Thi'se de Paris. 1874. no
388 MUgUiaiSK DES ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME.
siles propres à ces orL,^anes et sur les parlicularil(';s qu'y présentent ceux déjà décrits à propos d'autres surfaces muqueuses.
Quand on soupçonne la présence de parasites chez une femme, il faut éviter l'introduction du spéculum, les injections et toutes les pratiques qui pourraient détacher ou détruire, par exemple, le champignon que l'on recherche. On écarte avec le pouce et l'index les grandes et les petites lèvres, et avec un verre de montre, tenu de la main droite, on recueille le mucus qui tapisse leur surface interne, ainsi que l'entrée du vagin. Si l'hymen existe encore, on se sert d'une curette qu'on introduit à plusieurs reprises dans le vagin. Ces précautions ont leur raison d'être, parce que les parasites végétaux des organes génitaux de la femme ne forment jamais des couches aussi épaisses que celles qu'on observe sur les surfaces exposées à l'air ; généralement même ils n'atteignent pas le développement de ceux qu'on rencontre dans la bouche. Quelquefois, on est obligé de faire un certain nombre de préparations avant que de découvrir quelques mycéliciums.
Nous avons déjà parlé du trichomonas taginale [yoj. p. 379).
Le leptothrix (voy. p. 21b) a été souvent rencontre dans la sécrétion vaginale, depuis que sa présence y a été signalée par Donné : il se montre tantôt sous la forme de filaments isolés, tantôt sous la forme de touffes ou de Qocons, assez grands pour être visibles à l'œil nu (longs de b millimètres'.
Le mugtcet est également fréquent : Trousseau aurait eu l'occasion de constater, sur un total de 8U jeunes pensionnaires, 11 cas de muguet coexistant
PARASITES. ^89
avec un gonflement inflammatoire des grandes lèvres. Cependant, d'après des recherches plus récentes et plus exactes, Vo'idnm albicans se rencontrerait plus particulièrement chez les femmes grosses; d'après ses expériences d'inoculation, Haussmann arrive même à conclure que ce parasite ne pourrait pas se développer en dehors de la grossesse
En 1830, Ch. Robin a décrit, sous le nom de leptamit'iis uteri, une algue trouvée sur les granulations du col utérin, provenant d'une malade opérée par Gueneau de Mussy.
Signalons enfin ce fait, que Davaine rapporte un grand nombre d'observations d'oxyures trouvés dans les organes génitaux. Comme dans quelques observations, on a constaté, dans le mucus vaginal, aussi bien que dans le mucus utérin, des œufs d'oxyures, mêlés à un certain nombre d'embryons en voie de développement, on en pourrait peut-être conclure que les oxyures et d'autres vers intestinaux peuvent se développer dans les organes génitaux de la femme.
r Ilaiissmtinn, Die parnsilen dev weihlichen /jeschledil's organe