‹ Manuel du microsope dans ses applications au diagnostic et à la clinique [electronic resource]Chapitre 11 sur 133 · SAN(; NORMAL · texte numérisé non relu

SAN(; NORMAL

chien, 9 pour l'élcpliaiU; seuls parmi les mammifères, les caméliens (cliameau et lama) possèdent dos i;lol)ules elliptiques mais toujours sans noyaux. Ceux des oiseaux sont elliptiques, en général 2 fois plus gros que ceux de l'homme (représentés par 15), biconvexes et avec un noyau généralement peu visible (fig. 11). Ceux des reptiles et dos amphibie;- (lig. 12) sont encore

Fift. 12. — Globules sanguins des reptiles et des amphibies.

plus elliptiques, plus volumineux (représentés par 20 chez la grenouille), plus bombés et avec un noyau granuleux très-visible. Enfin, ceux des poissons (fig. 13) présentent généralement les mômes caiactères, sauf quelques exceptions peu importantes à notre point de vue (cyclostomes) et peuvent atteindre des dimensions surprenantes. On conçoit de quelle importance est la connaissance de ces formes et de ces dimensions pour reconnaître l'origine d'un sang examiné; on doit au premier coup d'oeil distinguer avec le microscope le sang d'un mammifère d'avec celui d'un oiseau, d'un amphibie ou d'un poisson ; la com-

lil.OliUl.LS liOlJUKS.

paniisoii (les globules d'un sang humain pris connue type avee ceux d'un sang quelconque, pemietlra même, dans certaines conditions, de reconnaître si le sang provient de l'homme ou d'un animal domestique dont les globules sont d'ordinaire jjlus petits. Mais il inqiorte do ne point affirmer trop rapidement les résultats que donnerait la mensuration des globules. Nous

l'iy. \i, — GIoIhiIcs siingnins dus poisscms.

verrons, en ellel, ipie les globules sanguins de l'homme peuvent dans les conditions pathologiques singulièremi'ut varier de dimensions.

Lorsque les globules rouges du sang se déposent lilii'eiiienL d;ms lu sérum, ils se précipitent en se groupmil enlr(! eux, de liicon ;i, se réiuiir eii petites piles; ou p(!nl ubservei' cr. i)li(''u<)iiièHc dijus une goutte de sang placée enire deux kunes de verre

SANG NOKMAL.

avec une cerLaine quanliLé de sérum; laiitôL les piles (formées de iS à 10 disques) sont régulières (lig. 9; c, c), c'est-à-dire que les globules rouges se correspondent exactement par toute leur surface plaue [OU concave), tantôt elles sont imbriquées, c'est-àdire que les disques ne se superposent que par une moitié ou un tiers de leur surface, comme par exemple une pile de monnaie étalée sur une table.

Les piles voisines se juxtaposent et se croisent de façon à dessiner des réseaux irréguliers et anguleux. Cette disposition en piles se produit toujours dans le sang normal, mais paraît se faire avec plus de facilité dans les cas d'inflammation.

Nous étudierons plus loin les variations de dimensions que subissent les globules sanguins sous l'influence de diverses causes pathologiques.

Globules blancs. — Les globules blancs (iig. 14

Ki^. l-i. — (llobules IjlaiiLS ilii sany. — n, t>, c. t.loijulins et pelil~ gluhuk's hUiiics; (I. il, gros globules possfiUiiil iilusieurs noyaux c. c/les mOiiics, Iraitcs par l'aciilc acétiiiue. iKœIlikcr.)

sont des corpuscules sphériquQs dont le diamètre est de i plus considérable que celui des globules rouges (comme 9 est à 6) : examinés dans un véhicule neutre, ils présentcnl un aspect granuleux et un contour irr.'iiulier. une coloralion d'un blanc d'argeni

t-il.OBL'l.KS; BLANCS. 37

caracIcrisliquL'. Il osL impossible, dans ces condilions, de dislinguei' aucun auLre détail de leur siructurc; mais la simple adjoncLion d'eau gonfle ces éléments, rend leur contour lisse, et y fait apparaître un noyau, de forme irrégulière, parfois double ou multiple (lig. 11: d. d): l'adjonction d'acide acétique rend ces détails encore plus visibles, et parfois fait apparaître d'emblée deux ou trois noyaux dans un globule (iig. l 'i ; c) '. Sous l'influence du gonflement produit par l'eau, on observe des mouvements browniens dans les granulations intérieures des globules blancs : ces mouvements prouvent une altération cadavérique.

Nous ne paillerons pas des mouvements sarcodiques que nous étudierons en nous occupant du pus.

^ En général, les globules blancs du sang sont multinucléaires, mais on p<3ut trouver chez le même individu, bien portant du reste, à des intervalles de quelques heures, des mélanges en proportions variables de globules blancs unisson polynucléaires. Ces difl'érences paraissent tenir à l'intensité des phénomènes de nutrition et de prolifération de ces éléments : les globules blancs les plus jeunes n'auraient qu'un seul noyau, les plus avancés dans leur développement en auraient plusieurs. On a cru aussi pouvoir attribuer ces dillurenccs à la prédominance fonctionnelle de tel groupe d'organes for-

i. iJ'aprùs Uanvier, la présence <le deux noyaux ou d'un noyau «iranglô en deux parties indique que le gUdnile blauc (ou rollule lymphatique) est eu voie <le prolifOration : eu effet, les glolniles l.lanc; s.'

.MICIIOSCOPI.;. ±' KDlTiOV.

Page 1