‹ Manuel du microsope dans ses applications au diagnostic et à la clinique [electronic resource]Chapitre 107 sur 133 · Voy. Uubiii, Annales d'Iiydiène, t. V, p · texte numérisé non relu

Voy. Uubiii, Annales d'Iiydiène, t. V, p

provenant du vagin ou du col de l'utérus. De ces cellules épilhéliales, les premières sont ordinairement très-minces, très-aplaties, réunies par groupes, manquant de noyau ou présentant un noyau ovoïde. Celles qui proviennent du col utérin sont plus petites, plus épaisses, renfermant un noyau sphérique. Tous ces éléments sont mélangés à un grand nombre de molécules grisâtres et à quelques globules graisseux. Souvent on y trouve des résidus de la caduque et des fibres musculaires provenant de la couche interne de la matrice. Peu à peu, les globules sanguins diminuent; les leucocytes augmentent de nombre et deviennent de plus en plus granuleux. Ceux-ci, mêlés à quelques cellules d'épithélium pavimenteux réunies en lames plus ou moins grandes, à des granulations moléculaires et graisseuses, forment presque toute la masse du liquide qui s'écoule des organes génitaux de la femme [lochies Manches). Il est important de reconnaître, par l'analyse de l'écoulement locMal, la date approximative de l'écoulement. D'après Robin à la fin du premier jour, le liquide qui s'écoule par le vagin ne contient plus qu'un tiers environ de globules rouges. Les autres éléments sont des leucocytes en nombre un peu moindre que les hématies , qui sont isolés Ou agglutinés et des cellules épithéliales pavimenteuses, isolées ou imbriquées : les unes sont sphéroïdales, ou à peine polyédriques, réunies en groupes, rarement isolées; les autres, qui proviennent de la profondeur de l'épithélium vaginal, ont un noyau sphérique. A partir du

I. Voy. ;i oesujol ChaiUreiiil, llièse d'agrégation. Paris. 1s;-2.

LOCHIES.

deuxième jour, et surtout le troisième et quatrième jour, le nombre des leucocytes l'emporte notablement sur celui des hématies; on ne rencontre plus de globules rouges à partir du cinquième jour. En même temps que les globules sanguins, les cellules épitliéliales tendent à disparaître ; vers le cinquième jour, les lochies, de couleur rose sale [lochies séreuses) ne renferment que des leucocytes et quelques rares cellules épitliéliales (Scherer). Enfin, le dixième jour, les lochies blanches ou laiteuses sont riches en mucine et pourraient contenir (Wertheimer) des cellules étoilées ou fusiformes, des cristaux de cholestérine et, plus rarement, quelques trichomonas.

D'après Mayerhofer, les vibrions n'existent que rarement dans les sécrétions lochiales des accouchées bien portantes (quinze fois sur quarante-neuf); on les rencontre, au contraire, toujours au début d'affections puerpérales survenant pendant les suites de couches. Il existerait donc, d'après l'auteur, un rapport de cause à effet entre les affections puerpérales et la présence de ces vibrions (voyez pour cette question p. 71).

Les taches produites par les lochies ont été étudiées par Ch. Robin et par J. Gosse '. On les reconnaît à la présence de cellules épithéliales vibratiles, cylindriques, imbriquées; de plus, ces taches ne jaunissent pas par la chaleur ; le liquide de la macération ne se coagule pas. ne dépose pas de flocons ; la dissolution précipite abondamment par l'acide azotique : la portion jaunâtre est soluble dans la potasse.

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