août

AVOBTEMENT, 36»

tement, mêlé de caillots, difTère peu du sang menstruel, n renferme beaucoup de mucus vaginal, ce qui parfois lui donnerait une réaction acide (Donné);

parfois aussi il est mélai^ au liquide amniotique ' ; mais ces caractères sont tout k ùit ioaufSsauts pour poser un diagnostic. L'œuf entier ou di-

visé et Tembrypn devront être recherchés, avec soin, au milieu des caillots éliminés. Ceux-ci devront eux-mêmes être étudiés avec précaution. Dans les six premières semaines de la gestation, Vœuf présente assez souvent Taspect d^une vésicule transparente, villeuse, c'est-à-dire qu'il a été énuclé de la caduque réfléchie et des points oti ses viUosités placentaires sont en contact direct avec la muqueuse utérine * : plus tard, Tœuf est expulsé, en entier, enveloppé par la caduque réfléchie, ou bien, s'il est énuclé de cette enveloppe, « on reconnaît le chorion qui présente sur une partie de son étendue des villosités libres et sur l'autre un renflement circulaire d'un gris blanchâtre parcouru par les divisions des vaisseaux ombilicaux qui tranchent par leur résistance avec le tissa friable qui les enveloppe. L'œuf est-il expulsé divisé, le placenta entier ou dilacéré entraîne avec lui des lambeaux de la caduque réfléchie. » Dans les premières semaines, la cavité de l'œuf ne renferme souvent que du liquide {œuf clair) et quelques débris floconneux ou un vestige de cordon ; d'autres fois le fœtus, plus où moins développé, intact ou macéré^ réduit de volume, plissé, décoloré, se reconnaîtra au milieu du liquide.

Il peut arriver que le sang épanché dans l'utérus pénètre non-seulement entre le chorion et la caduque réfléchie, mais encore dans la cavité de l'amnios. Subissant les modifications qui surviennent toutes les fois que le sang séjourne dans une cavité

1. Voy. Jacquemier, art. Àvortement 4u Dictiùnnaire encMclopé-' dique, t. VII, p. 55.

close (vdy p. 75), il présentera bientôt Taspect d'ttne masse charnue, amorphe, dans laquelle i) sera très« diffîcile de reconnaître le produit de la, conception (mâles charnus)» L'embryon a disparu et n'eiciste plus que sous forme de débris mélangés aux filaments des villosités ombilicales dégénérés, à du tissu spongieux hypertrophié, à des dépôts fibrineux condensés et disposés en couches membraneuses ou en noyaux plus ou moins volumineux. D^autres fois, à la place de Tceuf , seront expulsés des mâles hydor tiformes, dont les vésicules en grappe ont leur siège dans les villosités du placenta.

Enfin il est des cas où Tavortement se termine par Texfoliation de la caduque utérine qui, dès lors, présente Taspect et les caractères anatomiques des productions de la dysménorrhée membraneuse. Nous ne pouvons insister sur Texamen des membranes de Tœuf. Le. plus souvent, en effet, Texamen à Tœil nu devra être complété par des dissections et des coupes pratiquées sur les membranes préalablement durcies. Nous renverrons donc à ce que nous avons dit de la structure de la muqueuse utérine (voy. p. 368). Il sera toujours aisé d'ailleurs de distinguer ces produits de ceux qui proviennent de Texfoliation épithéliale du vagin (voy. p. 380) ou de certains caillots sanguins.

Parasites dbs organbs génitaux db la fbmmb.

— Les parasites des organes génitaux de la femme ont été Tobjet de nombreuses études, dont nous ré>sumerons les points principaux d'après le travail de M. Gasser*, en insistant seulement sur les parais ThôM de Parii, 1874, no IIS.

sites propres à ces organes et sur les particularités qu'y présentent ceux déjà décrits à propos d'autres suiîaces muqueuses.

Quand on soupçonne la présence de parasites chez une femme, il faut éviter l'introduction du spéculum, les injections et toutes les pratiques qui pourraient détacher ou détruire, par exemple, le champignon que l'on recherche. On écarte avec le pouce et l'index les grandes et les petites lèvres, et avec un verre de montre, tenu de la main droite, on recueille le mucus qui tapisse leur surface interne, ainsi que l'entrée du vagin. Si l'hymen existe encore, on se sert d'une curette qu'on introduit à plusieurs reprises dans le vagin. Ces précautions ont leur raison d'être, parce que les parasites végétaux des- organes génitaux de la femme ne forment jamais des couches aussi épaisses que celles qu'on observe sur les surfaces exposées à l'air; généralement même ils n'atteignent pas le développement de ceux qu'on rencontre dans la bouche. Quelquefois, on est obligé de faire un certain nombre de préparations avant que de découvrir quelques mycéliciums.

Nous avons déjà parlé du trichomonas vaginale (voy. p. 379).

Le leptothriœ {voy. p. 215) a été souvent rencontré dans la sécrétion vaginale, depuis que sa présence y a été signalée par Donné : il se montre tantôt sous la forme de filaments isolés, tantôt sous la forme de touffes ou de flocons, assez grands pour être visibles à l'œil nu (longs de 5 millimètres).

Le muguet est également fréquent : Trousseau aurait eu l'occasion de constater, sur un total de 80 jeunes pensionnaires, 11 cas de muguet coexistant

avec un gonflement inflammatoire des grandes lèvres. Cependant, d'après des recherches plus récentes et plus exactes, Voïdium alhicans se rencontrerait plus particulièrement chez les femmes grosses; d'après ses expériences d'inoculation, Haussmann arrive même à conclure que ce parasite ne pourrait pas se développer en dehors de la grossesse *.

En 1850, Gh. Robin a décrit, sous le nom de leptomitus uteri^ une algue trouvée sur les granulations du col utérin, provenant d'une malade opérée par Queneau de Mussy.

Signalons enfin ce fait, que Davaine rapporte un grand nombre d'observations d'oxyures trouvés dans les organes génitaux. Comme dans quelques observations, on a constaté, dans le mucus vaginal, aussi bien que dans le mucus utérin, des œufs d'oxyures, mêlés à un certain nombre d'embryons en voie de développement, on en pourrait peut-être conclure que les oxyures et d'autres vers intestinaux peuvent se développer dans les organes génitaux de la femme.

1. Hftusemann, Die parasiUn der weiblichen geschlechCs organe,

Les conduits galactophores sont tapissés par un épithélium formé de cellules cylindriques ; à mesure que Ton suit ces conduits de la superficie (mamelon) vers la profondeur (épaisseur de la glande], on voit ces cellules devenir polygonales, puis au niveau des culs de sac sécréteurs {acini) se transformer en un épithélium pavimenteux qui recouvre une membrane amorphe.

Les histologistes ne sont pas d'accord sur le mode de fonctionnement des culs de sac sécréteurs. Pour la plupart d'entre eux, lors do la sécrétion du lait, Tépithélium de ces culs de sac subit une hypertrophie remarquable et une destruction rapide, une fonte qui donne naissance au liquide lacté. Il se passerait là un phénomène identique à celui que nous avons décrit au niveau des culs de sac des glandes sébacées, c 11 y a là une sorte de bourgeonnement de cellules superposées, dans lesquelles se préparent successivement les matériaux du lait ; la caséine, le beurre, etc., sont successivement élaborés. Ensuite la paroi de la cellule lactée se dissoudrait dans un liquide alcalin, et le lait en résulterait. > (Cl. Bernard.) — Pour Ch. Robin, au contraire, les culs de sac de la mamelle, tapissés d'épithélium pendant la grossesse et tant que la sécré-

tîoD ait Dulls ou psu éneipque, pardrtinit rat dpitbélium dès qus la Bécrdtion est scUts : ca aanil donc dsas la ptroi propre du culs de sac qu'aursleat lieu les phénomèneB spéciaux de la sécrétion.

T u u qu dan d m rs m de la

la gesta g and mamma se nt un

liqu d nà re paqu séparan par repos,

eo

it dM globnlïi de Uil

oi deux couches, l'une (crivu) jaun&tre, très-richç en molécules graisseuses ; l'autre opaline, à reflète bleuAlres (sénim). Ce liquide, qui porte le nom de eolottrum [ûg. 107). persiste, sans modifications bien nettes, jusqu'à la fin de la fièvre de lait. Le seul dutogement que Ton y observe est la proportion

moindre de la crème. Examiné au microscope, le colostrum montre des globules de lait, des leucocytes, des flocons de mucosine et des corpuscules particuliers nommés globules de colostrum. Les globules de lait sont irréguliers, les uns très-volumineux, analogues à de larges gouttes de graisse, d'autres petits sous forme de corpuscules granuleux, quelques-uns {corps granuleux de Donné) arrondis, murif ormes, remplis de granulations graisseuses. On conçoit aisément que telle doit être la composition du colostrum, si Ton a égard à la genèse du produit que sécrètent les glandes mammaires. La graisse, en effet, d'après la première théorie que nous avons citée, naît à l'intérieur des cellules épithéliales qui tapissent les parois des acinis glandulaires, et celles-ci étant constituées par des amas de protoplasma sans enveloppe, peuvent se rencontrer dans le produit de sécrétion. Elles constituent alors les globules de colostrum ; les cellules qui se desquament plus tardivement sont infiltrées de trèspetits granules graisseux pressés les ims contre les autres ; elles sont brunâtres (corps granuleux) ; enfin un grand nombre se sont réduites en fragments plus ou moins petits : granulations mêlées à des gouttelettes graisseuses et globules analogues à ceux du lait.

Gh. Robin, au contraire, se rend compte de l'origine des globules du colostrum^ en les considérant coihme des globules blancs, des leucocytes dégénérés et transformés. Toutes les fois que les leucocytes ont séjourné longtemps immobiles, ils passent à l'état granuleux en devenant jusqu'à trois à quatre fois plus gros qu'à l'état normal de plus, ils englo-

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