‹ Manuel du microsope dans ses applications au diagnostic et à la clinique [electronic resource]Chapitre 12 sur 133 · SANO NOMMAI · texte numérisé non relu

SANO NOMMAI

malcurs de globules blancs : c'est ainsi que dans les diverses formes de la leucocylhémic on rencontre parfois des globules volumineux avec des noyaux mulliples; d'autres fois des globules plus petits avec un noyau simple relativement volumineux. Mais il n'est nullement prouvé, comme l'avait soutenu Virchow, que les globules blancs volumineux soient formés par la rate.

Enfin, les globules blancs peuvent se présenter aussi avec cîes dimensions très-petites, sous la forme de noyaux entourés d'une mince couche de granulations : celte forme est plus rare et d'une signification encore peu précise [globuliiis] .

Les globules blancs ne sont nullement caractéristiques du sang; nous les retrouverons dans presque tous les autres liquides, soit normaux, soit pathologiques, de l'économie; contentons-nous d'indiquer pour le moment que les globules du pus et les globules blancs du sang sont identiques.

Quantité relative des globules rouges et DES GLOBULES BLANCS. — Le nombre des globules rouges et celui des globules blancs contenus dans le sang sont dans une proportion assez constante, qui peut varier dans certaines limites encore physiologiques, et qui présente des variations bien plus accentuées dans certaines maladies.

Voyons pour le moment les rapports numériques de ces deux éléments à l'état physiologique.

Il n'est pas si facile qu'on pourrait le croire a priori de compter comparativement ces deux sortes de globules : il ne faut pas oublier que, dans le sang d'une saignée faite déjà depuis quelques inslant,^, les globules ' rouges et blancs ttîndent à s isoler, les

QL-AMITi': lilLLAÏlVK DILS GLOBULES. 30

premiers se précipitant, les seconds surnageant au contraire : le battage, qui empêche en même temps la coagulation de la fibrine, doit être employé dans ' ce cas. Mais il suffit, pour cet examen, d'une gouttelette de sang extraite par une fine piqûre de la pulpe d'un doigt; cependant, dans ce cas encore, il faut tenir compte de ce qu'il est nécessaire d'ajouter un véhicule neutre à la préparation pour diluer la masse des globules et en permettre le dénombrement : or. dans ces circonstances, il se produit dans la préparation des courants qui entraînent les globules rouges, tandis que les blancs, plus visqueux, restent au point où a été d'abord déposée la goutte de sang; on est donc exposé, si l'on se borne à examiner un seul endroit de la petite nappe étalée sous l'objectif, a tomber sur un point où les globules blancs ou bien seront en excès, ou bien seront très-rares; il est llicile d'éviter cet inconvénient en mélangeant la préparation avec l'aiguille et en procédant au dénombrement en plusieurs points très-divers, de façon a obtenir une moyenne dans laquelle disparaissent a peu près les causes d'erreur.

On compte les globules rouges et blancs sur une plaque dmsee en petits carrés de dimensions égales ; ou bien, le smi. étant tres-d.lue, on compte tous les éléments qui se trouveu't a un moment donné dans le champ du microscope.

On constatera ainsi que, chez l'adulte à l'état physiolo-iquo, on trouve en général seulement 1 globule blanc pour 350 ïo

xt.a tede In peau; mais il n'est pas le même pour tous le. "ouve que les vemes de la rate et du fo,e renlbrment un

SANi; NOr.MAI.

iioiiiljro rclnlivenient considérable de globules Ijlancs). Il n'eslims nécessaire de procéder toujours à une numération exacUi cl comparative d^s globules blancs et rouges contenus dans le champ du microscope : pour constater immédiatement si le nombre des globules est beaucoup au-dessus du ctiiilre normal, il suffit de compter ceux qui se présentent dans le champ du microscope aveu un grossissement donné et en comparant le résultai au tableau suivant doimé par Ranvicr : « Dans le sang normal, dit-il, avec les systèmes :

Objectif 7, oculaire 2, de Hiirlnnck;

fi, — I , de Yeriuk ;

- 3, - 1 , d ' Naelicl ;

'il y n en moyenne 3 ou -i globules blancs dans le champ du microscope. S'il s'en trouve dans une préparation un chili'ro Tiotablement plus élevé, 10 par exemple, on pourra en conclure, il première vue, que le nombre des globules blancs dans le sang est au-dessus de la normale. Cette méthode est bonne à plus forte raison, si le nombre des globules blancs est plus considérable, par exemple s'il y a un globule blanc sur deux ou trois globules rouges, comme il arrive quelquefois. « i Ranvier, op. cit., p. 212,)

On a conslaté que le nombre des globules blancs fliminue et tend vers son minimum sous rinfluence de V abstinence, de Vâge avancé du sujet (i pour lOUO) : il est plus considérable, au contraire, après ^ les repas, après im purgatif, pendant la grossesse., à la suite d'hémorrhagies, chez les enfants : mais toutes ces circonstances plus ou moins physiologiques ne font varier la quantité des globules blancs que dans .des proportions telles qu'ils restent toujours en nombre inférieur aux globules rouges. Nous verrons qu'il y a loin de là aux proportions toutes nouvelles qui caractérisent certains états palhologiques*(leucocylose), et qu'il est peu naturel d'appliquer aux cas présents le nom de leucocgtose physiologique.

CHA.M'L.VTIONS KLKMKNTAlKKS. il

^ Oalre les globules rouges et, blancs, le sang à Tetat physiologique peut encore présenter en suspension des éléments très-variables de dimension et de nombre : ce sont les (/lobules de graisse et les granulali ons élémentaires.

Globules de gratsse. - Ils viennent en grande partie du clijle, où ils sont versés en grande abondance pendant toute la durée de la digestion Parfois Ils sont en quantité si considérable, que le sérum prend une apparence laiteuse [sang blanc] ^-es globules graisseux se reconnaissent aisément à leur forme sphérique, leur coloration légèrement jaunâtre, leur grande réfringence et leur solubilité dans Téther.

Granulations élémentaires. - Les unes paraissent être des granulations fibrineuses : on ne saurait dire si elles existent dans le sang qui circule dans les vaisseaux, mais on les trouve toujours dans les préparations, quelque rapidité que Ton mette à faire 1 examen. Ces granulations sont anguleuses, et leur aspect les ferait prendre au premier abord pour des débris de globules blancs; mais comme l'eau ne les altère pas, comme l'iode les colore, ces réactions font adnaettre que ce sont là des granulations de nature fibrineuse (Ranvier). (Voy. plus loin les réactions de la librine.)

Les autres granulations, dites granulations pigmtn a,res, sont de petits corpuscules, comparables à des fragments de globules rouges très-rata inés- ces éléments sont très-peu abondants dans le san^ nor ;;;a : Us sont d'un rouge sombre, presque no rât

remarquables par leur résistance aux réactifs •' l'eau ajoutée en excès et l'acide acétique pi

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